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Le Puy, imprimerie de Marchessou fils, boulevard Saint-Laurent, a3.
ROMAN DE THEBES
POBLIÉ D'APRÈS TOUS LES MANUSCRITS PAR
LÊOPOLD CONSTANS
MOPUMUR A LA PACULTi DBl LETTKES d'aIX
PARIS LIBRAIRIE DE FIRMIN DTDOT ET C
56, RUE JACOB, 56 M DCCC XC
"W-cis- NX;
LIBRARY OF THE LELAND STANFORD JR. UHIVERSIJY.
Publication proposée à la Société le ï3 novembre 1887, Approuvée par le Conseil, le 28 décembre 1887, sur le rapport d'une commission composée de MM. P. Meyer, G. Paris et Servois.
Commissaire responsable : M. G. Paris.
•%•
ROMAN DE THÈBES
PROLOGUE. — HISTOIRE D ŒDIPE
lO
ni sages est nel deit celer, Ainz por ço deit son sen monstrer, Que, quant serra del siècle alez.
En seit pues toz jorz remembrez.
Se daoz Homers et danz Platon (5)
Et Vergiles et Ciceron
Lor sapience celissant,
Ja ne fust d*eus parlé avant.
Por ço ne vueil mon sen taisir,
M a sapience retenir ; ( i o)
2 5 Mais;.jrx- d. p. c. ; By sens, C senx; A mostrer, BP moustrer, C montrer — ZP Car q. sera ; xA q. il est (BA iert) — 4 5 O en s. puis; xA Tos j. en soit, P Tous tans en s. ; X mais, A puis, P plus ; xy ram. — 5 Cy omers ; Sxy pla- tons — 6 Sx virgiles, P ouides ; A cicerons, S citherons, X quicerons, P chycherons ^^ 7 S celasant, P celisant ; A fuissent lor sens aie celant — S xA Ja nen f. mais, P Nen f. jamais — gC nen ; S voîl, x veul, y voel ; xy sens — lo B Mais s.
» I *
IOM4N' DI THtelS
Ainz me ddét a aconter
Chose digne de remembrer.
Or s'en voisent de tôt mestier,
Se ne sont clerc o chevalier, 1 5 Car aussi pueent escouter ( 1 5)
Corne li asnes al harper. ( i6)
Ne parlerai de peletiers,
Ne de vilains, ne de berchiers;
Mais de dous frères vos dirai, (3 1 )
20 Et lor geste raconterai.
Li uns ot non Ethiodès,
Et li autres Polinicès.
Edipodès les engendra (35)
En la reine Jocasta : 2 5 De sa mère les ot a tort,
Quant son père le rei ot mort.
Por le pechiè dont sont criiè.
Furent félon et esragiè : (40)
Thèbes destruistrent lor cité 3o Et degastérent lor regnè ;
1 1 A Mrt me; Sx A délite, P délit; S a conter, xy a rac. — 12 A Cou ke digne est, P Et cose d. ; x por ram., P a ratn., A a raconter — i3 5 Tout se taisent cil del mestier; X Or sen taisent de cest m. ; A sen aillent ;x ^^ ^^^^ mestiers — 14 A Se il nest clers, P Se c. ne nest \x ou chevaliers — 1 5 5 Ensement p., B Car ainsi p., P C. se il p. — 16 Sx a harper, A au h., P au caneir — ly-iS y développe en 14 v. (P en i6\, V. Appendice m — \% x bouchiers — 19 5 dirrai; C des; X f. parlerai ;^ De ij. f. v. voel mostrer (P conter) — ?o S gestes acounterai \y Et de 1. geste (P gestes) raconter — ai C ethyocles — 22 C pollynnices, il poUîniches — a3 S Edypo- des, B Roys edrapus, C R. eduppus, P Colitorpus — 25 C son père — 26 x Q. ot s. p. le r. m. — 27 A Por chou quil fu- rent en pechiet — 28 jr Félons (B Félon) f.; C enragie — 3o 5 Et en après tout le r., A Et gasterent lour yrete.
ROMAN DE THÊBES 3
Destruit en furent lor veisin, Et il ambedui en la fin.
Des dont frères ore a présent (45}
Ne parlerai plus iongement, 35 Car zna raiaon vueil comencier
D'un lor aiuel dont vueil traitier.
Lor aives ot non Laïus :
De Thèbes fu et rds et dus. (5o)
As deus ala por demander 40 Quai fin U voudront destiner.
Danz ApoUo li a mandé, (91)
Par un respons que a doné,
Que a présent engenderra
Un félon fil qui l'ocirra ; (94)
45 Et ainz que fust li anz passez,
Edipodés fu engendrez^
Qui pues l'ocist a son pechii,
Si corne il ert prophetizié.
3i P li V. — 33 5 Mes deux germains ; xA or {C ore) em (A en) pr. — 34 5 plius (orthogr, presque constante) ; x longue- ment — 36 xP Aleur ; B aiue, P vie, S aiol, C ayol, A aioel ; A Et de 1. a. V. ; 5 voil counter -^ 3y B Lors ; P aues, C ayeul, A aioeis; CSP layus — 38 5 fiist; x Qui f. de t. r., ii Ecd. t. f. r. — 39-40 j^ développe en 40 v. (P 38), V. Ap- pend, lu — .40 se Quel; B Que cil li voderont; C il li vou- dront; 5 lui; jr donner — 41*42^ Ses dtus li a respons done Apertement li a moustre (ce 2* v. a été oublié dans A) — 41 X Et. a.; B apolo, C appoUo; S lui — 42 JS .j. raisons ; x quil a — 43 5 a presenz, x ^ ^^^^ terme ; S engendera, A engeenra, P 'û engenra -— 44 SC filz ; S ocira, B occira, P odûrra ; P ajoute 4 v, V. Append, iv — 45-48 manquent dans il — 45 Jf Aincois que f. ; 5 qe li ans f. p.; P Ne fu mie li a. p. — ' 46 jr Si fu eduppus {B edippus), P Quant H enfes f. — 47 S oscit; xP par s. ; 5 pecchié (orthogr, à peu près conS" tante; cf. cependant v. 27) — 48 xP c. estoit; C prophecie.
4 ROMAN DB THÂBES
Li reis fu moût espoentez (95}
50 Por k respons qui fu donez; Ocirre comanda Tenfant
Tantost corne il vendrdt avant. (98)
La mère plore et crie et brait,
Ses poinz detort, ses cbeveus trait ; 55 Pasmee chiet sor son enfant
Et demeine dolor moût grant :
« Lasse, dolente, que ferai ?
« Dolerose, que devendrai ?
« Chaitive rien, por quei nasquis? 60 « Pécheresse, por quei vesquis?
« Homeclde cornent serrai
« De mon enfant que jo iK>rtai ?
« Petiz enfes, por quel fus nez ? (117)
« Por quei fus onques engendrez ? 65 « Por quai forfait et por quai tort,
« Petiz enfes, recevras mort ?
c Ja n'iés tu pas fiz de putain,
« Ne de moine, ne de nonain. (122)
« A ! douce rien, mar te portai, 70 « Mar te norri, mar t^aletai f
49 C le roi, B li roi; C espouentez, P espauentes —
5 1 S Oscire ; j^ E dist quil ocirra (P ochirra) — 52 A venra, P verra ; S Que il ne viue mais a. \jr aj. S y., puis donne les y, Sô-gOy puis 8 vers indépendants ^ dont les 2 derniers répètent les y. yS'ô. V. Append. in — 53-8 manquent àyetSg*6o à A — 53 £ crie pleure et, C pi. cr. et — 59-60 P Dolerouse por kel veis Et tu caitis por quoi nasquis (P place ces 2 y. après 64) — 59 jr riens — 61 -a manquent à jr et 63-4 à x — 61 5 Omicide, C Homicide; B ferai, C fere — 63>- Ahi biaux fix — 64 ii de père e. — 65 Sxy quel (ortkogr. conS' tantCf sauf indication contraire) — 67 5 Ja ne fus tu, A Ja nen es tu ; xA es ; ^ a p. — 68 j^ Ne a garchon {P garce) ne a vilain; y aj. 62 y. (P 60). V. Append. m — 69, 70, 71 5 mal — 69*70 manquent à y.
ROMAN DE THÈBES 5
« Et tis père mar f engendra, (189)
« Quant ocirre te comanda ! ( > 90)
« Blasmé serron tuit de ta mort, (i85)
« Tis père a dreit et jo a tort : (186)
« Il t'a ocirre comandé, (191)
« Cherisine[s] fiz, estre mon gré. (192)
« Vers les deus vueut eschaucirer ( 1 9 3)
« Et lor respons a faus prover, (194)
« Mais il sont veir, si com je cuit : 80 « Issi iert il corne il ont dit. »
Sor son fil demeine Ital plor La re!ne et ital dolor : Ne la pueent home escouter, Del duel qu'il li oent mener.
85 Li reis fu moût espoentez : (io3)
Treis de ses sers a apelez ; Pramis lor a or et argent
71-3 m. à P; ils sonty dans A, avant 85 — 71 A Cest tes père k{ tengenra — 72 jt Qui o., A Kl a tuer ; 5 oscire (de mime y. 75 et le plus souvent) — 7^'4X ^° requerra je cuit (P croi) ta mort A ta mère (PTe m. mais) chou ert a tort, puis 2 V. spéciaux. V. App, m — j3x filz de — 74 B Ses pè- res, C ton père ; 5 ad d. et ie ai t. — 75 ^ A ocirre ta c. — 76 Sx filz (orthogr, constante^ au suj. sing. et au rég, plur.) ; X Biax très chiers (B chier) f., A B. sire fius ; P B. t. dous o. (V, faux); BP outre m. g. — 77-80 manquent àP ; 79-80 m. à Â, qui met à la place les v, 101-2 — 77 B vot — 78 i4 trestous fauser — 79 B ert voirs, C est voir — 80 S ert ; jr Ainsi sera comme — 81-2 manquent à y — 81 5 Sur, x Desor s. f. meine; 5 ticl, x tel — 82 S tiel ; jr tel — 83-4 ^' à xy; cf, cependant 201-4 de A (P) — 83 Ms, poeit homme — 84 Ms. lui — 85 S Ffu molt li reis e., y Quant li rois sot que il fu nés — 86-90 sont déplacés dans y; 85 est modifié (V, la note au v. 32) — 87 jr Promis; P Promet leur ml't or.
6 ROMAN DB THÈBSS
Et comancK piiTcement
Son iil tougent a sa moilUer, 90 Si li augcnt k chief treochier. (108)
Or s*en tornent cil o Penfaot, (197)
La reine remesc plonnt : (198
Sa chiére hêtj ses pcinz deioct
Et depreie les deas por mort. 95 Quant ot assez plaint et ploré,
Son cors debatii et lassé,
Amenuisié sont si sospir
Et se comença a dormir.
La mère est lasse, si s^endort, 100 Et sis fiz vait receivre mort.
Mais or verron qai porra plus, (195)
O ApoUo o Lalus : (196)
Se li enfes est decoler.
Donc est li deas a faus proTez ; io5 S^il eschape des mains as treis, Poor en puet aveir li reis.
88 X Commande leur p. ; jr Mais ke il tost (P ml't V) p* -* 89 se filz, 5 tolgent^ x toillent ; jr Prengent le fil de sa; jt a la — 90 :r aillent,^ voisent — 915 Ore \y Ql sen ; A keureat ; y atout lenf. ; S eue {orthographe ordinaire^ très rarement ou) — 92 5 Et sa mère; P r. criant; S remyst (cf. 362) — 93-100^ diffère complètement. V, App. ni, v. 199-206 — 96 X Batu s. c. et alasse — 97 5 Amenusie s. li s. — 98 jt Puis si c. — 100 C son f. — 1-2 m. à P et sont placés dans A après 78 — 2 B apolo, C appolo, A Apolios — 3-6 man^ quentày — ^x Dont — 5 B a t. — 6Bpaour; S aj. 2 v. F. App. I (Nous ne renverrons plus^ sans nécessité absolue, aux Appendices 1, 11^ m, iv, v, qui renferment respective» ment les vers spéciaux à S^à BC (ou BCAP, BCA^ BCP)^ à APy à A et à P),
%«w^
ItOMAff DE THÊBBS 7
' Quant furent Ibign de la cité,
En un grtfnt guant e» K)Bt entré ;
Descoverc ont le fil le rei 1 10 D^un sidone qail et sor sei.
Cil fu peciz : ne aat ta Mrt,
Ne ne s'aperçut de M mort.
Ses mains tendié et si lor rist, (aaS)
Corne a sa norrice felst. 1 1 5 Empor le ris qfa*il a geté,
Commeû sont de frieié, (228)
Et dient toit : « PedaM feron, (aSi)
c Quant il nos rit, se l'ociOfi. » (232)
Andous les pîer H ont fendu, (ayS)
1 20 A un haut chaîsne l'om pendu : (276)
Por çol firent net dévorassent
Ors ne lëon, ne nel maniassent.
Or s'en tornent li serf ttf it trei, » (277)
Pendant laissent le fil le rel 125 Dient al rei : < SeUrs seiez,
« Dès ore mais vos esjoiez : (280)
107-12 y déyeloppe en 14 y. «^ 7 jr Cil sont ja 1. — 8 B en .i* gaut, C enmi .). g. — 9 B lor roi. — 10 5 sidonie, je sydotae ; jt o soi — 1 1 B le s. — 13 5 apar^ eut — i^ XX Tendi s. {P les) m. — 14 jr fesist — . i5 5 Esc por le reis, jr Et p. ; j^ Li uns a lautre resgarde (P re- garde)-— 16 5B pitié (v. trop eoun)^ CP de grant pite;^ a/, a y. — 17 il Font il ml't grant p. f., P M. g. p. font il feronmes — i8Sselo.v>*Se nous cest enfant ocions {P octtiommes) ; B oeioas;^ ajoute 4s r. — 19 5 Par les d. p. lont porfendu — 20 Jf Puis lont a. i. ch. p. ; A Et a .j. caisne ; SC chesne, B chenne — 21-2 m. à y; x Pour ice lont pendu lassus Que bestes nel meniassent ius— 21 5 cel — 22 S leoas — 23 jr Plorant sen tomerent tôt .iti. — 24 P P. remest lifiex; 5C fila — 25 5 Ai r. s. d. estes; C seur — > 26 5 Jamais vostrefilx ne verrez; xA l>ts or m. v. esîots
8 ItOMAN DB THiBBS
« Se VOS poes des vis guarder» c Ne vos estuet les morz doter, m Cil ont le rei assettré, 1 3o Mais tral l'ont et engané ;
Car li enfes qui en haut pent
Après avra socorement. (386)
Par icel bois vait chevauchant,
Com fortune le vait menanti ^ i35 Li reis de Phoche la cité
Qui a Tenfant pendant trové;
Despendu ont le fil le rei» (335]
Danz Polibus l'en porte o sei ;
Norrir le fait, si Ta tant chier, 140 Com se Teûst de sa moillier. (338)
Et quant li enfes ot quinze anz» (345)
Genz ert et proz, sages et granz. (346)
Li reis le queut en tal chierté» (369)
127 y Se d. V. v. p. g. — 28 jr Les {C Des) m. n. v. e. d.; P le mort — 29 jt Bien o. leur r. ; A Cist o. — 3o Sengine, X mai mené --* 32 5 socourement; xy A. secours prochai- nement -^ 33*6 y développe en 44 v. (P 42) — 33-4 ^' à
5 — 34 JT Si com (B comme) f. vet m. — 35-6 S Qar H reis dorces la citée Esteiten la forest entre, puis 16 y. spéciaux — 35 B des; x phoces (c/. v. 175) — 37 5 Et il si fist le; S ot; se fils (ortkogr. constante dans Sx); P lenfant le r.; B lor t. y A au r. — 38 P Et p. ; SP polipus; S enporte oue s. — 39ii la f. ; 5 le fist si le tint c. — 40jr^Com sil; yaj,
6 V, et S 4 — 41 X Edyppus q. il ot, A Q. il avoit entor, P Q. il ot bien passe •— 42 jt Preuz fu et g., P Dont fîi ml't biaus ; A Ml't estoit b. et apparans ; ^ o/oiirtf 22 vers {P 20) -^ 43 xy le tint ; A en grant cierte — Entre -^43 et "44 x inter- cale 2 V. : Com sil fust ses fils de verte Ml't la débonnaire trouue, et les 2 suivants après "44 : Ne croit nul mal que on len [B len en) die Car tuit li autre en ont {B orent) envie.
ROMAN DB THiBES 9
Son dru en fait et son privé; (370)
14S Et por iço qu'il Pot tant chier,
Si 1 adoba a chevalier.
Envie en ont si compaignon , fSj i )
Sil laidissent de lor raison ;
Plus de cent feiz Pont apelé 1 5o Fil a putain, bastart geté :
« En grant baudece estes montes,
« Si ne savez dont estes nez ;
« Mais la pute le vos dira,
c Que al chaisne vos encroa. » (378)
1 55 Li dameiseans fu moût marriz (38 r)
Des blastenges et des laiz dis ;
A Apollo en vait parler,
Cui fiz il est vueut demander; (384)
A Apollo en vait tôt dreit 160 Demander qui sis père esteit.
Li deus li dist : 4 Por queil savras ? (429)
« CsLT ja ton vuel nel conoistras.
c Taus jorz serra, por veir te dt,
144 SA fist; S Qcn f. s. d. — 45-6 m. à y. Cf.y^ v. 35 3y à l'App. m — 45 jr Li rois pour ce que tant la c. — 46 x Adoube la; 5 a ensuite 10 v, interpolés •— 48 x Afol le tiennent et gaingnon; y Sel laidesgent ~ 5o xA b. proue; X ajnSv. — bi y baudor, x orgoil — 5a 5 la putaine la v. — 54 5 qal chesne; xy Qui au; S encroia, A encrua, P enuoia; y aj. 2 ¥. -^ 55 S dameisiais — - 36 5 De blasten- giez et de laidiz; B lais dis, C lez diz, y laidis ; S aj. 4 verSf X 6 différents — 57 5 A manque; B apolo, C appoio,^ apo- lin; P sen va, A ira -^ 58 5 Qi, C Qui ; P Quels fieus; x il ert vet; P va ; après ce vers, x en ajoute 28^ P 40 et A 44 — 59-60 m. à xy -^ 61 5 pur quel;^ Et dist la vois quant tea (P en) iras — 6% y Celui ke quiers enconterras -^ 63-8 X fifaque 4 v. tout différents (V* App. iif v. 2o3^€)'^6Zy Mais teus {P tes) )ors ert (P nert) ; P p. quoi.
I O ROMAlf DB THiUS
c Que tu diras : « Por qoei yai Ti? » i65 € Et d'une chose taz fiz seies,
c Que ja ton vud nel conotstreies.
c Por unt, se tu vws Thèbes irss, (435)
c De ton père nneTei oms* »
Cil est del leoiple corne ak» pot, 170 Ne del respons cure aeil ot;
Car dît li a par covertorcy
Por {0 si n^a dd respSM ctne : (440)
Dreit a Thèbes sa veio aqoeuf ,
Por son père, que Tedr ymmt.
S75 Bien près de la cité ée PiRMibe,
En un grant ptaia, lex ttut foche, Aveit un tempte bel et gent ; (445)
Et si vos di, raoif escient^ Le jor 1 ot grant aftaèe
1 80 De plusors gens de la contrée ; Car une feste cekbroefit D'un de lov dens que coutffoent. (450)
164 5 pur quel vi, A si mar le vi — 65 P bien fis ; 5 fies — 66 A Quaéont, P Adont tien t. ; il le e. — 67 j^ Et neqne* dent sttv y, — 66 5 noues, jr nouuele — 69 5 eisf , ^ ist ; S poet ; X Cil ten fissi aincoîis quU pot ; A alatns quîl p., P ancois ki peut -^ yo S responce; x^ Mais du r. nentendi mot (P preu) ^ 71 5 C. lui ad dit, ACd, h fa, P Que d. li ot — 72 S responce ; x Tel {B Cel) r. de quoi cil not cure, y Du respondre nef pas grant c. — 73 5 aquîlt, B aquet, j^ aquelt « *- 74 S velt, B Tcult, Cx veut— yS S forche, B forches, C fonchês, P foche \ Ac. aprocfae -* 76 C Ot uns grans plains ; X 1. unes roches, P vers .1. roche — 77 A Et roit — 78 xP Et âachîez'blen, i4 Et se sachies; xA a e., P mien entient — 79 y Cel tor ; xjr assemblée --^ 80 5 plosors, y pluisors, C plui- seufs; B de ttA't dediuerses contrées -^ 182 P kîl ; 5i^ cui- tiuoient;jiri4 quilaOroient
tÙMà» DE THÈftBS I J
Assez î ot coittcs et êiàtt
Venuz i ert d«nz L«f!ta^; 1 83 Et d'autre getil tstit i âveit
Nus bon le tiomlnrc n'en sarvdU :
Jeus i faisetent gcnat et bcM»* (455)
La vint errant li ddmeiséflos ;
Talent )i ptkt d*i)tMe escef, 190 Les joeors viieut eiiguardcr. '
Que vo« dlreie longe chose ?
N'aveh iluec etié gréiti pobe, (460)
Quant des feut sorat une mefeke,
Par Tenchelson d'une plomee, 1 95 Que dui dMael ihiec g^foem,
Et del jeter itiovf sa penoettt.
A tant montèrent les tenions, (465)
Par Taramio dea brîeona,
Que s'en^ meriérent U tetgfnory 200 Dont granr damages fu la jor.
Hdmea i otamBz manmie,
Danz Lates i fu odf : (470)
La teste i ot le jor coupée,
i83-6 m. a 5 — 83 Ml't i auoît princes et d« ^ 84 xA rois layus -* 85 C Et dautres geoa — 87 jr de ml't biaux •^ 88 :r La est Tenu» li iouuenciaux; 5 liu d. ^ 89 5 lui prent — 90 jt Des geu^ (B Les gaas) veoir et e., ^ L. j. a e. -* 92 JT Ni auoit pas e., P Ni a. mie e. _ 93 C Que es, B Quant as; y Quant au giu ; S seurst, xP sort; x melleei y merlee — 94 «^ Par la raison, y Por la tencon — 9S :r Que li; B el bec g. ; P tenoient «* 96 B Et de, Cy Qui de ; A iuer; xP se prisoient — 97 jr li t. — 98 5 lenuaie, x la folie, A le rencure ; S des barons — 99 5 Si se ati. ; B niel- lèrent, C merlerent — 200 C grant domage ; A grans da- mage auint, P g. damages vint; Sa;'. 12 p, ^ i 5 A. i ot h* ; C a. ocis -- 2 xA Rois 1. — 3 5 Le i. ot la t. colpe.
1 2 ROMAN DB THÉBBS
Et ne (u par autrui cspee 3o5 Que par î'espee de son fil.
Qui pues en jut en grant eissil.
Li reis de Thàbes quant fu morz, (475)
Ço fu damages gians et fors.
Joste le temple, les un arbre, 3 10 L^ont mis en un sarqueu de marbre.
Moût démenèrent grant dolor
Cil de Thèbes por lor setgnor. (480)
Quant orent mis le cors en terre,
Chascuns s*en vait sens port de guerre; 3 1 5 La geni le rei dolent s'en Tont,
Por lor seignor que perdu ont.
Quant la reine ot la novde (485)
De son seignor, ne li fu bêle;
Moût fu dolente et corroçose : 330 <r Lasse », dist ele, « dolorose !
« Or sué je veve senx seignor»
c Or n^ai enfant qui guart m*onor : (490)
« Se bataille me sort o guerre,
304 S Non mie par, xP Si {P Et) ne fu pas, A Et si ne fu ; 5 autrie espie, x dautrui e., y par autre e.^5 A Fors p., P Mais de — 6 Sxy puis; A en vint, P en fu ; S aj. 6 v. — 7 es mort — 8 C donmage grant; CS et fort; A Li dels en fu et grans et fors — • 9 xA soz .). — 10 5 sarcu, B sarqueily C sarqueul, y sarqu — 11-2 m. a 5— i3 P Et q. fù m. li rois e. t., x Et q. il ont fet le seruise, A Et q. li r. fu enteres -^ 14 P y. en son repère, x v. a sa deuise ; A^C. sen est diloec tornes — i5 xy Cil de thebes d. — 18 S Poet saueir ^ 19-20 S développe en 4 v, : Ainz se dé- mente molt forment Piore et sospire tendrement Lasse do- lente qe ferrai De mon seignor qe perdu ai — 20 j^ fait e. — 21-22 m. 4 P — 21 A Des or s. v. de s. — 22 jr Si nai, A Ne nai; S Or nai ie mais — 23-24 fn. à A — 23 C Se be- soingne ; B Se besoig me sordoit.
ROMAN DB THteSS 1 2
« Ne porrai pas tenir ma terre. »
235 Edtpus pas ne s'asseûre : (Sog)
Vers Thèbes vait grant «lettre, Et dist que ja ne finera Jusque son père troTera. Dejoste Thèbes, en un mont 33o Haut et naïf et bien roont,
Ert uns deaUes herbergtee, (5 1 5)
Qui moût ert fel et esragiez : Spin Papeloent el pais,
Maint gentil home aveit ocis. (5 1 8)
235 Une devinaiUe aveit fait, (52 1)
Qu^on nedevinot por nvl plaît; Et neporuec bien otreiot Que, se nus hon la devinot, De lui preist lors la venjance, (525)
240 Le chief perdist senz demorance ; S'il ne la puet deviner mie.
224 P Narai enfant ki gart me t.; y aj. 18 v. — 2$ 5 Edypus, X Edyppus, jr Edippus — 26 5 A t.; j^ va — 27 B Ce d. ; X que pas ne ; 5 D. qe iamats — 28 x Tresque, A Tant que, P Deske -* 3o A Grant et antatn, P Et grant et noir \jr et tôt r. — 3i C Siert, B Gest ; P Estoit .i. diaules, A l ert .i. mostres ; S herbergeiez— 3a A e. lais; y et resoin- giiies,xetenragiez^33^Pin, C Pyn «- 345 Qui m. franc h.; A aj. 2 v. — 35^ .L deuinail auoit tel f.,x Unne question leur disoit ^ 36 5 Qe home (avec un sigle sur To, ùriho* graphe ordinaire du cas sujet) ; A Nel deuinaissent, P Nel deuinast hom ; x Que nus deuiner ne pooit (B porroit) — 37 X Et nepourquant, y Et nequedent ; P sotrioit — 38 5 nuls, B uns — 39 jt Que d. 1. p. 1. v.; A presist bien, P p. on — 40 il presist— 41-42 jr Et qui d. nel porroit Cer- tains f. que le chief perdroit -* 41 jr Et qui nel (P Qui ne la) deuineroit m.
J4 ROMAN DB THÈBtS
SeOrs leit de perdre Uvie :
Lors li trenchot la soe teste^
Si le manjot corne autre be$te. (53o)
245 Joste le mont ert li chemins,
La ou esteit herbergiez Spins ; (532)
Cil del pals tant le dotoent (535)
Que par iluec passer n^osoent.
Li dameiseaua mot n*en saveit : aSo Par iluec vint errant tôt dreit ;
Et quant le vit de loign li monstre,
Jus de la roche vint encontre. (540)
Cil le vit grant» corstt et fort,
Idonc ot il poor de mort; 25 5 Poor ot grant, mais neiK>ruec,
Vousist o non, estut iluac.
Premièrement TaparlaSpins : (545)
c Amis, s fait il, c cist miens chemins
c A ital lei com te dirai : 260 ff Se tu nel ses, jol t^aprendrai.
« Tuit cil qui vienent et qui vont
« Par cest chemin, delez cest mont, (55o)
« Une devinaille ont de mel,
24a A S. fttst; P Fis f. de p. lues la v. ^ 43-48 m. 45 — 43^ Loes li — 44 il Puis le — 45 y Au piet du m. ; P li mescias — > 46 jr pyns, y pins \y aj\ s y. — 49 ^ Mais Edyp- pus; S pas nel s. -^ 5o A passant t. d. — 5f P Et com; xP il V., 5 li V. ; AC venir, P illuec ; xP le m. — Ss x De la r. venir e. — 53 jr Grant et hideus et fier et f. ; ^ hi- deus et f. — 54C Adont ot grant p.; B Lors otg. p. de sa m. ;^ Adonques ot <- 55 jr ne pot ec, P non poroec, A par illoec — 56 il passer lestuet -* 57 5 Tôt primerain ; C laregaa, jB laraina; Cy pins -* 58 x Vassal, j^ Frère; y cis, B cil -- 59 P Si a tel 1., jr A tel 1. c. ie te — 60 5 je le, xy iel •— 61 S Cil qi ci v. ; A q. mainent — 62 y da- les, X iouste — 63 jr^^ Un deuinaiii oient (y oent;.
(
ROMAN DS THàBKS i 5
« SI vueil que saches par quai lei : 265 < Cil qui deviner ne la puet,
« Senz raençon morir l'estuet ;
« Et se nus a tant de veîsdie (555)
tf Que la devinaîJle me die,
« Tôt ensement face de mai : 370 ce Le chief me touge, bien Totrei. >
Edipus fu corteis et prox :
« Amis, Il fait il, « quant vùm a toz (56o)
« Del devinai! faites tal leî,
« Ne vueil que ja tretpast par mei : (562)
275 « Pues que a tant venux en sué, (565)
« Li quaus que seit roorra ancué. (566)
a Mais or dites, et jo Torrai ; (563)
« Et pues après jo respondrai. (564)
— Amis, M fait il, « ore entent (rien (567)
280 « La devinaille et la retien.
« D^une beste ai oï parler :
« Quant primes vueut par terre aler, (570)
« A quatre piez vait come uns ors;
«64 S Bien est, il Or v. ; A saces; P satces, S sacheîs p. quele — 65 j^ adeuiner; irP ne le p. ; 4 nel p. — 66 S Is* nelpas — 67 5 Sil ad t. de grant v. ; B voisie, C voidie — 368 A ladeuiaail, x la question; xA bien m. d. ; P Que bien ladeuint kel m. d. — 69-70 m. A 5 -^ 70 P Le c. en pren- ge; xA toille — 71 5 fu sages, A f. vatUans — 72 A Sire, P Frère; S vers t. — 73 B Le d., C De d., j^ Du d. ; 5 El deuiner auez — 74 5 Ne quier qe ia ch^ete; x a m.,x por m. — 75*6 m. à jtr ; Ut sont piaeés, dam Sjr^ après le p. 278
— ^^ Sy Puis ; S soi, y sui — 76 5 en qoi, y ancui — 77 X Mes d. tost, ^ Or d. dont — 78 Sx puis; x a. de- uinnerat;^ Dirai le vous se iou le sai ^ j^y Frère f. il, jr Ce li dist pins (B spins) ; y eaten — 80 j^ Le deuinail, X Dirai le dont ; 5 et si r., x si la r., ii si le r., P et sel r.
— 81 5 as o. ^ 82 JT Q. p, doit — 8>S c. ors, A c. .i. hors , X longuement.
]6 ROMAN DB THten
« Et pues revient aaex ttut jore 385 « Que del quart pié neo a il cure,
«r O les treis Tait grant aleflre ;
« Et quant graindre vertus li vient^
« A dous piez vait et bien se tient ; ($76)
« Et pues li ront mestier li tret, (58 r)
290 « Et pues li quatre. Amis, di mei
« Se tu onques vels tal beste ;
« Se tu nel ses, perdras la teste. •
Edipus fu de pûrfont sens, (585)
A sei meisme ot son porpens; 395 II li respont corne afaitiex :
c Va, fous, » fait il, c tôt iés jugiez ;
« Ore me lai parler a tei.
« Cist devinauz fu fais por mei : (590)
« Quant fui petiz et j'aletoe, 3oo « A quatre piez par terre aloe;
« Et quant ço fu que dous anz oi.
384 y Mais p. ; Sxjr puis (orthogr. constante dans xy) ; A r. aptes; 5 tiel, A tels, P tes; jr Et p. a trois tant seule- ment — 85-6 x développé en 4 y., ifoftf le /«^ esi le y, 286 et le 4^ le y. 285; voici le %• et le 3* : Quant ses aages li meure Ce li demande sa nature — 85 B del tiers ; x nait ia puis cuire (B cure)« A nen a mais c, -> 86 5 Oue les deux; A Ains ya a t., P Car t. va — 87-8 m. 4 5 — 87 jr Mes q. sa grant vertu — 88 P As .ij. ; ii a/. 4 y. — 90 5 ami — 91 P tu V. o. — 93 P Se ne le s. ^ 93 ;r E. oT la nouuele (B merueille) — 94 5 sei mesmes; P En s. m. prist p.; x Par son (B soi) meïsmes se conseille — 95 ;r Si li ; ^ He faus fait il (P He f. il fel) com es (P ies) iugîes (cf. 3io) — 96 5 fol ; JT Tu meismes ten es i., ^ Par toi est mains (P niert mais) hom engingnies; S tout es — 97 jt Or si me les, P Or me lais dont, A Or me relais — 98 ^ Cis d., S Li deui- nals; il de m. ; jr Ceste question est p. m. — 99 P Com f. ; S qialaitoe (avec un sigle sur le q)^ et ialetai — • 3oo y Sour .iiij. p. a t. alai — 1 xP ce vint.
ROMAN DE THÉBES IJ
«t Qu'un petit sostenir me poi,
« Un bastoncel me bailiot l'on, (SgS)
a Dont aloe par la maison ; 3o5 « Al bastoncel bien me teneie :
« Ço ert li tierz piez que aveie.
a Et quant me vint graindre vertuz
« Et jo fui auques parcreUz, (600)
< Que sor mes piez me poi dreciisr, 3 10 « De sozpoial n'oi pues mestier.
« Un bastoncel, quant serrai vieuz,
a Me coviendra por aler mieuz;
t Et pues, quant jo serrai fronciz (6o5)
€ Et de vieilléce afebleîz, 3x5 c Se donques vueil aler par terre,
c Dous bastonceaus m^estovra querre;
c A dous bastons par terre irai :
c Ce sont li quatre pié qu'avrai. (610)
3o2 X Que plus esuertuer, y Et que iou mius (P Et .i. poi plus) aidier — 3^ me donoit on ; x Si me bailla len .1. baston _ 4 ii D. ialoie, P Sen a. ; S Oue ql (avec un sigle) a.; x A (B on) quoi ialoie p. m. — 5 x O le baston — 6 x Cest ; C le t . pie; A Cou erent .iij. piet» PCe sont H .iij. p.; x que ie a.; A iauoie — 7 J^ plus granz ▼. ; 5 Et q. iauoie graignor vertu — 8 S parcreu, A mix creus ^ 9 il sor .ii.p. ; S Desqe me poeie sur p. drescier ^ 9-iox développe en 4v. : Noi puis de bas- ton nul m. [cf. 3io) Carlores me poi miex aidier Et sor mes .ij. piez soustenir Et bien aler et bien venir — 10 5 De souz poail nauo pas m., P De bastoncel noc mais m. — 11 X Le baston q. ie s. y-; y q. ère viz, S pur aler mielz — la ii Me coouenra, P Mestouera, x Me restouvra; S quant serrai vielz ^ i3 5 puis (ainsi écrite sauf indication contraire) ; x Etq. s. bien enuielliz;^ Et q. par iere décré- pis (P destre pis) — 14 5 afiebleis, x touz flestriz (B retris), X defenis — 1 5 x Se lores, P Se do nkes, A sadonques ; Sx voil — 16 5 mestouera, y mesteura; x .il. bastons me con- uiendra q. — 17 A As .i). b. ; 5 pa t. ; ^ me soustenrai — 18 5 Ceo serront q. ; C piez.
20 ROMAN DE THÈBES
Assez i ot mes et deintiez. (652)
Edipus fu proz et corteis, (655)
36o Lez la reine sist al deis ;
Et quant del soper levé sont,
Li plusor as ostaus en vont.
Jocaste esguarde le danzel,
Corteis le vit et sage et bel ; (66o)
365 Bien semble home de grant parage, (662)
Moût li plaist bien en son corage : (66 1 )
« Amis, B fait ele, « dites mei, (669)
<( Jo vos conjur par vostre fei,
« Si as jous fustes Tautre jor, 370 K Ou Ton ocist le mien seignor ;
tf Se saveie par qui fu morz,
< Ço me serreit moût granz conforz« l^ji)
— Dame, » fait il, « conjuré m*as.
a Saches ne t^en mentirai pas : 375 « As jous fui jo et a la feste,
€ Ou tis sire perdié la teste.
« Se demandes le non celui
a Par cui fu morz, bien le conui ;
c Mais se tu vueus le non saveir,
358 X daintiez, y dainties; y aj, 2 v^ -^ Sgy Car mPt fu (P iert) sages etc. — 61 y Et q. ce fii (P vint) ke soupe ont
— 6a C sen v. ; y Tout li pluisor as o. v. *— 63 jr J. sist lez le — 64 JT et gent et, A et asses — - 65-6, intervertis dans y ^ m, à S — 65 j^ Car b. sanloit de haut p. — 66 y Forment len aime; P aj\ 12 v. et^à la suite y 6 v. communs à AP — 67 y Frère ; x dit e. — 68 :r v. loi — 69 j^ Sa cel iu (A cri)
— 370^ Ou on; 5 Ou ie perdi; xP aj. 2 v. — 71-2 m* à S
— 71 ;r conment f. ; P est m. ; C mort — 72 C grant confort
— 73 ii dist il ; fait manque à S — j^y Des or ; il ne vous — 75 S ieus \y Au iu ; jt Je f. as ieux -- 76 il nos s. ; Sxy sires ; S perdist — 77 5 Si tu enquiers, P Vous d. ; jt de lui - 78 5 P. qi ii fu — 79^ se voles; il son n.
ROMAN DE THÈBES 2 i
38o c( Trive et fiance en vueil aveir (682)
«r Que il n^avra de tei haine. (685)
— Tolez, amis I • fait la reine, c Que me vaudreit de lui haïr?
« Cil qui morz est ne puec guarir. 385 « Jo vos plevis la meie fei
« Que ja haïz nen iert par mei. (690)
— Dame, » fait il» « o ceste espee, « Dont Spins ot la teste coupée
« Qui si esteit hardiz et forz, 390 « Fu vostre sire li reis morz.
« Sachiez que veirement Tocis, (695)
« Bien sai que donques i mesfis :
« Moût volentiers dreit vos en faz. »
Le pan de son bliaut a laz 393 Pleie en sa main, le dreit li tent ;
Jocaste volentiers le prent. (700)
Ore a cil tant son plaît mené,
Que andui se sont acordé :
Car femne est tost menée a tant 400 Que on en fait tôt son talant.
38o S Trcuc ; y vocl ; S voil (orth, à peu près constante) ; X Seurte men estuet a. \x aj. 2 v. — 81 5 Qil; ^ nan (B nen) ait de vos ; A Ne endroit vous naurai h., P Ne enuers nous nenait [avec un sigle sur Z'n) h. — 82 jB Telez, P Taisies ; x dist la — 83-4 sont placés, dans S, après -86 — 83 xA delui h.
— 85 ^ Je vous pleuis — 86 ^ ert ; ^ nen ert h. ; 5 Ja haine naura; P por m; Paj, 2 v. —87^ dist il; or^acele e. — 88 B Dans; Ji^ pins — 89-90 m. à x— A Cil ki tant fu, P Pins ki si iert ; A doutes et f . — 9 1«2 ^ Voiremeût fu par moi ocis, Et malement en sui baillis — g2 x Droiz vous en faz (B fais) se ie m. — 94^ .1. cor de ; P as las — 95 5 en son poign ; P se m. le doit ; A li rent — 96 5 prenst; 5 aj. 10 v. ^ 97-8 m.àx — 97^ Quen diroie el tant ont parle — 398-400 m. à ^ ^ 98 p Que ensanle sont a — 99 5 mené ; x m. auant
— 400 S qe home (avec un sigle sur /'o) ; x Quen em puet
22 «OMAN DE THèUS
Al malt), pitr^soli l'iMbe del^jcns (70^)
RassemUéfieMt ttiit ta la tor
Et li baron <et 9i ^diaié
Et li bdrgKis de H cité : 405 A la réfn^e Vdtft )«rt«r.
Conseil veqWrtt *«c dematicter : (710)
« Dame,'» dhSht^n, « ne savon
a S'otrétereiSB que fait avon.
<c Ço loé'nt fuit'grtint et pNéttt, 410 « Que il nM ^ nulcbntredit,
« Que Edif>us sëit nostre sére : (715)
<c A rei le vueletit tuit eslére ;
c( Tuit vuelent que il ait le regfle,
« Et si que il vos ait a femne ; 415 <c Le règne aiez ensemble andui,
« Si qu'il vos ait, nos aion lui. (720)
Cl Ne poon pas trover meillor,
« Ne qui si bien tienge Tonor. »
La reine quant ço ol,
fere son t. ; S aj. 6 v,; P en aj. 12 tout différentSy dont les trois derniers sont aussi dans A. Voy. App. met v — 401 xy Au (A Le) matinet; jr p. s. le i.,^ quant vint al i. — 2 5 Sa r. en ^ 3 5 Et li prince et li cheise ; P Et tuit lip.; C barons; B Li b. et li cheualier — 4 ;r Tuit en vienent en la c. — 5-6 m. ^ jr — 6 y Por c. querre — 7-8 m* à S. — 7 j^ D. font il nos ne ; C nos auons— 8 ;r Se vous plest ^e que vos dirons — 10 5 Qil, A Et quil ; 5r ait -- 12 j^ Et a r. (P Et a vous) le volons ; x ellire — 1 3 5 Tout ont loe, j^ Ce (P Si) voelent tôt, C Trestult v.; B Tuit v. que a. le royaume ; SP qil a. le, A cait le règne — 14 ii Et que il soit nostre auoue ; X Et vous dame serez saf. — i5-i6m. àS — i5 PLe r. tuit a. a. ; X e. o lui — 16 P ait v. \xA Quil v. a. et vos aiez 1. — 17-18 m. à X — 17 il porons; S Carni poons — iSy Q. desour nous t. ; tienge m. a 5 — 19 5 q. el loi; «r Q. la dame cest los oy.
«OMAN DE THiBBS 23
420 Forment li plot, «i s'esjol : (724)
Senz nul conseil le ior otreie (749)
Et por le daineiael «nveîe
En une chambre ou fl geaeît
Et de tôt ço mot ne^savdc. 425 Quant il oôl qu^^ le mandot.
Il leva sus con plus tostpot ; (754)
Enz en la sale en vînt tôt dvett, {76b)
Ou la rdne d^ateadeit.
Uuec avek, mon escient, 430 Que dus, que contes, plus de cent,
Qui de lui firent lor^ignor
Et li jurèrent tote^honor ; (770)
La reine 11 ont donée, (773)
En es le pas l'a etposée. 435 Les nuecesfont a grant baudor : (775)
La velssiez maint jogkor,
420 5 En2 en son cuer sen e. ; x Ml't fuJiee si ; y aj. 24 y. — 21 X Bien acreante et [B et bien) otroie ; i4 S. autre c. Ior o., P S. n. c. lues les o. — 22 jr Que le conseill des barons croie, puis ces 2 V. : MFt li plot et ml't li iîi bel Sempres ameinent le dansel — 23*5 giseit, y gisoit;jrDune c.ouil estait — 24^- itf aiiide ; x Et qui de ce riens ne ; S Quant il oit qele le voleit — ^5*6 intmnfertis dans 5— a5 P il ot cou; 5 qele le, i? quil le/Cquen le,; A conledemande,i'Keonli mande;B man- doit -«^ 26 5 II saillit ; x Tost se leua au p. quil p. , X H lieue sus 'et si demande; 5poet; raj. 10 y. — 27*5 A la reïne en vatt, ^'Etvvint^nz ou pales^^^ Il v. en las. ;PV..enz les. trestout d. — 28 5 A son palaix ou^le.esteitf** ^^yO li a., x Ken«y ^.\By mien ; y enscient — 3o ;r Seingnors de chas- tlaz^p. -»-3i;P Ledansel iont roieet signor, A II vint auant a gsant<paor— 32 5;Et li rendirent tout lonor, P Si li do- nentttoute lonor, ^rOe lui ont fut roi et signor (c/. 43 1 ) ; 2! a/. 3*y. -^33 jBEtlaterreli — 345Isnelpas, C En celui ior, BP En.ycel i. — 35 jr noces, AS noeces, P noches; 5 Ses n. fist — 36 jr oissiez ; S tant i.
24 ROMAN DE THÈBES
Qui chantoent o lor lièles
Et o rotes et o harpiles ;
Ainz que passast, ço cuit, li jors, 440 I ot beté plus de cent ors ; (780)
Granz batailles i ot de vers»
Chevreus i ot et dains et cers ;
Moût i ot cignes et pooos,
Oies et grues et haïrons. 445 Un meis entier dura 11 plaiz :
One por mil livres ne fust faiz. (786)
Li dueus del rel est obliez^ (789)
Cil qui mort l'a est coronez
Et la reine a moillier prent : 450 Vers les deus erre malement. (792)
Ensemble furent pues vint anz, (79^)
Si orent quatre beaus enfanz :
Vaslet furent li dui graignor
Et meschines li dui menor. 455 Aussi lonc tens qu'ensemble furent,
Onques de rien ne se conurent,
437-8 jr développe en 4 y. et supprime les 6 v. suivants — 37 r en 1. — 38 r Et en harpes et en muselés — 39 P cou crois — 40 ii bêche, P ochis, 5 tue; ^ .zz. o. — 42 P Chieures, A Cieureus ; S Assez i ot de d. — 43 ^ cisnes et paons -— 44 A Auwes butors g. h., P Agnes g. aignaus h. — 45-^ x Tant a dure celé assemblée Que seu fu par la contrée — 45 i4 L m. totplain— 46^ Aine; Sy (vl^j- aj\ 2 v, — 47-5o Pour S, y. App. 1, y. 48i'go {les y. 44g'5o ont seuls été admis au milieu du remaniement) — 47 B deus, C deul,^ dels — 48B mors ;>^ C. qui la m. — 49-5o m. à x — 49 5 Et sa mère a m. reprent — Soj- Diuet la loy (Pies lois) toute en offentî Xaj. 3 y. — 52^ Et o. — 53 S Li dui v. li dui meschine — 54 S One plius beals not reis ne reine; 5 aj. 40 y. — 55-65 diffère; Plius de vint ans ad reis este One ne conut son parente — 55 jr Ainsi ; C t. ensemble ;>^ En ces .zz. anz — 56 C Conques ;>^ sapercurent.
-^
ROMAN DE THÊBES 25
Ne ne sorent le grant pechié
Dont il esteient entechié, (8oa
Jusqu>n un baîgn ou il esteit, 460 Ou la reine le serveit
Et vit les piez qu^il ot fenduz, (807)
Quant fu petiz el guaut penduz.
Ele li dist : « Nel me celez :
« Por quei fustes es piez navrez? » (810)
465 El Tencercha fort et enquist,
Et deprea tant qu^il li dist :
« Reine dame, n'en sai plus, (859)
« Mais tant com mVn dist Polibus : (860)
« Il me dist ço quMl me trova (863)
470 « En mé un bos, dont m'aporta,
a Pendant en haut a un cbassan,
« Ou jo reçui icest ahan.
« Ço ne sai jo qui m'i pendié,
(c Ne qui les plantes me fendié, 473 « Mais ço sai bien que tant me dist
457-8 m.àS-- Syjr Nonques {P onques) ne s. cel p. — 58 P enlaichiet — Sg-èo y développe en 4 y. : Dusques cou vint (P Adont auint) lonc tans après Que se baignoit Edyppodes Et 1. r. le s. Qui (P Et) ml't volontiers le iaisoit — 59 B a .). ; S baigne. — 61^ Garda les (P as) p. ; jr quant v. — 6a 5 en haut p. — 63 ^ El (B Elle) li a dit ;^ Meruelle en ot (P mer^ ueilla soi) si demanda — 64 5 naufrez ; y Sire en vos (P ces) pies qui vous naura ; 65-6 y dével. en 48 v. — 65 5 Ele len* chargea; jr tant et e. (B enquit) — 66 5 depria ; x Et proia t. que il jB dit — 67 C Dame r. ;y Certes fait il ie — 68 5po- lypusyj^ poUibus;^ Mais ce (P-ke) me d. dans p. ; ^ M. t. me d. (jB dit) rois p,\y aj. 2 v. — 69 ii II me disoit ; C II me dist que il ; S maporta — 70 5 Den mie un boys ou me troua ; iX* En un b. d. il map. — ji SA cassan, P cazan ; x enmi les haies — 7a 5 Ou ieo soiTri; x icestes plaies — 73 CS me ; S penditi xy pendl — 74 B plaies ; S fendit, xy fendi — 75 j^ sai iou ; jr M. souvient {B senient) moi ; B et t. me dit.
36
« Polibus, q«i nonrir me éat • (870)
La reine biea fo^peça (873)
Que c'en iit fiz qn'de porta, (879)
Que li tolirent ja li tf ei (88 1 )
48a Par le comandemeot Je r ei .
Querre lcs£st et amener.
Et sairemeot lot fist |iirer
Qu'en mrJté iî ddisaot (885)
Que il firent de son enCaot. 48 5 Cil ne se sont pas pajrjuié,
Ainz li dient corne ont oivé. (888)
Donc aot Jocaste paries treia (891)
Qu'a estios ert ais£z li reis,;
Flore 'fit il dit : tc Mar ^fiimes 'Uj, 490 « Car ambedui somes damné :
« Tis père esteit cil que as mort,
« Ta mése.aué, si m'as a toat. a (896)
Li rels se tint 4 mal 'mené, (901)
Quant vit qu'ilôt isai ovté ;
476 y pollibus; JB fit; 5 Reis polipus qui meî norrtt;jr aj. av. et âémlùppe en 8 v. Us v. 477-8 — 77 «r se pourpensa, rsost porpmsee (v. App. lu) ^ 78 iB cest ses, C oiert son ; y Cou sst mes £us que io portai -—95^ 'Que me n. — •81 ar lait; |^ Les .iî). aerîans a fait mander •* 82 li PHnoe- ment, cP «Premièrement, ir .I.'s. : i4 les lait, P a. f., xior'f.
— -83 P fQue la verte; £ deissent, Cui desissant, Pdesisant
— 94 jrQuauoient ffet -* 85 x C. ne sont mie p. ; j^se Laurent pariurer — «Sô^r Tout en d. la vérité, A «Le vetr ne li vaurent celer, P Ne ne li ▼. pas c.;jr aj. 2 v. — 87 xOt set,^ Dont seut ; j^cest*— «SSjr Que ses père ert lix>cis rots — ^9li m. à S; X dist ; S sumes,'C fusses ; A ^Puis li a d. mal ; P Sire^fait ele mar fil ne -^ 90 .r serons ; y P^r grant peohie soumes (P fu- mes) mené ^^\ By Tes pères, C Ton père ; 5 qi ; jt est -cil que, y lu^que; xy «tu as m. vyaj. j^ v. — 9s S-qi mas — 93 B tient •* 94 x Q. il set quil a si o. ; PQ. sot ; j^ ensi esre.
«OMMN M THiBES 1^7
495 Por la imemrefttcque Adt a, Dit queiK)!) cois afotera. Il melsmcsY^est eftovboa^ (goS)
En une fosse ren est enrez ; Jure que ja maîs^^en eatM^
5 00 Por son pecbié que plorera. (908)
Si félon fil, qui ja sont grant, (913)
De lui se vont escharnissant ; (915)
Andous ses ueuz, qu'il ont trohrez, (917)
Desoz lor piez les ont folez.
5o3 Del pechié qo^ont fait et del tort
Se plaint li reis as deus moût fort (930)
Et lor prée moût piement
QuMl en prengent lor vetigemem :
« Puissanz reis des cieus, Jupher,
5 1 o « Tesiphoné, fure d^enfei;,
« Les orgoillos medestraisiez
« Qui mes ueuz miatrent soz lor^pîez.
495-6^ Ce (P Et) dût que il safolera Que ia pour rien nel laissera (P ne le laira) — 96 C Dist; B II meismesse essorba lee V. remplace dans B les v. 4g 6-8) — 97 5 essorbe ; A An- deus ses oels se fist creuer — 98 5 entre ; A Et soi meisme emprisonner ; P Et est en .i. f. e. — 99 5 eistra, xA istra; P Et iure kil nen istera ^ 5oo A Ses pechies espeneira; j^ aj, 4*y, •— Y*%jy\déifél. «fi 4 V. : Li fil le roi erent îa g.'Et'dhe- ualier preu *«t vaillant Lour père vont escarnissant ^Ne de .'lui-neisoat pasdolant (P Gar<ne s. mieniPtd.J — i C5 filz — 3 5 Se V. de 1. — Zx Etses'deux(eulz'(jB iez) ;5 oilz ; y A la-terse'o.'a. oek t. — 4 C desor -^ 5-6 mtervertis dans y ^ 5 ix* quilTfoilt ; ^ De eel p. et de ee ' (P'cel) tort ^ 6 'B'ii peres,îC'le:pwre;*r'Li r. as d. se chiinie fort ^ se c. as d. ml'ff;) — 7*8 m.'ar — 7 S 'Et p. m. pitousemem;^Cn]. hum- bïtmeûi^B m.rpieument ; Sx prie — - 8 jr<Que il emp.v.»94r8 Pùur y^ v,éApp,'\i — 9 B des ciex rois, C des ttex r. — fo aSjB Tfaesyphoiftt, C Thesophonne, A Tesifoife; ^B fe- me, C sires — 1 1 5B destruiez
28 ROMAN DE THÈBES
« Entre eut vienge descorde taus, « A ambesdous pesme et mortaus, 5 1 5 « Que le règne qu^ont a baillir « Ne lor leise guaires tenir. » Tant simplement les apela Tôt li firent ço qu'il prea.
Exil de Poltnice. ^ Mariaob des filles d'Adrastb.
Mais or lairon del rei ester : (937)
530 Car des fiz fait bien a parler.
Entre eus se vont ja descordant
Et de lor règne contendant, (940)
Si corn les ont amonesté
Jupiter et Tesiphoné. 525 Novèle lei trovéren t tal , (94 1 )
Que lor revertira a mal,
Que, quant li uns d^eus regnereit,
Li autres en essil serreit,
Et quant li anz serreit passez, (945)
53o Li essilliez fust coronez,
5i3 ;r sourde d. taux; S tielx — 14 5 ambedeus, x Que p. leur soit et mortax ; S mortels — 1 5 5 Qe lor r. qont tenir
— 16 5 g* baisser pour baiUir (interversion) ; x Ne puissent ia em pes t. -— 18 jt quanquil proia; 5 preia — 19-20 m. à X — 19 P lairons, A laissons — 520 y De ses fius — 21 5 Entre eux, xy Entreus; x salèrent d. — 22 P Et del roiaume
— 25-4 »•• àjr -^ 23 5 les ad— 245 Thes3rphone, x thesi- phone — 25 P Nouielles ; C Nouuelete ; B Nouuele ; C i treu- uent tal; Bi trueuent;jBP ytal— 26 A reuerti agrant m.; P rauertira — 27 jr Car q. — 28>' cscil;^ iroit; x Et li autres sessilleroit — 29 P Q. tous li a. sera — 3o 5 eissilleZf^* escil- lies; Piert c.
ROMAN DE THÈBES 29
'Et par iul devisement
Regnereient tôt ^tument :
Entre eus acordent que senz guerre
Elist chascuns^on an la terre. (pSo)
535 Chascuns vueut aveir l'an premier :
Li ainznez le vueut desraisnier,
Li autres dit que il Favra,
O se que non guerre en fera;
Li gralndre en requiert jugement (gSS)
540 Et semont l'en par sairement
Que, de tant com la corz direit,
Del premier an li tenist dreit.
11 aveient juré ainceis,
Sor lor idres et sor lor leis, (960)
545 Que, se entre eus sordeit descorde,
Par jugement et par acorde.
Tant com dîreient li baron,
Fust acordé senz contençon.
Tuit li baron jostent ensemble : 55o Chascuns en dit ço que li semble ; (966)
Por nés un d'eus la corz ne ment
53 1 5 auisement — 3a 5 Reignerent, P Requerroient ; B ml't ygaument, C tuit e., A communalement, P commu- nément; S aj. 2 y. — 33 jr Entraus ; P concorde, CA sacor- dent — 34 5 Ch. dels ait ; x Auroît ; C chascun ; CP .i. an
— 35 il le V. a. pr.; P a. en antier — 36 :ir loffre a d. — 37 P Li mains nés, A Li menres, S Li autre; xy dist — - 38 5 si ; 4:^ se ce n. ; P g. fera ; B ferra -- 39 5 Li maire, xy Li graindres; x en quiert, P en offre, A offre; C nicement
— 40 X le — 41 S court, C cort, By cors — 43 Q^ lauoient ; 5ainceS| y ancois ^ 44 SC ydres, jr ydles, B sotes; j^ fois «—45^ sentrels .ij. ; A sorioit, S soudreit, P mouoit — 46 P P. amistie ; y p. concorde — 47-8 intervertis dans y --^ 47 y Cou quen — 48 A acordee s. îençon — 49^ Quant li ; Cy furent e. — 5o By dist; C ce qui; P kil lor s. — 5 i-a m . a r -" 5 1 C nisun ; 5 Por nul de eux tos le court ; x cort.
3o XOMAN DB THÈBIS
Que ne facent dr«t jogcnent;
A Tainzné ont jugié l'onor, (967)
Uaotre ao k îufsot al manap : 555 Tandis esguart cafiron se»
Ou il auge aemrir un lei ;
Auge servir, cest prenMcr an.
Ai rei de Grèce o al Persan ; (972)
O s'en past ontre e» Babikoae, 56a O a set pacens cm Sidone.
Quant li yfsnicnaB hi tpm fais, (975)
Cil s'en éat plorant det judala ; (976)
Le r^ne tient Eûocléa^
En essil vait PoUnkèa : 565 O bien li peist, o mat li place, (977)
Ne puct muer qut \ï nel £aca. (978)
Al rei de Grèce, qui fu près,
Dist que ireit Polinicès.
Plusor vourcot o lui aler, 570 Mais il ne vont onc nul mener.
One n*i ot plus : dl se conreie, (973)
Al rei de Grèce tint sa veie; (974)
5Sa C Quil nen> B Que nen — 53 P Laisae i. ce! an ; £ Auant en ont i. — S4 A Lautre quelaiagent a« m. ; S^" le L« C la menor — 55 P Tant kîl ; S Tant dis gart — 57 >^ Ou il scrue — Après -5^, y plac€ les v. Sji^ ^ 59^60 m. a il — 59 5 babÊloina, B saHdoine, C cassidokie -* 60 se sydoine, P sydon, B sadoine -- 6x C le iugement j X tîex f. — 6a S eist, jr kt ; jr Plorant sen issi du «-* 63«4 m ay --635 tint — 64 S eissil --65 r bel li soit; P ou il li - 66 P kil ne le f. *- 67-70 m. àxet sont placés dans S après S^o ^^j S^T ^6iP ken;>* ira; S q (ay«c un siglt^ i iret -- 69 5 Piusors; P vaurent, À volrent, S volstreni — 70 A volt, P vaut, S volsist; A .)• seul m., P od lui m ; 5 aj\ % V. — 71-a sont placés dans A après SS8^ dansP après S60. •* 71 i4 II ni a ; P sans conroi ^ 7a ^ tient ; P son voi.
K0MAN DB THiBBS 3 1
Et ne fist gmif» granf conrei, (gSS)
Car il ne mena home o 9tt, 5 7 S Ne escuier m comptigno», Se solemem son cheTal no».
Ço fu en mai, par un matin,
Polinicès tint son chemin;
Polinicès chevaffclie sooa, 58o Moût fu pensis et pooros; (990)
Car il ne sét certainement
Ou puésse aler seQremenf.
Son frère crent qu^en larrecin
Li mete aguait en son chemin , 585 Car ja n'avront parfite amor (995)
Dui compaignon d'ital honor.
D'ore en avant s'est comandez
A fortune, cul s*es€ donec ;
Et deprée ks deus forment 590 QuMl le conduient sauTement. (1000)
Tant chevaucha par les montaignes, (ioo3
573 jrrll ne; X pas ml'tg., >^ mie g. — 74 PC. nenm. nul h., jr C. il nen maine n. — ^bx Ni (P nen) mena per ne esquîier «— 76 C Que s. \jr Ne mais que soi et son destrier 79 ^chiuachasols; x sez, r seus — 80 P M. est;5pourous, X poonreua, A coureceus, P perecheus -— 81-2 m. d >* — 83- 4 À éévêL en 4 y^ : S. f. c. quil ne lasaille Ou ne lacoelle de bataille Forment se crient quen 1. Ne m. a. e. s. c. — 83 5^ crienti X craint •— 84^ Ne mece — 83 P parfite, S parfit, C parfite -«^ 86 S ditel, x de tel, x en .}• — 87 jr deure en autres (B autre); Bien par matin (P B. matinet) sen esttor- nés (P aies) ^ 88 C a cui ;^ Et a son diu sest commandes — 89 5C Et deprie, B Et départie ; ^ Et se li prie douce- ment (P escortement) — 90 ^ conduie \jr aj,2 y. ; S place ici lesv.SÔ^'^o et donne ensuite 2 v. spéciaux (v* 6yi'2 de S) <— 91 P cheuauce; A ces m.
32 ROMAN DE THÈBES
Par les combes et par les plaignes*
Que par chemins, que par sentiers,
Set jorz chevaucha toz entiers. ( 1 006)
595 Joste une mer vait chevauchant,
Mais la mer vait si tempestant
Que nus hon ne savreit conter
Que ele estelt ne porpenser.
Tote la nuét plut et gela, ( i o 1 7)
600 Gresle chai et neis vola,
Et corurent li .xij. vent
Par tôt le monde a lor talent. ( loao)
One nés pot tenir Eolus,
Qui esteit lor sire et lor dus : 6o5 Par mé cel air vont tomeiant,
Combatent sei et vont bniiant.
Oe totes parz tone fortment, (i025)
Foudres chiéent espessement ;
Chancelant vait li firmamenz 610 Et la terre que est dedenz ;
Li grant arbre sont debrisié
Et li petit sont esrachié ; (io3o)
592 Y Par ces (P les}desers; A ces p.;B P. 1. combles p. 1. champaignes — 93 5 Et p. c. et p. ; jr Tant va par bos et p. s.— 94ilB .vii). i., C .x. i. ; x cheuauche ; P Ke .x. i. c. e.
— 95-8^ Aonnt 10 V, tout différents — 96 B lyaue voit — 97 B Q. nés uns homs ne set c. — 98 C Quele ; B Quelle elle ère
— 99^ Car toute n. — 600 C Grelle, B Grelles, P Gresieus, A Grésils ; S cheit ; S neif, C noif, By nois; B neia — 2 x Et troublèrent le firmament — 3 5 poet; Bsolus iv. trop court); C Onques n. p. t, helus; A Ne les pot retenir Colus; P Nés poet retenir e. —4 xy Q. est, S Q. ert;^ princes, x sires
— 5 5 parmy c. aer; C celé eue; x v. bruiant (B braiant)
— 6 X Que len noist (B nooit) pas deu tonnant — 7-8 inter- vertis dans y — ^ y Tonne et esclistre durement — 8 S cheeint — 9-10 m. â P. — 9 il Crosle trestous li f. — 10 5 esracie, A depeciet — 12 5il p. tout ; x enrachie, S debrisié.
ROMAN DB THÊBES 33
Li flaeve sont tuit fors eissu
Et par les chanz tuit acoru. 6 1 5 Polinicès por le tempier
Ne laisse pas son chevauchier,
Ainceis atent présente mort, . (io35)
Por le tempier qu'il veit si fort.
Par mé un bos vait chevauchant» 620 Fiéres bestes vait encontrant :
Grifons, serpenz, guivres, dragons,
Leparz et tigres et leons. (1040)
Mais li tempiers les a dantez (1043)
Et debatuz et flaielez, 6iS Que de quant que il encontra
Uns trestoz sous ne Ten tocha. (1046)
D'un pué moût haut que vait poiant, ( io55)
Ou sis chevaus vait recréant.
Vit resplendir une clarté 63o En la tor d'Arges la cité; ( io58)
De la cité vit le danjon,
6iixP hors; S eissu, xjr issu — 14 5 tout ; ^ Et de toutes parz a.; y ces cans acoureu — i5 SC Pollînices; P Polio- nices por le crémier — 16 SA lessa ; 5 1. onqes; P le c, il a c.
— lyS Ainces a. présent de m . — 1 8 P tempest ; 5 P. la tem« peste qil vitf. — 195 Parmie, xA Parmi, P Ensmi; Sxy bois
— ao r Et(P Les) f. b. e. — 21 C Gripons ; j^ Ours et lupars et grans lions*— 22 5 L. t.; x Lieparz; A Serpens et gui- vres, P S. volaiges;>' et dragons; y aj. 2 v. — 23 CS li (C le) tempier ;jBlitempez; y Par le tempeste sont (P tempest s. si) don te — 24 il et tourmente, P et destraue — ^S x On- ques fB Conques) de quanquil; S quant qil ;^ Si sont des- troit et angousseus — 26 CS I. trestout sol ; S entoucha, x adesa ; >* Cainc (P Aincj nen torna vers lui .i. sels (P seus); y aj. 8 V. — 27 :ir V. montant \y Parmi .i. mont sen va mon- unt — 28 xy Et s.;^ li va falant (P lassant) — 29-80^ in- ieryertit — 29 ^ A coisie (P coisil) ml't grant c. — 3o x Sor la — 3|r2 m. à y — S dongeon, x donion.
34 ROMAN DE THÈBE8
LVscharbocle qui luîst el son :
Uns escharbocles i laist fort, (toSg)
Qui monstre as notoners le port, 635 Quant vont de nuét najant par mer
Et ne sévent ou arriver.
Por ço i*i mist Phoroneûs,
De cui linage est Adrastus,
Qui ore est reis de la cité, 640 Les Greus i tient par poesté. (1066)
Cil chevauche tôt dreitement
A Tescharbocle qui resplent ;
Jusqu'à Arges est parvenuz, (1067)
Ou Adrastus ert li chanuz : (1068)
645 Idonc i ert icist bons reis,
Qui esteit princes des GreaEeis*
En la cité toz sous entra, (1069)
Onques home nM encontra,
Qui de rien le mete a raison, 65o Ne quil herbert en sa maison :
Trestuit dormeient en lor lét,
632 jr en s. — 33 5 Un charbocle y, A Uns carboudes i ; Sy reluist — 34 5 notumiers, C nortonniers; x montrent; Sx Qi as n. m. p.,^ Ki as maronniers luist au p. -^ 35 j^ par nuit ; S de noet nagant; A waucrant; P noant ens m. — 36 X quii ne — 37 5 Por yce li myst polynus;^ Mis li auoit; B Plutoneus, A poUoneus, P Foloneus — 38 P lignaige; S qui lynage ; A ert, P iert ; B Adrascus -— 39 j^ Q. ^stoit r. 40 S en tint; & poète ;^ Et des g. ot fP tint) la p. — 41-2 et 45-6 m. àx — 4i S cheuaucha molt d. — 43^ Desi qua a. vint tôt droit ^ 44 5 chanuz ;^ Pales et vainx et confon- duz;^ Ou a. li r. estoit {cf. 645, leçon de x) — 45 jt Ou adrastus estoit li r. — 46 À de g. — 47 5 pensis e. — 48 5 One nul h. — 49 5 li m. — 5o 5 qil herbergie — 5 1-2 m. à x — Si rCar il estoient couciet tuit.
ROMAN DE THÊBES 35
Car por poi csteit mée nuét.
Venuz est al perron reial, (1075)
La descendié de son cheval ; 655 Desoz la tor descent el porche^
De fust nM aveit une broche :
Rien n^i aveit que onc fust d'arbre,
Car il ert trestoz faiz de marbre. (1080)
Il ftt moût las de chevauchier, 660 Si comença a someillier.
A tant astes vos Tydeûs,
Qui de Calidone f u dus ; ( 1 084)
Et cil riert eissuz de sa terre, (1086)
Al rei veneit ça por conquerre. (io85)
665 Iluec meîsmes vint fuiant» (1089)
Por le tempier quel vait chaçant. ( 1 090)
Li proz chevaliers Tydeûs,
Qui esteit fiz Oeneûs,
Por un son frère qu'ot ocis 670 En Calidone son pais,
63a y Si estoit près de mie nuit; S mie noet — 54 xy des* cendi,5 Descenduzest— 55 A porce — 56 5 un b., A une escorce — 57 5 qonques t., x qui o. f., A qui aine f., P ki i f ; B drabre — 58 Sx A C. il esteit, P C. il iert fais ; PS trestouz de m., xA touz fez de m. — 59 j^ ne pot villier — 60 Y Ains ; P sousmillier — 6 1 5 ast, xy estes ; y tideus — 62 S calidoine, B caldoiae, C cassidoine ; P estoit d. — 63 5 Cil estoit eissuz, B Et c. ret issuz, A Por cou ert issus, P P. cert î. hors — 64^ Son frere auoit ocis par guerre {Ce verj, flacé avant le v. 663 {modifié) remplace^ dans y ^ les v. 66j''j4) — 665-6 sont placés dans y après les v. correspond dant à 6j5'6 — 65 jr vient ; S auant; ^ Droit a la tor sen vint (P en va) f. — 66 5 q ef C ql (avec un sigle sur le q); Y P. le tempeste [P tempest); A quil vit grant, P kel va cachant — 67 :ir Li bons ch. et li dus — 68 5 Et qui fu iilz — 69 jr sien ; 5 qil ot o. (v. /.) — 70 5 calydone, C calsidoyne.
36 ROMAN DB THÈSES
Eissilliez est et vait fuiant
Et sa pénitence faisant.
Il a chevauchié a la lune.
Si com Ta amené fortune : 675 N'i ot ne per ne escuier, (1087)
Ne mais que sei et son destrier. (1088)
A l'olivier, desoz la tor, (1091)
La aregna son milsoudor ;
II vait avant, entre en Tarvol. 680 Polinicès le tint por fol :
En piez se drece el pavement, (1095)
Si Paraisone fièrement :
« Qui iés, qui ci t'embaz sor mei ?
« Par toz les deus en cui jo crei, f 685 « Ainceis que vos ci herbergiez,
c< En iert li quaus que seit iriez ; (i 100)
<c Alez avant herberge prendre,
c( Car ci ne poez vos descendre.
« Pues que jo ai mon ostal pris, (i 101)
673 X II recheuauchoit — 74 «x* li amenoît f. — 75-6 y Nauoit fors lui et son ceual Soffert auoit le nuit grant mal — 75 jr Nen ot — 77 ^ Iloec auoit .i. oliuier — 78 j^ Ou a.; 5 areigna, CA aresna; B misaudour, C missodour; y son bon destrier — 79 jr Et vint a. ; P ens lare vol — 80 CA Pollinices (orthogr. à peu près constante; quelque^ fois dans A Poil'), P PoUonices, (orth. constante, parfois en abrégé Polio*) \ arien;^' tient — 81 jr Sor p.; A isnelement — 82 5 ien apele, B len araine, C len aresne, A laraisouna ; P Si li a dit mrt f. — 83-4 m. a P — 83 SxA es ~ 84 5 qi, xA qui
— 85 5 Ainces, x aîncois, j^ ancois (orthographe ordinaire des trois groupes de mss.); B herbegiez — 86 jr vengiez; 5 Li quelz q (avecsigle) s. en i. i., il Li uns de nous en ert i.
— 87-8 m. ày—SjC A. aillors; S herbe p. — 89 PP»; xA Pieca que iai (B ie); S Pois que iay m. hostel p. {v,faux); A cest o. ; xy ostel.
ROMAN DE THÈBES ij
690 o Pèsera mei, sel vos guerpis. »
Tydetis respont franchement
Et senz un point de marrement :
« De folie, » fait il, «c vos peise : (i io5)
a Ne vos en quier que une teise ; 695 « Herbergiez mei ça enz mon cors,
c Et mis chevaus seit la defors. (1 108)
« Entre nos dous a grant espace, (i 1 1 0
« Ne sai le mal que jo vos face : ( m 2)
« Se mei avez a compaignon, (11 09)
700 « Ne vos puet estre se bel non. » jt 1 10)
Polinicès de ço n^ot cure, (i 1 19)
Ainz s^en afiche fort et jure
Que a sei ne a son cheval
Ne prendra il iluec ostal. ( 1 1 22)
703 Tydetis ot et entent bien (1 1 27)
Par preiére n'i fera rien : (11 28)
690 5 sil V., A se le, Pse iel ; C guarpis — 91 jt Thideus (ortkogr. ordinaire) —92 il .1. poi, Px nul point; B mare- ment, A mariment, P mautalent — 93 A Amis de f. v. p., P Diua f. il por quoi ten p. — 94 P Jeu ne ten q.; A en ruis — 95-6 m. ^ P — 95 il Herbregies — 96 5 ca d., xy la dehors
— 697-8 5011/ placés dans y après y 00; au lieu de ces vers^ X donne ceux-ci : Ou metez ceanz mon cheval le soufTerrai por lui le mal — 97 5 vos d . ; P a ml't g. place — 98 ^ nul tn.'y P iou te; S ajoute ce vers : Assez est grant yceste mai- son, puis donne les v. 699-700 et ajoute celui-ci : Mis cheuals soit a ces perron {cf. x) — 699-700 sont intervertis dans Px — 699 5 Si tu mi as, P se tu as moi, jB Se mi a., il Se vous maues — 700 S Ne ten, P Ne te ; il doit e. ; C biau ; il aj, 6 y. et P 4 (après 6g8) — i S dice ; Xil na c. » 2 5 Molt sen a. et i. en i. ; C Aincois a. bien, il II safica forment, P Mais mrt safiche fort; B et forment i. — 3 il Q. ia ne lui ne s. ; P Par Dieu na toi na ton c. — 4 il manque dans B; il Ne laira prendre, P Ne liuerrai anuit; xA estai; y aj, 4 v.
— h P Tideus {orth, ordinaire) voit — 6 il Que pour priier, P Ke por parler^ x Pour p. ; Sx prière ; Cy ncn f.
38 ROHAH DE THÊBES
L'espée trait qu^il ot al lez
Et mit l'cKU devant le pez :
Astes le vos enz berbergié, 710 Ne Vea querra mais hué congié :
I Com plus, ■ fait il, « vos preiereie, (ii5i)
« Ço sai que meins avengereic :
« Tôt tens puet Ton preier feloD>
1 Ja n'en fera se noauznoa. (nM)
715 « O bien-vos peist, 0 bien vos place,
H Astes mei ci en cette place ;
K O il vos peist très bien o non,
« Tôt m'i avreiz a compaignon. »
Polinicés les sauz li vint 730 Et en son poign son espié tint;
Venu en sont a l'escremie : (i3ii)
As vos bataille por folie.
Al porche sont li dui baron, Combatent sei come dragon : 73S Cil qui premier s'i herberja (i>iS)
Jure que l'autre en jetera,
707-10 y âével. en 33 v. — 8 S Sache scspee qïl; C au branc forbiz — 8 5 peiz, C piz — $-/o sont placés dans X après -18 — 9 se Asie, B Este; x me vous ci h. — 10 5 oi c.;x Ne vos en quier buimes c. — 11 S priereie, xp prieroie ; A Et com pi. vous en proieroïe, P Que p. huî mais emp. — 12 x mauanceroie ; A Et ta. ie quit esploite- roie,P Jou quic noaus emploieroie— i3-4 m, â P — i3 x Tous iors ; S len, xoa; Sx prier, A proier — 14 ^1 se sourdois n.,B se mains n. ;5iioalz, C noaux— 715-10 m. à y^ qui ajoute de son côté 56 v. — i5:r ou mal v. pi. — i6j: Astez; B Serai ie ci — iSBTott; puisx donne letv. jo^-to — 19 X vient — 2a x point lespee tient — ^^ x E2 v. ; £ de f. — a3-4 m. à X — a3^ El p. — 34PSi escumeni; A Espren- dent soi — 35 P se h., AC i h. — 36 £ Jura; x cha- cera.
ROMAN DE THÊBBS Sq
Et li autres jure por veir
Nel guerpira a son poeir.
Granz ont les cuers, fiers les talanz, 73o Mais les cors ont moût dessemblanz : (i 220)
Ja, se s'entreconeûssanti
Ne cuit que s'entradesissant.
Polinicès ert genz et granz, (1225)
Cheveus ot biois recercelanz; 73s Cler ot le vis et coloré,
Espaules larges et pez lé,
Les costez Ions, les flans sotiz.
Les hanches.grosses et barniz ; (i23o)
Enforcheûre ot droite et grant : 740 Rien n*ot en lui mesavenant.
Jovenceaus est, n*a pas vint anz,
Chevaliers est proz et vaillanz.
D'aage est maire Tydeûs, ( 1 23 5)
Cors a menor, mais forz est plus ;
727-8 m. à SxP — 29-3o m. à P; entre ces 2 v.^ S inter* cale les 2 suivants : Lun dels ne preise lautre un ganz Chiualer sont proz et vaillantz; A et fors t. — 29 5 Groos; X G. cors ont et f. les t. — 3o jr M. 1. cuers, il M. il les ont
— 3i-2 m. 4 il — 3i 5 Et si, jr la sil, P se il ; 5 sentreco- noissent, xP «conneussent — 32 P ke il se forfesisent; x quil ; S sentre adessassent, B sentratendesissent, C sentratendis- sant;^^;. ^y. et A 2 autres — 33 5jrest;C gent — 34 5 ad b,]jpy blonz — 35 P encolore — 36 xP L. e. ; 5 large; By le pis — 37 S costes longs ; x Flanz escheuis et bien moUez, A Les c. ot biaus enuiron ; S sotiis, P soutis — 38 jr Et les hanches et les costez, A Les gambes grosses par raison ; 5 bar- nils, P barnis — 39 P Et forceure, A Lenfourceure,5 A f.; jr anques g.— 740*7 m. à P, par confusion de deux rimes eit-ant
— 40 A En l.not riens, S R. ni aueit^ 4 1 A louenenciaus not; X ert not — 42 il Et c. p., C C. fu p. —43 il De lui ert men- res t. ; jr graindre t. — 44 il C ot ; C mendre; il f. iert p., B force a p., 5 fort fu p.
40 ROMAN DE THÊBES
745 Cheveus ot neirs, barbe et grenon,
Fier ot le vis corne uns leon ;
Le cors ot brief et le cuer grant,
De proèce sembla RoUant. ( 1 240)
Et empor si vile achaison (i 249]
750 Se combatent li dui baron : (laSo)
S^il eussent juré lor mort, (i 254)
Ne se combatissent plus fort. (i 253)
Andui sont moût dé fier talant, ( 1 ^ ^ 0
Li uns ne prése Tautre un guanU (i^Si)
755 Espiez ont granz et esmoluz.
De fiéres bestes ont escuz :
DMn leon ot une pel grant,
Que li covreit le pez devant,
Li eissilliez Polinicès, 760 Que li dona Edipodès ;
Et Tydetts Tôt d'un sangler,
Qui le pais soleit guaster,
Que la déesse li dona :
Por sei vengier li otreia. 765 Ensemble jostent li baron,
Requièrent sei come leon ;
745 5 gernons, xA grenons — 46 S Fier ad le v., A Le v. ot f. ; x c. lyons ; S leons, A lions — 47 5 c. ad b., B Le c. ot bien, AC Cors ot petit ; A mais le c. g. —48 5 semble ;y De sa p. not (P na) sanblant;^ aj, S v. » 49 jr^ Et pour; X si (B sa) mauuese, A si petite ; jr achoison, y ocoison ; P Et por itant sans o. — 5o j^ donne à la suite les v. y 5 3-4 — 5 1-2 y intervertit : Ains se combatent issi {P itant) fort Com seussent i. lor (P le) m. — 53 y Anbedoi sont de fier sanlant — 54 xy prise ; CP Lun {P luns) ne p. lautre noiant, S Molt sont hardi et combatant {cf. le v. placé dans S après le v, 72 g) ^ 55-64 m, à y -- 55 x et bien moluz — 57 5 ot p. g. — 58 S coure le peis; x piz — 62 jr guetier — 63 5 deuesse — 65-6^ déyel, en 4 v. "-^ 66 x Fier et hardiz (B hardi) c. 1.
ROMAN DE THÈBES 4I
Li dui baron si se requièrent (i aSg)
Onques de rien ne s^espargniérent ;
Il se fièrent de tai air 770 Le fou vermeil en font saillir ;
Il s^entrefièrent si granz cous,
Qu^en retentist toz li arvous :
La veïssiez granz chapleïz ( 1 265)
Sor les heaumes des branz forbiz, 775 Que li carreis en retentist
Et li arvous en rebondist. (i 268)
Ço sai que ja ne remansist
Jusque li uns Tautre oceïst,
Mais Adrastus li reis s^esveille, ( 1 269)
780 Toz esfreez por la merveille ;
Por la noise li reis s'esfreie,
Un chamberlenc a val enveie
A saveir dont la noise sort,
Et a lui dire sempres tort. ( 1 274)
785 Li chamberlens eissi en l'atre,
767 P bien se '{^ Ambedui ml't souent se fièrent — 68 A Conques ^ 69 ^ Grans cols commencent a ferir — 70 xPîtM^A fu; B en fait;j^ Des elmes f. le f. s. — 71-2 m, à P — 71 X sentredonnent ; 5 cops, B cos, C cox, A cols — 72 5 Qe t. en recentist laniols, A Q. t. en sone li a. ; B anios, C aruox — 'jZy tel c. — 74 S forbeis — 75 5 li carrois, x la tour {B cours) toute, P iaire toute, A li aruols ; P retendist, S recentist » 76 B aruos, SC aruols, A palais ; P Et li grant plaice; SP resplendist, A retombist — 77*8 m, à y — Tj B Bien s. — 78 jr Tant que — 79-80 m, à P
— 79 X adrastes; il De la noise li rois sesu. (c/. 781) — 80 S Tout effree, x Touz esfraez ; A Poes sauoir ml't ses* meruelle » 81 P De le n. ; il De la bataille ml't ; S sesceie (serait-ce ^exciat pour exciet ?), B sescrie — 82 5 Une cham- berlenie, j^ Son camb. (P cambrelenc) — 83 By Por s.; C fort
— 84^ Isnelement a lui retort (P aual sen t.) ; B sen retourt
— 85«6 X déveL en 6 v. — 85 5 chamberleins, B -ains ; S eissit, B en vait ; C Le chamberlanc sen vint aual.
42 ROMAN DE THèBBS
Les chevaliers i vit combatre ; Al rei toroa vlaz arriére, (i 281 )
Conta lui la bataille fiére, Qu^ii ot veû el porche aval, 790 Ou se combatent li vassal; ( 1 284)
Ll reis se liéve isnèlement : ('393)
One n'i prist drap ne garnement,
Que solement sor sa chemise
Vesti une pelice grise; 79 5 Tant coveita a val descendre
Ne li membra d*afublail prendre. (1298)
Mais uns danieaus a val dévale,
Qui vient corant par mé la sale;
Ainceis que ftist li reis en Tatre, 800 Li afubla ses peaus de martre*
Li reis eissi fors al serein : ( 1 3oi )
Une verge tint en sa main. (i Boa)
Aporter fait cierges ardanz
La ou trueve les combatanz ; 8o5 Quant les vit combatre en la place» (i3o3)
Entre eus se met, fort les menace :
786 C Et voit c. H vassal ^Sym. à P; C torne; A Ains vint corant molt tost a. -^ 88 ii li — 89 P a veu — 90 A Com se;^ aj. 8 v. — 91 jB sen 1. — 92 j^ Ne li men- bra de g.; B Que ni — 93 x Fors s. sor (B sous), y Ne mais que sor une {JP desous se) c. -^ 95 ^r conuoita; P T. se hasu, A Et coite tant; y daual — 96 £ afubail, C aflu* bail — 97-8 X réduit à 2 v. : Mais câpres vinrent doi dansel (P M. après vont .ij. damoiscl) Qui li aportent un (P son) mantel — 97 C corant d. — 98 jr vint; S parmie, xy parmi — 99 5 Ainces, x Et ainz; C lartre -* 800 B matre — I S eissit, X issi, y sen ist; Px hors ; xy serain — 3-4 m. ^^ *~ 4 ^ Ic' troue c. — 5 y Les cheualiers vit en (P ens) la place — 6 il et ses, P et si; il manace, P manaice.
ROAIAN DE THÂBES 48
a S*il se forfont de rien mais hué,
<c Demain les pendra a cel pué. » (i 3o6)
Pues se comence a porpenser
810 Et lor armes a esguar der.
Que ço sont cil que li pramist La déesse, que ço li dist, Qu^uns sanglers et uns leon fiers Prendront ses filles a moilliers.
81 5 Pues lor demande qui il sont, (i 323)
Dont il vienent et ou il vont : (i 3a4)
« Por quoi combatez a ceste hore? (i«3io)
s Quaus péchiez vos est coruz sore ? (i 309) c Quant tote créature dort, (i 3 1 1]
820 « Entre vos dous qucrez la mortl « Se vos de mon règne fussiez, • Ja ici ne vos meslissiez. » Respond^nt lui : « Alez dormir : (i 3i5)
«c N'avon o vos rien a partir ;
807-8 m, à P — 7 ;r Se de riens se f. ; xA hui, S oi — 8 xA pui; S en ceo poi; A aj. 2 v., que P modifie, parce qu'il supprime les 2 qui précèdent : Se mais hui vous for- faites rien (P Sil se forfont h. m. de r.) le vous pendrai {P Il les prendra) ce sacies {P saicent) bien — 809-14 m. à y — 10 jr regarder -—11 ço m. ^ 5, jr ce ; x promist — 12 S deuesse; 5qi,xqui — 13 CCun senglier;jBCunsl. etu. s.; S leons, X lyons — 14 jr Auront s. — 81 5-6 sont placés dans y après S3o ; après ces v., x place les v. 821-2 et S aj. 2 V. spéciaux — i5 j^ Il 1. — 17-8 intervertis dans y — ij y Qui (P Que) vous ; C tel eurc, BP tele — 18 SC Queljpec- che v. e. coru ; A Ques force ; y fait il vous keurt s. -* 20 A Cascuns de vous quiert ci sa m., P Et v/ales^que- rant le m. ; x donne ensuite les v. 83i-2'^Ji,le i** modifié), puis les V. S2g-3o et 833-52 — 21-2 (modifiés) sont placés dans X après 816 : Car se il de sannor fussont Iluec ne se combatissont ; dans 5, ils viennent après le v, 818 — 21 5 Quar si v. de monour f . — 22^^ Par nuit ne vous (P^çhi ne) combatissies — 23-8 m. d Jf — 23^ Cil r, a. — 24 j^ vers v.
44 ROMAN DE THÈBES
825 « Ne nos leist pas ore fabler, *
« Car d*autre rien volon parler. »
Li reis ne s'est pas corociez,
Ainceis les a tant gent preiez,
Qu'il li dient la vérité 83o De ço que lor a demandé. ( 1 322)
Li vassal conurent le rei, (i325)
Respondent li chascuns de sei, ( 1 326)
De quai gent sont et de quai terre
Et que il sont ça venu querre. 835 Danz Tydeûs respont premier : (1327)
« De Calidone eissi Tautr* ier :
<c Fiz sué OeneQs le rei,
« Ça sué venuz por estre o tei. » (i 33o)
Adrastus vers l'autre se torne, 840 Car celui en vit le plus morne.
Il li demande : « Beaus amis,
« Dont iés tu et de quai pais ? »
Cil ne dist pas le non son père, (i 335)
825 y 1. ore fabloier — 26 il Dautre cose ; y plaidier — 29 5 lui; x Si len d., A Que li d., P Quil leur dirent —3o xy quil; jr donne ensuite les v. 8x5-6 — 83 1-2 sont placés dans X entre 820 et 82g; 83 1-4 sont dans S après 854
— Zi X Quant li v. virent le r.,^ Andoi connurent bien le r. — 32 x Chascun li respondi, P G. a respondu,ii Res- pondi li c. ; 5chescuns; y par soi — 33-4 m. â r *- 34 5 Et qui il s. et quei vont q. ; C la venuz — 35 x T. respondi ; y T. dist celer nel quier (P n. q. noier) — 36 Sx calidoine, A Call.; JTil issi;P vinc 1. — 37 5 coneus;ii Et sui f. Oneus, P F. fui a Orneus — 38 il Si men vieng cha ; P ser- uir a toi — 39 5 se retorne ; y Li rois devers lautre sen t.
— 40 X Qui fet chiere marrie et m., P Por chou ke il le vit plus m.f A Qui le sanlant auoit p. m. — 41 y Si li — 42 Sx A es ; ;r tu nez de ; P D. iestes et, A Tu qui es et — 43 jB dit.
ROMAN DE THÈBES 46
Por ço qu^il eit fiz de son frère ; 845 Ainz dist que de Thèbes esc nez,
II et trestoz sis parentez.
« Di, va, » dist li reis, <c por quei ceiles ?
« Ja savons nos bien les merveilles
« Que Edipus fist de son père, 85o « Quant il Tocist et prist sa mère. (1343)
ce Moût me semblés bon chevalier :
4c Ja ne t'avrai por ço meins chier ;
« Car, se tu iès d^icel linagef (1347)
c Tu iès assez de haut parage » (1348)
855 Li reis conut bien lor linage,
Sot que il sont de haut parage :
Lor chevaus fait très bien guarder,
Et eus comande a desarmer;
Et en après forment les baise, ( 1 35o)
860 Les chevaliers entre eus apaise ; ( 1 349)
Il les acorde et departist
Et moût doucement les joist.
Moût est forment en son cuer liez
Des fiz as reis qu'a herbergiez ; 865 Pues lor fait jurer et plevir
844 j^ esteit f. s. f. — 45 x Dist lui {B li) ; P Et dist kil iert de ^46 il Dilloec estoit; P Et il et tous — 47 or D. fet il;^ Li rois li d. {P r. d.); x me c, i4 le c. ; 5 celez, CA celés, B coiles ; P nel celés vers moi — 48 x Car assez set on ; C no- ueles; P Car b. set on le grant secroi — 49 P en son ^ 5o j^ Q. il ot {P lot) mort si p.; y aj. 4 y. et supprime -5i-2 — 5| S semblez; x Bien me resambles {B resamblez) c. — 52 X Ja por ce ne — 53-4 fn.àx^^b^y Que se tu es de cel — 54 5^* es ; >^ Dont es tu' de ml't h. ; S donne ensuite les y. 83j'4 — 5S-8 m. ày-^ 56 jr Set — 57-8 intervertis dans B — 58 X Si les c. ; S comanda d. — 59-60 intervertis dans y — 59 ;r^ Chierement (r Doucement) les acole et b. — 60 xy Et les {y Les .ii.) barons ensemble ; S amaise — 6 1-8 m. à y — 61 x Ambedeus acorder les fist.
4^ ftOtlAN DE THÈËBS
Et par fiance bien tenir
Que, tant corne il ja mais vivront,
Ami et compaignon serront.
Al perron, deso2 l'olivier, 870 Se désarment li chevalier ;
Il se desarment : assez fu (1 35 1 )
Qui ior armes a receO. Il n'orent maies ne conreî.
Desfublé sont davant le rei ; 875 Mais les cors ont genz et bien faiz, ( 1 355}
Bien resemblent contes palaiz ;
Et orent senglement vestu
L'uns un samit, Pautre un bofu, (i358)
Et sont bien chaucié li meschin 880 Chascuns d^un paile alixandrin.
Dous manteaus vairs, larges et freis (i363)
Lor afubla li riches reis
Et reçut les moût richement (i36$)
A mont el maistre mandement ; 885 En la soe chambre demeine
Li reis les chevaliers en meine.
Moût par fu gente celé chambre :
868 C Amis; S aj\ 4 y. — 71 S fut — 7a S prist et rescut
— 73 i4 maie ; P mie grant c. — 74 C Desfublé^ ; B D. furent d. le r. — 75 5 M. lor c. sont;^ Les c. orent — 76 BP conte; A Cascuns sanle estre quens p. ; 5 c. de p. — 77 X II eurent (P orent) ; P soulement — 78 S samiz — 79-80 A dépel, en 4 y. : Et s. li doi m. c. C. dun p. detrenchie De bon eier p. a. lerent caucie li doi m. — 79 P Et s. c. b.
— 80 C poile ; P alizandrin — 81 il nouiaus et f., P 1. v. et f. — 83 il Rechus les a; C chierement, il geotement ; P Puis les enmaine doucement — 84 ;r Lasus •— 85 5 sue, x seue, y soie ; P Ens le c. s. d. — 86 j^ Les c. ansdeus {B li rois) e.
— 87 jr riche ; P Ooques ne fu si r. c.
ROMAN DE TH&BBS 47
Li pavemenz en fu de Umbre, (i 370)
Bien entailliez a marenitre ; 890 El front davant ot une litre
D*esmeraudes et de jagonces :
D^or i aveit plus de mil onces.
Tendu i ot une cortine, ( x Bg 1 )
Que li tramist une reine : 895 Semiramis Poï nomer,
D*Egipte Tenveia par mer,
La cortine fu merveillose : ( 1 SgS)
One bon ne vit tant preciose,
Ne onques rien tant bien teissue 900 Ne que tant fust d^uevre menue. (1398)
Celé la fist que fu pendue
Por la déesse qu^ot vencue.
Li sopers fu apareilliez De piusors mes et de daintiez. 905 Al n'i a plus a aconter :
Li reis fait Teve demander, (1399)
Dui danzel la vont aporter, (i4<><>)
Et li chevalier vont laver
888 C Le pauement; P si fu; 5 a h — 89^0 m. â P; A dé^L en 20 y. — 89 B amaramentre, C amaraliste — 90 B lutre, C liste ; S un vitre — 91 5 Desmeragdes; B ia- conces — ^ 93 P Tissu — 95 C Semyramus, B Semyramis — 96 P De pite ^ 97 ^ Ne fu cose si {P tant) meruilleu^e — 98 C O. nus n. v. si ; ^ Ne ne fu riens ; A périlleuse — 99 5 Ne onc ; x One ne fu r. ; 5 teissue, Çy tissue \jr Ne fu cor- tine si t. *- 900 jr si f.; il Et fu faite ; P Que f. f. lueure m. — i'4m,ày — I 5 Cela le; jr quen — 2 5 deuesse — 3C Le souper — Entre go3 et go4y S intercale ces 2 y. : Dice se firent baux et liez Donc seruirent lez chiualers — 4 5 De p. guises de mangiers — 5 ef 8 m. à y — 3 5 Eie ni ad plius, x Ni a mes p. -* 6 fait m. a 5, C fist ; ^ a laige demandée — 7 Ur H V. \x Doi damoiziel lont aportee — 8 C cheualiers.
48 ROMAN DE THÈBBS
En doas bacins que sont d^or mier : (1401) 910 Cil lavèrent et vont mangier.
Un (audestou ot iluec mis,
Polinicès s^i est assis ;
De Fautre part sist TydeQs
Desor un bufet de benus. (1406)
9 1 3 Des mes ne vos quier faire fable :
Pro en aportent a la table ;
Danzel lor servent plus de dez, (1409)
' N^i a celui ne seit de prez. (î4io)
Por lor amor lava li reis, ('4^7)
920 Et si manja d^un braon freis. (14^8)
Quant il orent assez mangié, (141 1)
Et vins tasté, plusors changié,
Les napes traistrent li sergent,
Les*chandelers laissent d^argent : 925 En la chambre ot si grant clarté, ('4' ^)
Corne se fust uns jorz d^esté.
909 P A ,ij. ; il En un bachin; xjr qui — 10 P si v. — 1 1 S faudeston, B faudestuef, C faudestueill ; y I. buffet ont illoekes m. — 12 jB y est, C i ont — 1 3-4, intervertis dans y, manquent dans S ^ ï3y Et sor un banc s. adrastus (banc manque àP) ^ 14 C Desus... dybenus ; B venus (b refait en y.);X De lautre part sistTydeus — i5-6 m. ày — 16 5 al t. ; C Assez en a. a t. — 1 7-8 ^ change la rime (A els seruir ot .X. serjans De haut parage bien vaillans) et place ces v. après g20 — 175 Danzeals;jB la s., C les s.; 5 deiz, x .x. — iSx pris— 19 CA menialir. — 20jB01ui m:,COeus m,;A En- sanie o els duns braons; P dun branon — 21 A o. but et m. — 22 X PI. vins beu (B beus) et ch., A Bon ysope et bon cangie, P Y. burent vin c. — 23 A traient, P ostent; B siant, Cy sériant, S seruant — 24 jt chandeles, P candoi- les, A candelles; xA ardant, 5 L. chandelers leuent; P atant — 2S A Laiens auoit; P itel c. — 26 jB ce f. ; il Com se ce f. ; C el temps, il en iour ; P Com li solaus rent en e.
ROMAK DE THàBBS 49
Li reis por ses filles enveie,
Mande a la maistre ques conreie,
Que gentement les apareit 930 Et en la chambre les enveit. (1420)
Li reis fait ses filles lever,
Apareillier et conreer,
Por les monstrer as chevaliers :
Tient que les avront a moâlliers* 935 Elès vindrent lor cbiës enclins, (i43o)
Treciées de fil d'or lor crins ; f 1428)
Lor blîaut furent d'orcassin , ( 1 4? i )
Lor peliçon desoz hermin. ( 1432)
Totes nuz piez, eschevelées, (1426)
940 En la chambre vindrent les fées ; (1425)
Car monstrer voleient lor cors ( 1 43 3)
As chevaliers qui sont de fors.
Quant eles virent les marchis,
Que a veeir n'orent apris, 945 Vergoigne orent, ne fu merveille;
La face lor devint vermeille. (î438)
Eles ne sévent qui il sont :
928 S M. ad la, P M. le, A M. ses maistres; C quel, P kes; S qe les conree — 29 5 apareilt, jr apparoit; A Ques apparaut cortoisement, P Ke saparellent erranment
— 3oj^Car il i a estrange gent — Pour les y. de y carres^ pondant à g3i*4o, v. Appendice m — 32 x conraer — 33 C P. eus; 5 Et demoustrer — 34 5 Bient qe, x Ques (B Quel) doiuent auoir a m. — 35 ^ Et si (P Eles) tinrent les ; S chiefs — 36 5 Treciez — ZtxA Li b. ; 5 bliauz ; S daucassins, P de cainsin, A osterin ^ 38 xA Li p. ; 5 pelicons; P dermin, S hcrmyns — 39-40 sont intervertis et déplacés dans y — 39 S nues p. escheuelies ; P et afulees ; A Bien vestues et conrees
— 40 5 Par la sale — 41 x Li rois vouloit. montrer lor (jB les) c. ; y Por m. vienent (P vinrent) lor gens c. — 41 jB querent de.hors, y ki s. la f. — 43 A avoient — 44 fi Qui — 43 5 nen est — 47-8 m. à A — 47 P ke cil s.
I
50 ROMAN DE THiBES
Quant les veienty vergoigne en ont.
Colon comencent a muer ('4^9)
gSo Et a lor père a esguarder ;
Eles vindrent tôt dreit al rei,
II les assist dejoste sei.
Moût furent gentes les pucèles.
En nul pals n'en ot tant bêles : (i444)
955 Onques Pallas ne Diana
La lor beauté ne sormonta.
Ne sont petites ne trop granz,
Meiénes sont et avenanz^
D'une grandor et d^un semblant : 960 Rien n^i aveit mesavenant.
Cheveus ont blois, Ions et deugiez, Si lor ateignent jusqu'as piez ; Les fronz aperz et hauz et blans, Bien eschevies par les flans ; 965 Les ueuz ont vairs et amoros.
Aine bon ne vit tant merveillos ; Les nés ont dreiz et bien seanz. Nés ont trop petiz ne trop granz;
948 S virent ; x grant y. ont, 5 y. ont — 49 jr Color —
5o Sx Et l., P Et por 1. ,» y resgarder, x reg. •— 5i 5 sen«
uont — 52 jB assiet ; 5 Et il les a. ioust sei — 54 5 En lor
p. ; y- En toute gresse not si (P tant) b. — 55 C palla ; S
diona, B dyama — 55-56 y Ne cuit (P Jou croi) ke hom de
mère nés Sace descrire (P |Ne saroit dire) 1. biautes ; après
g56y S aj. 2 v. — 57-80 m. à A; 57-8 sont intervertis dans x
— 57 jc Ne trop p. — 58 P Moienes s., S Mais saies s.^x Ml't
s. gentes ; P bien a. — 59-60 m. 4 ^ — 61 CP blonz ; B dcl*
chis ; P et 1. et grans — 62 x Si li descendent ; B au pîz ; P
Aussi reluisent com argans — 63 P Les f. ont biaus et h. et
grans, x Les vis a. et les f. b. ; 5 bien faits et b. — 64 x
Grelle sourcils (B Grailles sorcils) et auenanz, P Grailles
soercis bien a. — 65 BP iex, x eulz — 66 jt Nus h. ne v. si ■—
67 P Et les dens biaus et, x Lons n. traitis et.
KOMAN DB THÂBES 5 1
Bouches ont dreites et reiaus, 970 Les denz menuz, blans et egaus;
Mieus vaut lor ris et lor baisiers
Que ne fait Londres ne Peitiers;
Clers ont les vis et colorez
Et de beauté bien aornez ; 975 Mentons orent bien faiz et Ions,
Hon ne sét dire lor façons.
Les autres cors ont assez granz,
Graisles, soés et avenanz :
Guari serront et retenu, 980 Quis porront tenir nu a nu.
Quant nature les aorna, ( 1 449)
Tal doelise lor dona
Que jo nel vos pues reconter,
Si le lairal a tant ester.
985 Ne fu mie vilains li reis :
De ses filles ne fist defeis Que n^i parolent li danzel ; ('455)
Pas ne Ten peise, ainz Peu est bel.
969 Bet traians — 70 Sx Menuz (x Menues) d. blaunches égals ^B ygans, C ygaux) — 7i-2m. 4jr — 71P baisier — 72 S f. dautres cent milliers; P portier — j3 P tt bien molles — 74 5 Blans et vermeils et bien formez — y5 S ont clos b. ; P et biaus et 1. — 76 P Jou ne sai ; S Home (avec sigle sur Vo) ne s. de 1. f. — 77 ir genz; P Ml't st' graille parmi les fians — 78 5 Grailes soef, x Grelles et cras ; P Biaus ont les cors et a., puis 2 v., que A place immédiatement après les v. gSS-Ô (modifiés) — 79-80 m. à xA — 80 S Qi les poreit; P Qui les sentiront — 8i*a m. â Jr — 81 P Que — 82 A doelisse, P gentilece — 83 5 ne v. puisse ; y Q. iou ne (P nel) sai por moi conter (P mie c.) — 84 5 Si me 1. a ytant — 87 ii paroillent ; S li vassau — 88 i4 li p. a. li;51ifu beau.
bt
Cil pÊXxAeat oorti 990 Ec ne fottt jN» looc parieneoc :
Al përe criement qa^il cou^
Car aoqocs pnae de la noét. (1460)
Li reis pande as cheralien
Que Tic corteis, pros ce kgicrs : 995 « Prodome estes moat par «mblant
« Et cheralier estes vaillant :
« De ço que tos Td eissilliex, ((4^^)
m Me preot granz doeos et granz pitiés;
m Mais ne tos chant )a esmaier, 1 000 « Car Deos vos pnet très bien aidier.
m Et pnés qQ*a mei estes lomé»
« Ne serreiz pas trop esgnaré : (1470}
« Ces meies filles vos donmi
« Et ma terre vos liverral. » ((47^)
f oo5 Cil se tinrent moût a guariz ( ' 47^)
Et respondent : « Montes merciz.
« Cist dons nos plaist, si Totreion
€ Et grez et grâces vos rendon. »
Li reis fait demander le vin : 1010 L^on li aporte a nés d'or fin. (1480)
Quant ont beU li chevalier,
990 A Et ne fisent, P Ne f. nient ^gi S ennoit; B que anutt, CP qui! nannuit; A G. quai p. nen anuit — 9a il G. mrt ert p« de la n., P G. presestoit de mienuit; S noit, xy nuit — gg3-'too8 m. àx — 94X Quil — 95 /* estoient par
— 96 5 G. e. y. ; j^ preu et v. — 97 S essilliez,^ escilltes — 98 S pitez, P pectes — 99 ii a e., P del e. — 1000^ ml't b. -* 1 S Oespois qa meie; xy puis; P tomes — 2 5 mais t. ; P etgares — 3 S Ges mes f. v. durrai — 4 S liuererai; y aj » 2 V. ^ 5 P fort a ; y gari ^ 6 y vostre merchi — 7 P Cii, A Cil \ S otreon — 8 ^ Et grans (P .m.) mercis ?. en r.
— 9 ^ a demande ; y Puis demande li r. le v. — 10 Sx Lcn ; j^ On; x laporte en coupe (B a coupes); S es niefs — 1 1 P Q. orent but.
ROMAN DE THÈBES 53
Qui sont tuît las de chevauchier^
Li lét sont fait, si vont dormir,
Et les pucèles as covrir : (1484)
I o 1 5 Cil dorment moût asseûré, ( 1 486)
Car travaillié sont et pené. (1485)
Les pucèles s'en retornérent,
Dedenz lor chambres s^en alérent.
Mais qui que dorme, Adrastus veille : (1491) 1020 A sei meismes se conseille
Que ses filles mariera,
A ces dous princes les dorra.
Il fu vices, si se porpense :
Marier les puet senz despense; 1025 Ne lor vueut aiilors setgnors querre,
Quant cens a trovez en sa terre; ( 1498)
D^eus coveita le mariage.
Car moût sont proz et de parage.
Par main liévent li soudeier, {^^^7)
io3o Al temple vont les deus preier. Quant eissirent de la chapèle,
1012 A Q. s. lasse, P Q. furent 1. — i3 Sxy lit; S et v. dormer ; P tesir — 14 il als c, C euiz c. , B euls c. ; P Les p. les vont c. — i5-6 intervertis dans xy — i5^ Mais or sont tout a., JT M. auques s. a. -^ 16 C travailliez — 17-8 m. à X. ; y àéveU en 4 y. : Quant li conte furent cocie Les pu- cèles prisent congie Prendent vers lor cambre a guencir (P Ens leur c. se vont iesir) Por reposer et por dormir — Après lOiSyS aj. 6 v. — 19 Mais m. à S; jt Q. q. dormist
— 20 j^* meisme, S mesmes — 22 5 Et ces ; >* d. contes — a3 X fu cointes ;^ Sages hom f. — 24 P les vuelt, C lestuet; X s. atente,il s. desfance — 25 il autre signor; x mariz q.
— 26 5 troue — 27*8 m. à y^ qui ont à la place 38 v, — 28 jr m* par s. de haut p. — 29 P Leue furent li ; S soldier — 3o P Et alerent; il le diu, P leur dieu — 3i jr Q. il is« sent ; P leur c. — 32 P Li emperers 1.
54
KOMAN DE THÈBBS
io35
1040
1045
io5o
Li reis gentemeat lei apèle : Il n^i ot home que eus treis, Il dui i furent et li reis : Seignor, » fait il « ço sont mi heir Que Yos velstes ci hier seir : A mes filles m'onor lairai« De quai hore que jo morrai. Se vos plalseitf jes vos dorreie. Entre vos m^onor partireie : A mon vivant seiez seignor, Jo vos otrei tote m'onor. Jo sué vieus hon, reposer vueil : Tant ai travaillié toz m*en dueil. Et ne porrai mais chevauchier. Ne mal sofrir, ne traveillier. Vos estes juefne bacheler, Si poez bien mal endurer Et mon règne bien justicier. Que jo ai et large et plenier. Vos qui poez sofrir travail, Pernez mon règne tôt en bail*
{1540)
(154O
(1545)
(i55o)
(ib55)
io33«4 m. d ^ — 33 Jkr Ni ot; B hom ; B que seuls, C q. seul — 36 jf ersoir — 37-8 m, à P ^ dy B donrai^ C dorre — 38 C vorre ; S De quelque h. qe m. -— 39-40 inter¥€rîis dans P— 39 P Sil V ; jr Et sil vous plest ;^ iel, 5 ieo ;5jr doc- rai — 40 jr A V. .il.; ii E. v. .il. monor lairoie, P Toute monor lour p. ; Sx partirai — 41 «a sont placés dans P après S0S2 -*- 41 P Ens m.; 5 seie; — • 42 5 ottrai ; x aj» 2 y, ^^ 44 5 T. ai patible molt men dotl ; P T. ai vescu ke iou ; x tout; ^ me — 45 ^ Je ne; P m. trauellier -- 46 P De m. s. nai mais mestier — 47 S ioefne,^ ione, C teunes — 48 5 Qi b. p. ; ii pores ^ 49 il Et b. m. r. — 5o 5 ai 1. et; P et grant et ; ii Q. iai ml't g. et ml't p. — 5 1 5 soffrer ; jr V. ki porres bien mener guerre — 32 ^ Recettes (P Prenderes) monor et ma terre ; x iel vous b.
ROMAN DB THÈBES 55
c Et démenez les granz esforz,
c Et faites les dreiz et les torz. (i 56o)
io55 c Mei, qui sué vieuz et qui suéfraîz»
■ Laissiez durer et vivre en paiz ;
c Toz mis deporz iert en rivières
c Et en forez, que j^ai pleniéres :
t Si demenrai ma viea joie, (i565)
1060 c Car jo sai bien qu*ele iert mais poîc. »
Premier li respont Tydeûs :
c Cest plait, » fait il, c pas ne refus,
t Que volentiers n'en prenge Pune;
c Mais, por ço qu^il n'i ait rancune, (1570) io65 «Mis compainz eslise avant mei :
« L'ainznée prenge, et jo Totrei. »
Polinicès issi l'agrée
Que la graindre li seit donée,
Et Tydeûs le li otreie : |i 575)
1070 Et il de rien ne s'i foleie,
Car, si com dient li plusor,
L'ainznée esteit moût la gençor.
Mais jo dirai, que jo ne mente,
N^esteit de rien Pautre meins gente. (i38o)
io53 A Et maintenes; S molt g., A mes g., P vos g.; P effrois — 54 P les t. et 1. drois — 55 5 vielz, x viex, x vix — 56 jc desore y. ; x déduire et v. ; P a p. — 57 S Tout mon desport; A déduis; x est, AS ert; P es r. — 58 P Et es— 59 jr La d. ; il Si maintenrai ma v. en i. — 60 5 qil ; C est m. ; P ke m. i. p. — 61 5;^ Premiers — 62 C dist il ; 5 ie ne r. — 64 A M. par si quil; P M. kil ni ait nule r. — 65 5 deuant m. — 66 j^ P. lainsnee ; et sup primé dans xA -^ôy x ainsi — 69 xP la li, A bien li — 70 Sx Car il ; ii de nule riens; P ne li — 71 P Ensi c. ; A li actour — 72 5 Laisne e. la plus gencour, P Qui lautre tienent a g., .r La menor t. a g. {B gent toz) — y3A M. or ; Cque pas ne ; By si que ni {y nen).
56 ROMAN DB THiBBS
1 07 5 Li reis manda por ses chasez, ( 1 3 8 1 )
Por ses druz et por «es privez ;
Ses barons fait li reis mander
Et ses homes toz aûner.
Quant il les ot toz assemblez ^ 1080 Grant fu la corz et li barnez : (i582)
Assez i ot dus et contors
Et demeines et vavassors.
Par lor los done as chevaliers
Li reis ses filles a moiiliers ; io85 A grant honor ses filles done,
La vile en bruit tote et resone ; (i588)
Et jogleor moût s'en esjoent :
Tant i chantent que tuit esroeût.
Polinicès receû a 1090 Celé que a non Argia ;
Tôt ensement sont assemblé
Tydeûs et Deiphilé.
Pleniérement dura la corz ( i SgS)
Que tint li reis par quinze jorz, logS Et les nueces tôt ensement, (iSp^)
1074 X Nest pas de r. ; ii Nen ert lautre de r.; P Lautre ne tienent a m. — 75 jr mande; A a mande s.; S cheses — 76-9 m, à y (confusion de rimes semblables) — 78 5 assem- bler — 79 5 Q. il furent touz a. -- 80 P Li cors fu g. ; Sx cort — 82 5 vauasours — 83 5 Por 1. 1. ii reis as moii- liers — 84 ^ Ansdeus s. f. ; 5 S. f. done as cheualers — 86 P Li terre embrait — 87-8 m. à x; y déveL en 4 y. : La veissies {P oissies) maint estrument Rotes vieles plus de cent Li iougleor au départir Furent liue (sic^ P loe) a lor plaisir
— 87 Ms, esioient — 88 Ms. tout estoient — 89-92 m, à y
— 89 5 en receura ; ^ r. la ^ 90 5 qad noun ; x qui a n.
— 92 S deyphyle, C deyphile, B Deifile — 94 5 Qe li r. t., A bien .xv. i. ; xP par .xij. i. — 93 SxP noces, A noeces«
ROMAN DE THÈBES bj
Que ne pristrent definement : Por ses gendres que vueut haitier Et o ses homes «leier, Les fait durer tatjit longement, 1 1 00 A grant honor, moût hautement. ( 1 600)
Message de TvDiB. — G>mbat des Cinquante.
La famé en va par les contrées
Que les pucèles sont donées ;
A Thèbes en vint la novèle,
Auquanz i ot cui ne fu bêle, I io5 Que Polinicès a pris femne : (i6o5)
Apruef voudra aveir son règne.
Ethioclès n^en fu giens liez,
One de rien ne fu tant iriez; (1608)
Moût par hét icel mariage, 1 1 10 Car il i entent son damage.
Son frère set d*amis si fort, (1609)
Que ne li porra faire tort,
S'il le li fait, qu'il ne s^en venge
1096 X Quel ne prannent,^ Gaine ne prisent — 1097- 1100 m, à S — 97 P hauchier — 98 x alier ; A Et les ba* rons tous a., /^ Et ses b. vaut raioier — 1 100 ^ A g. ioie, X Et démener; A si h., P grant baudement — i ^ Li nons, C Le non, P Li rois — 3 A en va — 4P Auquant loirent c. fu b. ; 5 Al quanz; x y a ; 5 qi nest pas b. — 6 5 Aproef, XX Apres ; P tenir ; xP le r. — yB nen est ; xy pas 1. — 8 P Aine ne fu de r., A Onques mais n. f. ;y si i. — 9-10 m. à y — 9 X icest — 10 i m. a 5 — 1 1 P S. f. crient; x si fort (B fors) — la xA Quil ; P Ne li p. f. nul t. ; 5 tors — i3 B Se il li, A Et sil le, P Et sil nel.
58 ROMAN DB THÈBSS
Et sa terre ne li bestenge. 1 1 1 5 lia mandé toz sts privea,
En son vergier les a jostes ;
Conseil demande de cel plaît ( 1 6 k 5)
Que sis frère a contre lai fait,
Car il sét bien qu^encontre sei 1 1 20 Sis frère a pris la fille al rei,
Et par la force a cens de la
Cuide raveir Tonor de ça ; ( 1 620)
Mais il n'est fins de la li rendre,
Car il sei laireit ainceis pendre, 1 1 25 Ainz se pendreit que la guerpist,
Ne que son firére i acoillist. ' (1624)
Cil li dient : « Or fesvertue (1627)
c Et contre ço requier aiue;
c Acorde o tei tes enemis 1 1 3o « Et quier socors a tes amis. ( 1 63o)
a Ceste vile fai esforcier,
(c Les tors et les murs redrecier;
t Car nen a tor en ta cité
c Que ne chiée d'antiquité. ( 1 6 34]
1 1 35 « Esguarde bien sor tote rien ( 1 637)
1 1 14 P Et le, i4 Que sa ; x blastenge,^ calenge ^ 16 5 En son V. sen est entrez; j^ les a menés — 175 dycést p. — 19 Ssiet — 20 P fille a r. — 2 1 ;r Car p. — 22 jr Auoir cuide — 23 5Qarilnest fin; x Mes neanz est de lannorr.;^ M. il nen iert ja fins del r. — 24 5 soi, C sen, Bse\S laissereit ainz p. ; A Atns se 1. as fourkes p. — 25 5 sen; jr qui la; A kil le; P kel gerpesist — 26 A Et ke; P Ne q. il riens aquesist; B aqueusist ; y aj, 2 v, — 27 il Se li ; P II d. tout ; x d. dont — 28 X De toutes parz, P Et vistement, A Et endreit toi — 29 j^ a t. — 3o S socour; P Et quiers secors, A Requier aieue, X Et pren conseil — 3i S efforcier, xenforcier, P enforchier — 33^iina t. — 34SQi,jr>^Qui;j^fl;. 2 v. — 35 x Et gar- des (B garda) b., jr Et si garde.
ROMAN DE THÈBBS 5g
I Que tuit ti home t^aimenl Uco ;
« Aime le grant et le menor,
t Car par iço tendras t'onor. ( 1 640
a En ta terre ^ustise meinei 1 140 c De dreîture tenir te peine»
<t Et ne laissier pas le pins fort
c Le plus iiéble mener a tort*
« Larges seies a tote gent, ( 1 645)
« N'amasser ja or ne argent; 1 145 « As chevaliers départ ton or»
« Car soz ciel n'a metUor tcnsor ; ( 1 648)
« Et quant tu n^avras que doncr, (i65i)
« Si va o eus rire et gaber ;
c Pramet lor quant que tu avras 1 1 5o c Et done lor quant que tu as :
« S^issi nel fais, tu as perdu (i655)
« Et nos te verron confondu. »
Li reis respont : « Issi ferai,
c Ja cest conseil ne guerpirai. » 1 1 55 Moût fu li reis sages et proz :
1 1 36 .r Qua touz tes hommes soies b., j^ Que a tes h. faces b. — 37 CP Aimes ; P les grans et les menors — 38 jr Que p.; 5 p. eus tiendras tu h.; A Donques poras tenir tonor, P Car p. icou croistra tonors — 3g.x iustice; cev., î^^i termine la page dans P^ est répété en tête de la page suivante -* 41 xA Et ne lesse^ P Que ne laissies — 4a xA ioible, P feule -^ 43 S seiez; -- 44 5 Namassez; P pas or -— 45 <^ A tes hommes ; xA donne^ P dépars ; B tonnour — 46 A ^a ne feras ; S si gent t. ; B tresour, Cy trésor ; y ai. av.—- 47-8 sont placés dans S après 49»3o — 47 A Et q. naras plus q. d. -^ 48 xP Si vas. — 49«3o intervertis dans 5 -* 49 5 Et p. ; C Promet ce que lores nauras, BA P. lors {A lor) ce que tu nen as, P Etpromes lor quant tu ne las.^ 5o xy q. tu iauras — 5 1 C ne ; ^ tôt as — 3a 5 ten ; A Si te v. vif c, P Ensi te verras soustenu — 33 jr Li r. dist ainsi le (•'y y si le f. ^ 33 P Li r. fu et larges et p.
6o ROMAN DB THÈBES
Ses veisins acorde o aei toz ; {^§66)
Il nen a si povre veisin
Cui il ne prêt de faire fia ;
Vers toz prent trives et fiance, 1 1 60 Encontre son frère aliance.
Maisniée ot^ onc ne vi meillor (i665)
A rei ne a empereor :
Tuit sont noble home de parage,
Mil en veïssiez d^on linage, 1 165 Que de bacbelers, que d^enfanx,
Toz li plus vieuz nen ot trente anz. (1670)
Cbascuns coveite por s^amie
Los de faire chevalerie.
Maudient trives que tant durent, 1 1 70 Et dient tuit que mare furent,
Quant por dormir et por mangier (1675)
Sont josté tant bon chevalier.
Li plusor s>n vuelent aler.
Car mal lor est tant sojorner. 1 175 Cens qui s^en vont, Ethioclès
A esporons les siut après ; ( 1 680)
1 1 56 ;r a s. ; ^ A. a s. ses v. (P cousins) tos — Sy A na mais, X na nul — 58 5 Qe, C Que ;^ Quil ne li p. ; 5 'prie, Bprist, Cx prit •» 59 5 O tous; A a pris triue ; x fiances — 60 X Et contre s. f. aliances, PC, s. f. discordance — 61 P M. a ; 5 ot grant ne \x ^^^^ 9 ^ ^^^ ^^ ^^^ — 62 il Ne a r. na e, — 63 P de linage — 64 SA aage ; P M. en i ot tout dun paraige — 65 5 De proz bachilerset; j^ De ioue- aes homes des e. — 66 il p. vils; C not que, By not pas — > 67 A désire, P desiroit — 68 jr Pris de, A Lieu de ; P A f . grant c. — 69 P M. chiaus ki tant endurent — 70 5 d. de elsqe; CA mar i f., ^ mar refurent; P Et dont si d. ke mar f. — 72 P S. ensanle maint c. — 73 j^ râler — 74 C Qanuiz 1. e. ; ^ 1. tait ; x de tant ester, A a s. — 75 P detiocles, B othiocles — 76 ^ esperon ; S seut, Bx sieut.
KOMAN DE THÈBES 6l
Que par amor, que par preiére,
En la cité les torne arriére,
Jo qu*en direie ? Tant les tint 1 1 80 Que li termes son frère vint.
Quant vint al terme, uit jorz ainceis, (168 5)
Sa cort a fait joster li reis,
Et priveement se conseille
De tralson et de merveille ; 1 185 Se sis frère vers lui repaire,
Grant traison porparle a faire : (1690)
O a emblé o a veûe, 0 ^9 3)
Ocirra lui, sMl a aiûe.
Li frans lion ert en autre terre, 1 1 90 Ne saveit mot de ceste guerre ; ( 1 696)
Ne se gardot pas del félon, (1699)
Qui porparlot la tralson.
Quant a son terme se fu pris,
Si vont aler en son pais ; 1 195 Moût vout a Thèbes retomer
Por son co venant demander. (1704)
II 77 5 prier — 78 jr les maine; S Les fait tous retor- ncr arier — 79 P Quen diroie el — 80 C le terme — 81 ii Li termes v. ; 5 un ior ainces ; Cy ancois, B aincôts — 82 P ot f. — 85 il Que ses ; C Se son frere ; xy a lui ; ^ reperre -- 86 ji^ Et le (P Qui son) règne veulle (A vaura) a soi (B lui) traire (jr requerre) ; x ^j» ^ v- — 87-8 m. a P — 87 il Ou en e. — 88 5 O. li ; jr si comme (B siet, siglesur Z'e) il iure ; A Ne laissera que il nel tue — 89 CP iautre t., A ceste t. — 90 S dicele — 91 y P* ne se garde — 92 x Qui pour« pense, A Qua porparle ; P Quil aparaut se t. — 93-4 m. à 5 -^ 93 ii Puisque a s. t., P A s. t. p. ke ; ^ sest pris — 94 B vot, C volt ; P Aler en vuelt ; A Si veut torner — 95 B 11 veult ; es volt,^ veut, P A t. sen vuelt — 96 S Et s. \x (après
1 igé) etx (après i igS) ajoutent 36v,y dont 4 m. àXy 2 à Pet
2 à A (V. App, II et m).
6s ftOHAN DB THÊBES
Son frère dé rien ne mescreit, (1697)
Aler en vueut querre son dreit : ( 1 698)
Congié en demande le rei, ( < 74 0
1 200 Et il en a àooé Totrei.
De maùtalent et de pute ire
Tydeûs s^encomence a rire :
«c Par Deu, » fait il« « se tu i nris, (i743)
« Tu n^en retomeras ja mais : 1 2o5 «t Tis frère est fel, si f ocirra,
« Por le r^ne qu'aveir Toudra.
<c Mais tu remaign et je irai,
« Ton message bien li dirai, (i75o)
<v Car, ço m'est vis, par ton message 1210 « Deis primes saveir son corage
<c Que t'i embates senz conduit :
« Car, jo Toi dire et bien le cuit,
<c Ainceis en sofferra grant guerre
« Que il te laist issi la terre. » (1756)
1 2 1 5 Polinicès le li otreie.
Et Tydeûs se met en veie ;
1197-8 sont placés dans y après 11 go — 97 jr De r. s. f. — 98 5 A. y. q.; P A. li v., il A. i y. — 99 jr PoUinices en veut du roi; après ce v,^ x en donne deux autres^ qui sont placés dans y 4 vers plus haut (y. App. 11 et m) •— 1200 X Toutes voies a voir lotroî; x Li rois li dist pas ne (P et iou) lotroi — 1-2 intervertis dans A — i A grant i., C put i. — 2 C Thedeus, B Thideus, AP T. ; B encomence — 3 A Certes î.;x la ves, P la vas — - 4 y Jamais vi^ (P tu) nen repaieras — SB Tes frères est si, C Ton f. est si -^ 6 5 Enz pur laueir ; P Car tout le r. a. v. — 7 C M. ci ; B remaignes, C remaing,^^ remains — Sxy Et fP Car) ton m. ;^b. ferai, B b. conterai (y.faux)^ C fournirai — 9P C. auis mest — 10 A premiers; P D. s. ancois s. c. — 11 jr tu tembates -—12 k Oi lai d. ; jr C. le ii dirai b. ce c. — 1 3 P soufierras ; X Que tu li feras ainz g. g. "— 145 Qil te, il Que il vous;jir Que li laisses em pes la t. — i5-6 m, à xy ; y aj, 10 v, ^^
ROMAN DB THÈBES 63
Polinicèâ a tant remést, ( 1 767)
Et Tydeûs de la chambre est . ( 1 768)
Par les degrez descent a val, ( 1 77 0
1 22Q La sèle mist en son cheval ;
Ses firmes prent, monte el destrier^
A Deu comande sa moillier. ( 1 774)
Apareilliez est et armez
Et el chemin s'en est entrez; 1 225 II tint sa veie chevauchant|
Deiphilé remést plorant . ( 1 77 5)
Celé guaimente, crie et brait ( 1 777)
For son seignor qui la en vait ;
Mais Tydeûs d'iço n'ot cure» i23o De la cité est Tambleûre.
Or li ait Deus et sis dreiz,
Sis vasselages et sa feiz,
Car, se onc puet Ethioclès,
Nel verra mais Polinicès. (17^4)
1235 Tant chevaucha e t jor et nuét , ( 1 79 > )
A fain, a sei et a dur lét,
12175 remeist, B remist, y remaint ; C de la chambre ist *- 18 5 eist, ^ ist ; C ne satargist ;y pas ne se faint, puis ces 2 y. : Que il ne face son message Volentiers et de {P par) bon corage ^ 20 C met, y est mise ; B Et met la s. — 23-4 m. ày-^ 24 jr En son c.^ 23-6 interyertis dans jt — 25 jr Et il sen tome c. ; ctf V. m. ày^ qui met le premier le 9. 1226 et aj. celui-ci : Ses puins detort et fait doel grant (1776 de A) — 26 S Deifyie, x Deyphile,^ Deifile ;P remaint — 27 jr Sa fiame pleure, A Ml't se démente, P £1 se mente ; S C. plore g. et b. — 28 ^ sen v. — 29 5 dice, x de ce, y de chou — 3o 5 einst, x^* ist -^ 3i C aist; A sa fois, P li rois — 32 S vassalages ; C Son vasselage ; il et li drois — 33 il se or p., xP ia se p. — 34 P Ne V. ; ^ place ici les v. 1241-6 et Sx les V. i23g-4o ^ 35 5 neit, x nuit;^ et nuis et dis — 36 5 faime ; Sseif, xy soif; S leit, x ïit;y a (P as) durs lis.
64 ROMAN DE TRÈBES
' Que ainz que passast la semaine,
Vint a Tbèbes a qualque peine. ('794)
Quant TydeOs ot tant aie 1 240 Que il fu près de la cité,
D'un olivier, que il trova, ('785)
Un rainel o sei en porta :
Por ço porte rain d'olivier,
Que paiz li deit senefiier 1245 A aler le règne saisir
Et a le message fomir. (1790)
Entrez en est en la cité (1807]
Et le palaiz a demandé ;
Il chevauche par mé la rue, 1 2 5o Chevaliers trueve, ses salue : ( 1 8 1 o)
« Seignor, » fait il, « enseigniez mei
« Ou jo porrai trover le rei. »
Uns des chevaliers li respont :
« En cel palaiz la sus amont. 1355 « A un parlement vueut aler,
« Mais encor siet a son disner :
« Se vos volez a lui parler«
<c N*avez mais hué que demorer :
1287 ;r Qaint ; xP que trespassast ; A Ancois que p. --- 38 xA A t. v. ; i» a ml'i grant p. ; y aj, 12 v.-^ 39-40 m. à y et sont placés dans Sx avant -35 — 39 x T. est (B a) ia t. — 40 5 qil; x Quil est ia p. — 41-46 sont placés dans y après "34 — 41 5 qil — 4:1 y l. ramîcel ; A emporte a, P em- pechoia ; 5 en sa main p. ; x Prist .i. raim o soi lemporta — 43 S porta — 45 JT Por a. , P Et dalcr — 46 jr Et pour son m. ;^ Et le m. parfurnir — 47 C sen est; j^ Sans contredit i est (P est ens) e. — 48 ^ Corn chevaliers asseures — 49 5 par* mie, X parmi ; >^ Et va cevauchant par la r. — 5o C sel — 5 1 X Seingnors ; xA dist il — 53^ Uns dels r. en sa maison — 54 se ce; ^ Le trouueres bien le sauon — 55^ doit a. — 57 S voilez oue; x a lui voulez ;j^ p. a lui — 58 5 mais ke; A ke d. m. hui, P ke d. iou quit.
ROMAN DE THÈSES 65
« Cort i a grant de chevaliers. > 1260 La vint tôt dreit li messagiers : (1820)
Chevauchant vait isnëlement,
Et contint sei seûrement.
A la porte vint Tydeûs,
Par les degrez en poia sus; 1265 L'auberc vestu, Tespee ceinte^
Entre en la sale, que fu peinte. (1826)
TydeQs fu proz et corteis : ' (1843)
A cheval vint devant le déis, Le rei salue et son barnage, (i 849)
1 270 Et en après dist son message. ( 1 85o)
Devant le rei s^est arestez, Et dist en haut : c Or m^escotez. » Li reis se tôt et cil parla, (i85i)
One por poor rien n^i laissa;
1275 One ne laissa por çoardie
Que son message tôt ne die.
• Reis, » fait il, t jôtei sué messages : (i855)
c Bien est quel die et que tul saches
1259 jr y et i—6ojir vet tôt droit -«61 PC. va, il Va c.;^ ml't fièrement — 62 B Et contient soi, C Et se contient ; A Si se, P Et se — • 64 C Par la porte, ^ Tout a ceval; x sen monte sus, A en monta s., P m. la s. — 66 P Monte ens ; S S9,s.\yx qni\yaj\ 18 v. — 68 j^c. et prous. — 69 S la d.; ce y. est développé dans y énJv,: Les chevaliers passa très- tous (P empesa tous) Et vint tôt droit deuant le roi Par le palais sont mu tôt c. (P sîsent ml't c.) — 70 ^ Et après dist (y./*); X Puis H reconte s. — 71-2 m. dj^ — 72 jr or e. — 73 C test, BS tut, j« teut — 74 jr Rien p., y Aine p. ; xP ne H cela — 75 ^ Aine nel (P ne) ; B par — 76^ bien ne, C tost ne — 77 P R. dist il ; il R. escoùtes ie sui ; CP îe te sui ; E ie s. messagiers — 78 j^ Drois est que {P kel); x B. e. droi- ture que; S.'tu le' s., jr til s., il le sages, P le saices.
66
I28o
1285
1290
1295
i3oo
Por quçi. stf^ (% xr%mi% a tfi\ ; Jol te.dj^i:^^ CQUJaAA mci. Pues quç npic^viijyt dç 190 j^t^ Tu fe!s concor^Ç, a m W*^. Que tenissez Vqo,9K f^ 499*. Et de ço 1^ pluspça gtraxw- Or m'cijiY^^ ti? frér4 a. ^^ Et si tç iQai^49 i(Q paiC 9SÎt Que guerpisses ceste cité
Et li rengec^ li)^ reiimté*.
TuaseûHnv»VQft<Mîi . Ore te scnxçfl^t ^n W9W Que U ticn^c^lJi cpyeaiv^ç^», Si corn tu r^a {çl% fi^jçiç^ : Uns ^jtïz 9S^ tqsf pas^ç^ Li règnes a t^i* rçvei^iA. Prée tei quç U î^ i;^ ^ tçcr.^,^ Et si rêva aillpr^ coaquerre- Juras le luj, ti;^ t^c^ I|? $^ : Parjures; 1^^ s« iju nçn ^s,, Pqr estr^ w W 4ç*ir^tf3h Ne deis mentir tes leiautez;
(1860)
(i865)
(1868)
(1869) {1871)
(1872)
1279 PP9 ke; ;r^Je$ui^8o^iQ<e,FJouto;^ea|ta^ 81 Cquil;j^ P. ko te m. (v,/); ;ir atpa^-Sa xaoorde; jr C. fesis^ x^- a 1. 1 — 83 jr ifiaifi$in^^y to^oissea -. 84 P ft a dç cou, 5 De ce ad il — 85 jit top fte^ — 86 jc 4t par, ii bien p. — 88 5 rendes; H sa r. ; x E^ si Iço sentes r.. -v; 89 x ton an -^ 90 j^ Or te semoinc ie p,; jt Or si l« masde-^ 91^- m, ày ^gi S Que tu li t,. le^ oouenajKes; at sa c --n 92. S Si come tu len fis. fiances -• 931 jr A. I. -h ^o.(B unaans) — 94 X Puis a lautre an te r. -* 95 B £ri t. q. li laissiez --r. 96 x Si ten r. — 97 jr Tuli i, ; S Iq U — 98-9»i. à il t-^B /? Se tu li inens ties pariures^ x ^or tes ydres et sot tas dez; après^ ce V., X en ajoute 2. : Cest 09ttuenaQX(£ oonnenant) tu U iu« ras Se tu nel tiens pariur seras — 99 SP desirete ; x Pi per- dre .i. an terite — i3oo 5 ta le^tç, xF ta.(P teXioîapie.
i3o5
i3io
lOMâK M rateis 67
Et se tu bMii V%n TiitM «ienlir,
Cist barMt mI porront sofrir
Que tant prodome por s^ lei ( 1 875)
Chascuiift dVHs li mMitê aà M ;
Car tu n'^as borne 4a parage
Que tis fréra A^ait en ostage ;
Et est ass#z plus avenant
Que li tieDgis son covaaant
Et que l'adrecas envers fati,
Plus por ta ki que por faulnik n ( t Ma)
Ethioclia paa ne a^argoe^ (1887)
Et neporuec sa oolor mue;
Iriez fu 11 eu son corage,
Mais en paiz responi al message : (1 890)
i3iS ■ Se mis fir<re mande par vos
■ Riches hona es^, l'en sué yoîot :
1 One a nul jôr ne poirent esira
c De sa richece si ancestit.
• Se li laissoe cest paTs, ( 1 8^5)
I Sao « Il n'i serreii ja ttaMi ;
i3oi B li v.f C la v., r le v. — 2 il nel doivent ; x N. voudrait pas eil {B dit) consentir — S jr Nauendrok pas qvia p. ; A Mi't seroit lait que seul p. t. ^ 4 xA Tant baron (C barons^meniissenl lor £, P En voellent ta mentir lor f. -^6 B Gui u%; x frères — 7 il Et asses est ; x Mes ml't par est p. a. ; P Et est certes ml't a. ^ 8 JP Quil li tiegnent ; x tiaognea, A ttegnes — 9 jr tu tadresces vers 1. ; P Et que tant fajteae. 1. -— 10 A Ains p. t. f. que p. autrui, P Ke aies pais ensaole andui;>^ af.4v, ^ 11 A point ne, P nient ne -— 1% il Ma», ne pour eue ; P Et non pourquant c. en m. •« i3 ift Il fit i.) xl.isi ml't — f4 P .1. pedt r. — i5 &r Mon f. fiait il mande (x mant 1 il) par vous ^ 16 A Que rices e. -* 171 jr La metci dieu, j^ Aine diu merci ; x onc si aacestre, A hsîans ak, P li nostra a. — ^ 18 jr|rne pot estre-* 19-20 m. à P.-^igx lilessoie. — ao jt pas e.
63 ROMAN DE THiBBS
• Car il a la tanz granz adirés
t Que d'iceus ne li serreit guaires. t Dire li poez une rien : t Laist mei ester, si fera bien. (1900)
1 3a5 « Bel li porreit estre al seignor,
■ Se ci guarisseie a honor ;
■ Qir, se n^aveie bonor de ça,
• Jo m*en ireie a lui de la.
t Misirére est, 11 laiz serreit granz (i9o5)
1 33o t Que fusse povre et il mananz.
t La se repost a grant delét,
t O sa femne gése en son lét,
t Et jo deçà me contendrai
■ A poverté, si com porrai. (19 10)
1 335 • Corne amenreit si riche femne
t Come est la soe en icest legne?
c En son pals a grant plenté,
t Ici avreit grant poverté :
c Sa richece reprovereit ( > 9 1 5)
1 340 c Et tote jor nos maudireit ;
t Elle tencereit o mon père,
t O mes serors et o ma mère.
t Granz torz serreit que sa moillier
1 32 1 AC, illuec a si g. -^ is j^ Que de cest , x De cestui — i3 jr Mes par vous li mant u. r. — a5 S Beal ; A Mi't p. b. e., P M. b. p. e., X Estre ii puet b. ; 5 a s. — 26 y Se g. par h., jr Se ie puis ci (B ca) viure a anor — 27 jr se ie nauoie h. ca — 28 P Siroie iou; SC lui la -* 29 P Mes frères est lait s. grant; C est il 1.; ii la 1. — 3o A p. fuisse ; P Se iere poures et il auant; S et ii fusse m. — 3 1 il La soit en pais ; Sxy délit — 32 5 dorme, B gist, fy gise ; P Si gise od se f. ; Sxjr lit — 33 P me déduirai — 35 C Qucn ameroit, y Comment manroit ; A en icest règne — 36 jB Quest ; S sue, X seue, j^ soie ; C en ce r. ; ii Com la s. est si riche feme — 37 P palais — 39 P regreteroit, x reprocheroit — 40 j^ Et cascun i.,5 Et tôt i. — 41 «^ a m. p. — 42xjrA m. s. et a —43 S Grant tort, x Honte, j^ Granslais; P se sa^ xP moulliers«
i345
t35p
i355
i36o
ROMAN DE THÈMES 6g
t Nos demeiitst ici dangier. b (1920)
Tydeûs dist : • Or oi enjtn ;
Mais, par ma fei, ço n'iert oan
Qae il Vos laist issi la terre, ^
Ainceis vos en movra grant guerre ;
Ço sachiez bien que assez tost (1925)
Sor vos verreiz venir grant host.
Vos ueuz veiant prendron les prèles,
Et o engenz et o cerdeies
Nos acosteron si as murs
Ja ne serreiz dedenz seûrs. (i93o)
Por veir vos di, moût me merveil (1937)
Que ne prenez autre conseil.
Dont espérez aveir aiue ?
Quant vostre terre iert confondue ( 1 940]
Et maint baron en serront mort,
Li adrecereiz vos cest tort ;
Pues que vendra al grant destreit,
Vos li rendreiz, ço sai, son dreit ;
i344 ii.demenroit; x N. menast ici ses dangiers, P N. laidengoit por ses d. — 45 5 T. entendit lenian ; xy en- gan — 47 j5 lait; A ensi v. I.; xA sa t. — 48 P A. esmouera ; X en fera — 5o 5 Si ore vous verrexs; xA Verrez venir sus [B seur,^ sour)vous,P V. s. vous venir — 5i S oilz; CyV. vos eulz (y ex) ; S prendreion, xy prendront; B vos p. — 52 P as e. et as; 5 charcleis, x charcloies, j^ carcloies — 53 S al mur; P N. acosteromes as murs; A A. n. a ces m. — 54 x Ja nen iert nus, P Ne seras pas ; 5 seUr ; A Que ia ni es« teres segurs;j^ aj. 5 v. — 56 x nemprenez; S preignez, y prendes ; A millor c. — l^ S espeirez, P aesmes, x cuidiez vos — 58 P est c, SBA ert c. — 59 j^ Et li b., x Et tant b.; C barons ; y en ierent ^ 60 Jir A tart reconnoistras ton t., Y Del adrecier iert puis molt fort ^ 61 y quil — 62 5 ren- dreiez, x rendrez,^ rendres; xP Li r. vos (B rendras tu) trestout s. d. ; il sachies s. d.
70 ROMAM DB THÉBBS
< Vos li rendras Cote ta part, (194^)
I Mais donques le fereiz a tart. 1 365 < Mieuz vient que ore sens daaiâge
c Ait 11 vasMNis son hiretage. » . (1948)
Li reis 11 dist : c Moût i<8 Iddeis^ (1957)
t De bien parler iés asaes dois ;
c Tes paroles ses bien assirei 1 370 « MaiS| por rien que me saches dire, ( i960)
c Ne voudrai jo m'pnor guerpiri
• Tant com là puésse jor tenir; « Ne la guerpirai por menace
I Que reis ne dus ne cuens me face. • ( 1 964) 1 375 Et Tydetts lespont al rei : (1975 )
1 Or te somoign }o de ta fei»
« Car li termes est trespaaaes
c Qu'il deûst estre corones ;
I Vers lui u meines malenlent : i38o < A tort est reis qui sa fei ment» (1980)
• Se ne t^en vas, mal t^en vendra, c Ja nule rien fit f en gOafra,
c Qu^anceis que seit cist ans passez,
i363 5 rendreiez, P donres; A sacies sa p. — 64 5 fer- reiz; y M. dont le feras (P li donres) vous, jr M. ce sachiez lores ; A trop t. — 65 j^ Miex que ore s. d. ; j: Miex seroit or que — 66 B tes frères, C ton frère ;^ aj. 8v. — 67 5 leduis, CA loiduiz, B loduiz, P lieuwis (C/. 3846) — 68 [Sx d}xiz,y duis— 69 S Tels; jr b. conduire;^ Et mPt par ies {P Mi p. i. or) courtois messages — 70 B riens; 5 sachez; ;r M. ia jk* r. q. s.\y M. par nul droit que d. saces — 71 5 Je ne v. monor partir — 7a S le — 73 5 partirai — 74 5 countz ; y aj\ JO y. — 75 jr T, respondi,^ Dont a t. dit — 76 jr Dont te ; S semonge, x semon ie — 78 5 Qe il dust, y Que il doit — 79 J^ te conduis — 80 après ce verSf S en aj. 4 — %\ y Se ne li rens ; C ten ves ; BP maus, A mais ; P verra, S vien- dra; A tauenra — 8a il te g. ; 5 aj. 6 v. — 83 5 Qe ainces, A Ancois; P Âins ke li a. s. trespasses; x que c. a. s. p.
ItÔkÂN DE THËB^k
71
c Te monmrrbù téftt IxiUe ^fidtt. 1 38 5 « Se li mtir 'àè céstfc 'dtë
• Erent de ftr ô idiré,
« N'en remaindVèh utis tû éMatit,
• Se ne li ren^ ârôà cô^hàtt. I
(1985)
i^gib
1395
1400
Etbtoclès â tscote Com li ofessâgfes i* ))arfê ; Recoilli le en mautalenc Et respondM itioui fierettl'eht : Trop ses tslcotitémenc parler, Homes laMir et aViler : Qui de tei fi^ s6ti messàgier Ne voleit rien çâ e&pleitrer. Or 11 diras 'àt tneie part Çô que il a très 6ieh te gUart, Car ne vueil n^âis d'oré en avant Que 11 là'àpeàtit de «fovenànt ; Et sache bi'en, db quant qtié i'âi. Que ja plein jplé he l'en lâirài : Mais or verrai qui m'assaudra Et qui mes murs peceiera. »
(1990)
(1995)
(aooo)
1384 y mousterra ; 5 mil ; x Tamenrons. v.^. tù. ^ 85 x murs; P 6e tout 11 m. dé te c. — 85 C !éreût; P ôu au- tretel '^^ 87 x remeindra, S remendreit, y remanroit; P.i an s— 88 C ii tiens, A li fais; PSe tu ne f. — 89 il a demande »^^i x Touc en est plainz, A Vermels detiint, P D. T.; jr^ de m. ^ 92 A Si r. ; Ji: Si 11 respont — 93 5 seis 94 5 Et ibd 1., X Hoome 1. ; A AvilHer h. et blasmer, P^A. lome et bien b. ^ 95-6 intervertis dans jr — 96 ir cà r. ; A II ne V. ribns e. — 97 il Tu li, P Ce li ; ^ Or 11 di dont (J^ doâques) -<• 98 ir Que ce quil a ; A Chou quil a la que b. ; 5 qa t b. g. -^ 99 C le àen, B lé lie, A Et ne, P Né né ^ 1401 A t|ttaflques =- 1 5 {). gant \ y ût li ; A donrai -* 3-4 m. a P. -^ 3 il Ôr V. ibu, x Or si verrons — 4 4f Ne qui plus de nous i vaudra {B voudra).
7a
ROMAN DE THÈBES
1405 Tydeûs dist : c Mar le parlas : (20o5)
• Vueilles o non» tu li rendras, t Son covenant li as mentii
c De soe part ci te desfi. t Fai faire paliz et fossoirs 141 o « Et redrecier tes aleoirs:
• A tart serrant mais reparé
• Li vieil mur de ceste cité. • (20 1 a)
Tydeûs as barons se tome : (201 5)
N'i a celui n'ait face morne, 141 5 Car il sévent bien que senz dote La contrée en guastera tote ; Mais le rei n*osent contredire, Por ce quel sévent de grant ire : (2020)
• Seignor, > fait il, c entendez mei : 1420 « Oï avez de vostre rei^
c Que tôt pleinement se parjure,
c Que ester ne vueut a dreiture. (2024)
c Polinicès somont par mei (2o35)
1405 A mal — 6 5 tu le, A tôt li — 7 Jir De c. — 8 AC De la s. p. te; P iou te; SP defili -—95 pales; x Or fai f. piex et ; C fesoirs; j^ Or f. garnir ces hautes tors — 10 j5 re- drece; y ces (P tesj aleours, B t. aloirs, C t. alouers — 11 A Car t., P Que t.; 5 repaire, x redrecie, y releue «*. 12 5 veil; A Li murail; P Li vies mural de te c, x Li viez (E viex) palis {fi paullis) iet ne fichie \fi ftcitz); y aj. 2 y. — 1 3 j^ En après se (P sen) t. as b. — 14 B ne f.; SC qui ne soit m. ;^ ne s. enbrons — 18 j5 Quar il le voient b. ;^ C. b. s. sans nule d.— 16 x c. gastera ; y Quil gasteront (P Que gastera) la cite t. -^ ly B lor, Cli; 5 M. nen o. le r. des- dire — 18 5 qe li s. ;^ Carmrt (P trop) le s.; S aj\ 2 v. — 19 S Seignors; A escoutes, P escoute — 21-2 intervertis dans 5 — 21 B Qui tant, Cy Qui tôt; S plaignement — 22 x Ne pas ne v. estre, j^ Et estre ne v.; P en d.
ROMAN DE THÈBES 73
t Ceus qui d^est pltit li sont par fei 1425 ■ Que tost eu Grèce a lui en viengent
t Et de la guerre o lui se tiengent :
I Qui guerpira terre ne fué,
1 Rendra le^uJ, pleiges l'en sué; (^040)
I Et n'ait il ja crème d'aveir, 1430 • Car une rien poez saveir :
c Moût a argent et plus a or,
■ Soz ciel nen a si gent tensor ;
t A sa maisniée le dorra,
t Ja autre guarde n'en fera. 1 (2046)
1435 One n*i ot si riche baron (2o5i)
Qui li delst ne o ne non :
Tuit li baron sont en escot,
Li plus riches ne sone mot.
Quant il veit qu^il n^i fera al, (2o55)
1440 Torne le chief de son cheval -, (2o58)
Ne li reis ne l'a herbergié, (^oSg)
Ne cil ne prent a lui congié. (2060)
1424 S dist p., B del p., C tel p.\y Qui de cest p. ; P a foi — 15 ;r Quen g. t. a lui ; x Q- tout ; A se v. ; .r viengnent, X viegnent — a6 xP a lui ; x tiengnent, y tiegnent — 27 jt Q. g. t. por lui, X Q« fi®^ ou t. (P;et terres) gerpira — 28 5 Ren- drai ie lui plegge ; B R. li (v. /.), C R. la li\Jcy pl®8^s« ^ en sui ;^ P. en s. quil li rendra — 29 il Et si nait ia, P Et naies ia ; xA crieme, P criesme. — 3oB riens ; x puisse s. — 3i X et ml't a — 32 C grant; j^ Dusques (P luskes) la na plus bel : xjr trésor — 34 C sera; y aj. 4v. — 35 y Aine; x Onques ni ot un seul baron — 36 P Kl i ; C ho, 5 oi — 37 C s. d'un acort;r Li (P Et \i) plus rice lont (P ontj escoute — 38 C Le p. cointe, B Li p. cointes ; y Onques ni ot .1 mot sone — 39-40 y déyeL en 4 v. ; Q. ce voit (P il vit) quil ni puet rien faire Et ke nul bien nen pora traire II ni (P ne) set mais rien que (P a eus) plaidier T. le c. de s. des- trier — 39 S qil ne, C que ni — 4a P Ne il ; j^ prist ; 5 Et il sen torne sanz c. ; y aj, 2 v,et donne ensuite les v. 144^52.
74 ÈÙnkH DÉ TRÈBBS
Par lu ttle ttilt len ^af olctaft ^ (2067)
Et It messa^ fondent lœm ; (206!) 1 445 Vm/È a l'autre dit leh re^titf : c Bien parole t:i1, par taà foi !
c Por parier A^Qvi riéto )Mnrâu, (2069)
c Qui Ten M&t dreh cotiieiftu. ^ (2070)
Li messages tu Vàit })ô1gftà1ht (2o63)
1450 Et son espié Vait bnndik^ht \
Ço est signes dé guerreier
Et del palk tpx eissillier. (2066)
Li reis i fist tralson gràht,
Mais onc n^en àla eh aVant. 1455 11 s'en est leveî de la tablé, (2071)
Si apéle son conestablé,
Et de ses privez énnettiént
Fait apeler céléehlent ; (2074)
Si lor dist : c N'os tiett faies aîàis, 1460 « Se li messages s'en vait vis. »
Pramis lor a or et argent,
Mttls et chevaus a lor talent*
Cil s*en vont vlaE an boataus, (2087)
Sèles font mètre tn lor chevaUi : (iôJBS)
1443-4 tt -47-S Sànt plates dans y après ^52 ("45-6 matt" quent) — 43 B parloîent ; A Par le palais t. en parlèrent — 44 B Le m. f. Icoient, A Et le m. mrt loerent — 45-6 m. àxy
— 47 5 nad il r. ; P P. bien p. not r. p. — 48 j: li ; ^ d. lî e. c. — 4$ C Le message; Sx sen; y Vers Gresse sen reua p.
— 50iie$piel; P bien b. — Sur Ce; C signe— 53 Jir fet — 54 Jir M. ia nen ira — SS^* Li rois se Heue de — 56 5 Apeler fist, $y ^\ {yECi apela — 57 r s. barons ^ 58 5 Ffist;
— y prtueexùent ; S aj. 2 v. — 5g-62 y déifel, en 12 v, — 59 S niestesmis» ;r nestes mes. — 61 x Promis — 62 jr Et conroit tout a; S aj, 2 v. ^ 63 S vials ; x 'sen tornent ; y Courant Sen y.\ xy b. lor 0. — • 64 i* F. s. m., x S. metent, X M. !•; jr a lor; P sorc.
«MiAN DB THins jb
1465 anquante fnrént •cfeiviliér) Qui si virent te tnessagier^ Eslét en sont li plat i^ltt Et li plus -fort et li plus fier. Tôt bèlcmsnt «t â celé
1 479 S'en éssent fors 4e k cittf Par une soutive poittrot» Que fu d'à val devim gualeme,
Les escuz as cous leitgleiiMnt, (2095)
Por chevauchief legiérement. 4475 Cinquante furent €ompaignoil> ^
N'i ot escuier ne garçon : (2098)
Chascuni des cinquante par lei (a i o i )
De hardement valeit un rti. Il 8*adrecent par autre veie^
1480 Et Tydeûs moût poa espleie : (a«>4) Son cheval crent por rahanagè, (2 107) Li lor son t frès et de grant rage • (2108) A tart avra aioementi
Se sa proe» nel défont i
1465-70^ réduit i 4 V. : Et a .1. ceualiers Des miliours et des plus prisies (P De le cite des plus legiers) Quil ont (P ot) se- mons priueement Fors (P Hors) sen issent ceieeœent — 66 X Qui (B Et) vont après -* 67 5 Esseis sen ; B eslit, C ellit - — 70 5 eissent, x issent; B hors -^ji SA soltiue, P anchi« jene; C poterne — 72 5 Qi, xr Qui ; Cy aual ; S vers ; P Kî a. ftt d. salerne '^ j3 P so^ement — 75 P f. cheuallier (c/. A s/ 00) — 76 5garcion; Pg. ni escuier /t/. A 2099); A aj* 2 V. .* Ni ot geudon ni esquiier Ains furent tôt bon cheualier faogg*2iooJ — 77-8 P G. quidoit mrt bien de soi Valoir mrt miex du cors dun roi-* 78 CS Par h.; il valut •^.79^ ceuaucent— 80 x Mes t. gueres nesploie; S espleitie ;jr Que t. nul dans ne voie, j^iiû 2 v. spéciaux'^ Si S la faanage^ C lahenage, x ^^ voiage — 82 C Si i. s.^ P Cil les ont ; S frais, C fier; 5 aj. 2 y. — 83-6 m. d j^ — 83 jr aidement »*» 84 x desfent.
76 ROMAN DE THÊBES
1485 Mout li sont or loign si ami
Et trop procbien si enemi.
Li trtitor quil vont sÎTant (2109)
A rencontre li vont davant;
El chief del bos sont embuschié 1490 Et sor lor hanstes apoié.
La li sont aie a rencontre
Ou Spins soleit estre li monstre,
Qui les homes por deviner (> î 1 5 }
Soleit ocirre et afoler : 1495 Ço fu uns pas que mout fu griés,
Maint home i ont perdu les cbiés.
Par son la nuét, en un sentier,
S'embuschiérent li chevalier. (2 1 20)
Vueille o ne vueille Tydeûs, 1 5oo Venir l'estuet a cel pertus ;
A cel pertus venir Pestuet,
Car par autre passer ne puet.
Cil ont porpris le pas davant, (2 1 25)
Et Tydetis vint chevauchant.
i5o5 Li soleuz ert ja resconsez
1485 X Loing li s. ore s. a.— 86 S procein, ^r prochain; X anemi — 87 jt- quel, P Kel ; S seuant — 88 C li sunt ; xy deuant — 89 CAu c.\x dunb.;jirembuchîe,jr embuissie — 90 C les; S hastes, x hantes, y lances — > 91 C alez, A venu — 92 X Ou il s. auoir .i. m. — 93 P Cis ; S por y passer — 94 5^ ocirc — 95 xy qui ; j5 Ce f. spyns q. — 96 S Ou m. h. o. p. le chies — 97 C sonz ; 5 la noit, x la nuit, P le voie ; À Dales le rue ; x en cel s. — o/èy Sembuissierent — 99 S Voil ge ou ne voil ge ; P V v. v non dans Hiîdeus — i5oo B pertius, A pertrius, P pertrus — i x pertuis, A pertros, P pertniis — 2 xP p. aillors; B aler ne p. — 3 P le lieu ; xy deuant — 4P vient, A va — 5 5 soleilzi B solauz; y solaus;5 reconsezy C esconssez, y esconses.
ROMAN DB THÈSES 77
Et li jorz ert toz avesprez ; (2 1 28).
La lune liéve, si luist der.
Et cil espleite de l*aler.
Sor ior aguait s^est embatuz» (2 1 33)
1 5 1 o Mais nés a pas apercettz»
Jusque ior clievaus ot frémir
Et ior escuz veit resplendir.
Soz son escu guarde a senestre.
Aperçut les : n*i vousist estre, (21 38}
1 5 1 5 Mais nequedent en son congé
Moût prent en sei grant vasselage.
Auques de loign les aperceit, (^143)
Car la lune moût clér luiseit : U 144)
Il sét bien que il est traîz, (2 1 39)
1 520 Mais ne s'est pas espooriz ;
Proece ot grant et bardement,
Si parole seûrement; (2142)
Il s'en traverse en mé la lande, (2145)
A cens parla» si Ior demande :
i5o6B est ;^ Et t. li i. e. trespasses — 7-8 A II ert ia grant pièce de nuit Et li lune luisoit ie quit, P II estoit ia tout pure nuis Quant il vint près de mal pertruis (cf, U y. suivant de A); A aj. 2, y., dont le 2* représente le v. i5og; Ains quil venist a malpertrus lUoec est sor aus embatus; les 2 y. ajoutés par P développent les 2 qui précèdent : Nuis iert quant vint ens ei val brune Mais ke ml't cler luisoit li lune
— 7 X fist c. — 9 C Sus; X est e., A en est venus ; S embatu
— 10 j^ Et (P mais) ne sest p. a. ; 5 aparceu — 1 1 jt Jusques, A Dusque, P Desque ; xy 1. armes ; B oit, P voit — 1 2 5 vit ; jr Contre la lune r. — 14 S Apercent — 1 5-6 m. 4 j^ — 1 5 j: ne (B non) porquant ^ 16 j5 Emprent, C Reprent — 17-8 sont placés dans Y après •22 — 175 aperceut — 19 jr très b. quil ; A ml't b. quil fu ^ 20 P espaueris, A espaoris; x sen e. p. esbahis — 2 1 5 a g. — 22 jB Si parlera s. ; C hardie- ment;^ Et parla ml't s. — 23 A II se t. par, P 11 t. parmi, x Arestes sest (B est) enmi ; S mie — 24 ^r Parole a eus, P De leur iestre, A De loing p.
78 HOMAN Dl THAMES
I iaSi « Quai gent Mêb^ qrû cl giMiito»
« Et en cest bos vos lapitiiesi?
« Larron estes o maie gaot^
« Si corn jo cvit a «dteni. (a 1 5o)
«^Mais por neieM vos rcpoaw, 1 53o « Car toz sué souSi iMcn te rfn;
« A cest afaire o mai a^ai at
« Que mies armes at non ckaval.
« Se VOS o mai voles joscar, (ai55}
« NM avez mais que damoraf : 1 535 « En cest chcmia cl vos atent.
« Ou vos rendrai" teraeiaaMOl. »
Cil ne li ont un mot soné,
Ains sont tôt pnsc at acesmé;
Saillent de lor eml^viscbeBionty 1 540 Si] requièrent espessamea»; (a i6a)
Escrié Pont et enval, (2172)
De totes pars Tont assailli. U 1 7 0
Il le cuidiérent scmpres prendre^ (a 1 6 3)
iiSaS BÂ Qnal, CQoiax, SP Quala; 5 gaaic, Cgaa», ^gen» '^%6xQ%ii eac. b* v. embitclûaa; 5 tapisses— a7'5brLar^ roas ; Aétm,-^ 2%x mon e., P a antiant ; A Ce saefaiea bien a e. •-'- 29 S nàeat^ C néant, J^ noient — 3o A saaes (VèH /'asowf annulés par un point placé au-dessous) — 3i >* Ea ; i4 c. betoîng ni ai iou al ; P iou^ aai al ; x Nai compain- gQonoe boa ne mal-- 3a y Fors seul mon cors et mon c. — 33 xy V. a moi L — 34 jyr Vous ni auex; A ka ares- ter -^ 35 jr Trestoua seula ici senglament — 36 il Ci y^. tenrai^ x Tendre a v. t. — 37 S Et cil ne li o. m. — 3^ X Mes garni s. et; S aceme — 39^4 Issent, P Siéent; x a»* buehement, y ambuissemeat — 40 5 R. le a. ; i4 ml'î aspre- meat^ P m. fieremeat; C Si le r. a. — 4»-» y place cm vers aimni -4g et tes intervertit — 41 A at assailli — 4a C soat aati,r^«>«*»"*^i— ^3 5 quiderent, x cuiderent^j^ quidierent ; A errant p .
wmmmmmn^a^K^i^Kmmmm^Ê^mmmm^immmmm^mmmwB^^^^^^m^^m^^^ma^Êgg^m^^^^^^m^mm^
WHM\ DI THà^^ f%
Mais il fu pijçç J^ ^ 4eftn4r^ l (a 1 64)
.1 545 Moût se defen t biqo de; tr^e^lCMl^ (2167)
Corne vassaui ImmxM^ e^ B^^p^ (^Xi^
Tydeûs moût fort 11^ dAÇ^i}^ (a 1 65 )
Et combat s^ iMiçdiçp^at* (a 1 66)
#
Primes Passaut J;9CQIm4%. (^173)
i55o Qui lor maUfte: fù, fi Ipr: 4w :
Deus Pa gu^n et ci«ÇB|id«,
Qu'il ne Va p^ itCQU^ett.: (2 1 76)
Tuit li UnçpRH fspem^l^lll: (a 1 79)
Et Passail^t mq^( ^Cf mfPt ; 1 5 5 5 Estor li donent gj^^nt et (art :
Poor i puet «veji' 4^ imiîl» (2182}
S*espee trait, que ^ 40Q^ (21 85)
Oëneûs, qu^nt Pa4o1P4 :
Ne la retient £ers ipve «içiqiYi. 1 56o One tant booe n*ot çb^vAJ^c^
Galanz li févre ^: fpjrjfi
Et danz Voka^s ^ U^e|« : (2190)
1544 S proz ; X bien prest de C^ près du) d. ; j^ al d. » 45-6 5011/ placés dans y après -48^ puis viennent les y. 1 607-8 ^.^5 $ tL fort se 4efendeit. 4e eux tous ; 4 yars. tres|QiiA ^ 46,5 Corne hardis et çqme p» -^ 4# j^ $es. enu^s^i ^ Kt les rassai(t; C mVx fièrement — 49 ^ Premier « P Pr^emi^cS) Ç iaçhoniu^, B iaconius; jr li lance Fidimus -^ Sq §jr Q^i (F CU) ert lour sires (A m^istres); J^ ma^stres ert -^ 5i xMe» damedieu la desfendu — 5a A Que il n^ U a., j?t(i> 2 v« spé- ciqjix — 53 JT i i.; A Ml't lassaient e., P T. te4C»ucC!A.( e. — 54 C Q. fièrement; A Et enuaissent iispremAnt, P Et encaw:ent hardieipent — 55 4 U r^ndent^ P li liurent — • 56 ^ i pot» P poet bipn ; y aj\ 2 y. — 57 5 Sçspipo^ Lespfl»^ A tint» 5 traist r-f 58 A qu^nt il —^ 59 4 E)e trenc% {. et a* — * 6q C Aio^ si, j5 Ne t.^P Naii^c t., 4 Onqu/Ks ; P boin.QffU ot, 4 mîudre? not -r- 61 ^ Qales — 6^ 54 vvlcans» P Vlgam ;. C Et y olcaAus ; 5 le trejc^u.
80 ROMAK DB THftBES
Treis déesses ot al temprer
Et treis fées al tresgeter. r565 Ja por nul coup ne pleiera,
Ne ja rolz n'i aerdra ;
Ne ja nus bon n'en iert navrez
Qui de la plaie seit sanez. (2196)
Féru en a le chevalier (saoi)
1 570 Et tôt tendu jusqu'al braier
Qui primerains a lui lança ;
As autres dist : « Traiez vos la,
« Car m'espee trenche moût fort. (22o5)
c Jo vos défi trestoz de mort : 1 575 « A tart avra aiuement
« Cui jo ferrai par mautalent* »
Li traltor sont irascu
Del compagnon qu*il ont perdu; (2210)
Moût se peinent de lui vengier ; i58o As vos Testor grant et plenier.
Il Pont féru de tal vertu
Que del cheval Pont abatu ;
Pues li dient : « Vos estes jus, (22 1 5)
« Ore est vengiez Jaconeûs.
t563 Sdeuesses, y diuesses^j^ au mauUer, x au tremper; P .nii. d. au m. — 64 P au temprer (v, /.); x ot au faer; x aj. 4Vé <— 65 5 p. une c. ne pliera — 66 C rooull, B reins, A ruis ; S roille ne coildra ; P Nen rumiure na ierdra — 67 P nen i. n. h. n. ; xA ert ; 5 naufrez — Après -68, y aj. 4 V. — 69 y Fidimon en a si feni. — 70 jB iusquel ; y Que dusquau caint (P duskel chaînt) la porfendu — 71 5 a li;^ Cest cil qui primes li ianca (P lencaucha) -^ 72 ^ t. en la — 74j^ Si V. manace de la (P tous de) m. — 7S jr Par lui (B li) aurai aîdement ; S aiument — 76 A\ttï\x Car ien f. mPt durement — 78 jr Du chevavalier, A De lor signer, P De Fidimun — 79 5 sci — 8e x Ez, y Es ; ^ v. esteur — 81 B Il o., y Vii. lent; Q^ par tel — 83 5 Peis;^ li ont dit — 84 X iacenius ; A Ja ert v. dans fidimus, P V. sommes de f.
ROMAN DE THÊBBS 8 1
ib85 — Seignor, » fait Tydeûs, c nel dites!
c Bien m^en devreie raler quites :
« Messages ne devreit, por veir,
« Ne mal oîr, ne mal aveir. »
Li traitor de ço n^ont cure, 1 590 Ainz l'assaillent par grant [ardure (2222)
Et s'escrient : t Ferez, baron ! »
Cil se defent corne leon ;
Mais il est sous, si vait lassant, (2223)
Et cil le vont fort empressant. (2224)
iSgS Joste sei vit un haut rochier
Qui moût ert bons a guerreier;
En sus monta, lor euz véiant :
Or mais orreiz bataille grant.
La roche est fort et defensable, 1600 Ja dis fu niz a un deable :
Spins i estut al tens antif,
Qui maint franc home fist chaitif.
Se nus d'eus est qui la Tassaille, (223 1)
Défendre s'i voudra senz faille. i6o5 Cil i vienent de grant randon,
1 $85-90 m. à SB^^SS C Seingnors dîst t.; j^f. il; A por Oiu ne d., P hui mais nel d. — S6jr B. en — 87 A Li m. ne doit, P Mes ne doit riens dire — 89 CA Ne bien o., P Nul m. o. ^90 j^langoussent a desmesure — 91-2 m. ày — 91 S Puis sescriens ; jc Et cil se desfent des barons — 92 5 leons ; X Preuz et hardis conme lyons — 93 C M. il seus se vet si 1. — 94 x trop, A ml't; By apressant — iSg5-i6o2 y donne une rédaction différente en 6 y, ^^ gS B J. lui — 96 B c. bîax — 97 5 Ënz i m. , B Monte sen sus, C Montez sen sont ; S lez oilz — 98 5 Que orreis mais b. ; x Et cil li viennent au deuant — 1600 B spin, S ni, C nis ; B diable -— i Sy estuet ; B Puisescut au t. a. — Après -3, S aj. 2 v. ; -3 '4 m. à x — 3 ii Se n. est qui illuec, P Sil est hom ki i. — 4 ;r se — 5 C li V. ; Sy Cil lenchaucent a esperan.
Sa EOMAN DB THÊBES
A pié rassaillent environ ; (2234)
Il l'assaillent de totes parz U169)
Et li lancent esmoluz darz ; (2170)
Escrient lui mal la garra, 1610 Ne en roche, ne ça, ne la ;
Mais en la roche a bon guarant : Ne crent neient fors de davant.
Moût lor avint fort aventure ; (aa35)
A lui fu bone et a eus dure. 1 6 1 3 A mont ot une pierre bise,
Que sor les autres fu assise;
Mais par somet si se teneit,
Que por un poi qu'el ne cheeit. (2240)
La pierre par esteit tant grant, 1620 Doze buef ne la traïssant*
Tydeûs Tempeint contre val, (2241)
Frémir en fait tôt le costal :
Cui ele en sa veie aconsiut.
1606 S Al pieu lassaillent eauiour, x Si lasaiUent tout envi- ron — 7-8 intervertis dans C (aussi, en partie^ dans y), sont placés dans X après 1546 ^j Cy Ex (y Cil) li lancent; C es- moluz darz — 8 j^ Espessement lour molus ; C Ml't li grieuent de toutes parz ; 5 e. les d. — * 9*12 m. 4^ — 9 S Cil sescrierent m. g. ; C mar — 10 5 en rochier --^^ 1 1 5 M. le roche H est g. — i s 5 nient ; x rien {B riens) fors que dt d. (B que seul d.) — 1 3 P avient fors : C fiere, A forte -^ 14 P A lun fu boin a lautre d. -* 16 5 Qi, xy Qui — 17 ^r M. a si (B li) petit se, P M. tant souiement se ; il M. en soumet si pot t. — 18 C par un pou ; P Por .i. petit; j^ que ne; S qcle ne cheii — 19-ao m. 4^ — 19 X Thideus voit la p, g. — ao 5 Ooz boefs ; x Oesor les autres enpendant — a 1 ^ la em** painte aual ; x De grant vertu lempaint a. <- as P Ploier eu f.; il Tôt en f. fr. le rocal — a3 S Qi en, il Mais qui en ; P a sa ; B aconsuit, C aconcut, S aconsut, il oonsut, P consiut.
ROMAN DE THÈBBS 83
Poez saveir qtie mort reçut. 1635 Aconsiut en barons de pree, (2245)
Jo ne sai bien o nuef o dez :
Cil ne li feront mais bué presse,
Ne nule rien dont il sMraisse. (2248)
Del mieuz erent de lor pals : x63o Therus i esteit et Halys,
Et Dorylas et Fedimus.
Ceus ne crendra mais Tydells :
La pierre les a si feruz (2249)
Que morz les a et confonduz. (2250)
i635 Li autre vont desconfortant
Et vont sovent entre eus disant :
fl Deables est cil vetrement,
• Que nés o pierres se defent I • Quant il les vit issi trembler,
1640 Comença les a degaber :
• Geste fièvre, mon escient, (2285) fl Vos est prise par bardement.
1624 BP rechut ^ 25 5 Aconsut, x -uit; B des b. ; y Eie aconsiut (P -ieut); xx pris — 26 Jt s. pas, P s. quans; A Ne sai lequel; S nef; x dis,^ .x. — 27 xA huimes p.; S lof ferront m. ot ; P Icii ne fisent aine puis p. — 18 jr^r riens; S sairesse, C siresse ; BP dont {P kii) li desplatse — 29«32 ffi. Ày; ^2 g est dans jt, qui donne ensuite i*j ¥. in^ dépendants — 29 jt Du (B Des) m. estoient du p. — 3o Ms. ert et naelys — 32 Ms. criendra — 33 P Li roce ; x Si les a la p. f . ; 5 a conseuz — 34 ^r M. les a louz^puis y donne 2 v. spéciaux et à la suite les v. i663'86 ^"A 2253^4 et 2257-78) — 35-8 w. à y. Pour le détail dey^ qui bouleverse et modifie tout le passage, du y. i€35 au y. 16S6, yoye^ V Appendice m— 35 C autres <— 36 x Et V. e. chascun d. — 37 £ cist v. — 38 x Qui ; S Qe nis oue — 39-40 y déveL en 6 y., qui sont placés après i63S (V, App, III, V. 227g'84J ^ 40 S deiauer; C si les c. a guaber »» 41 il C. tranblois; P mien entient «^ 42 5 pris pur b.; ;rde h.
84 ROMAN DB THÈBES
< Se de cest mal guarir volez,
« Un sol petit or m^atendez : 1 64$ • Geste espee vos guarira,
c Car reliques bones i a. > (2290)
A terre saut isnèlement.
Sis envaist hardiemeat :
Cui il consiut ne vait avant, (2295 )
1 65o Ne ja de mort n'avra guarant. (2296)
II saut a mont et pues a val,
En guise de prode vassal;
De totes parz les abat morz
Par vasselage et par esforz ; 1 655 Et quant li autre se restreignent,
Pas avant autre a mont le meinent.
Il le cuidiérent a mont prendre :
Cil entent fort a sei défendre ;
Et neporuec guaires nés dote, 1660 Ainceis les rue a val et bote.
Moût grant bataille lor tendeit
Por la roche, quel defendeit.
Tydeûs est en moût fort lou : (2253)
1643 A Et se g. vous en v. — 44 il J. s, p. dont, P J. p. d. si, xJ. s. petitet <— 4S x en garru — 46 P fortes, C mit fore, B meills f. — 4^-8 m, à A, — 47 Ps. hardiement — 48 B Sus euls en vait ; x ml't fièrement, P isnellement ; x aj, 4 V. — 49 5 Qi; 5 conseut, x consuit; A par dedeuant, P p. auenant, x p. mi le fent — So^ Onques de m. nen ot g. — 51-62 m, à y — 52 B A, g. ; X preux; S Enuaist les corne v. — 53 5 touz — 54 jr Ainsiht {B Ainsi) abesse leur e. ; S efforz — 55 5 restrenient ; jr Com il se resforcent etpainent
— 56 jr Par leur force amont le ramainent — 57 jr cuidoient
— 58 Mes il se set bien deus d. — Sg x Et nepourquant. — 60 S Ainces les ruse ; x hurte — 61 jr rendoit — 62 S qii; X qui fort estoit — Ayant -63, y a 2 v,à peu près de même sens : T. est en .i. liu tal Ne crient que hom ii face mal {A 225 1-2); les V, iSôJ^Sô sont placés dans y après s 634 — 63 X si f. ; Sxy leu.
ROMAN DE THÈBES 85
Ne crent engegn, ne fer, ne fou, (2254]
i665 Ne mais sol davant a rentrée. (2257)
Celé lor defent o l'espee :
Cil qui premiers i enterra
Moût chiérement le comperra. (2260)
One ne fu porte si vendue, 1670 Ne par portier si défendue.
Par l'entrée, que fu faitice
En la fort pierre entaîlleîce,
L^assaillent trestuit a un front, (2265)
Et qui ainz ainz montent a mont. 1 675 Mais Tydetts fort se defent,
Cui il consiut, par mé le fent ;
Cous done merveillos et granz :
One ne dona meillors RoUanz. (2270)
De premier en a tant ocis 1 680 Que o les morz abat les vis ;
Car li mort qui d^a mont rabatent
Encontre val les vis abatent.
Cil qui iluec chiet n'en reliéve : (2275)
Morir l'estuet, iluec achiéve.
1664 Sxy feu ; A aj. 2 v. — ôS SxP deuant ; il Ni a garde fors a ; P Se d. nest a lentree — 66 5 Gel lor défendra, A Celi desfendra, x Ce leur desfent bien, P Gel d. il si; 5 oue lespe, x a sespee, y a lespee — - 67 5 premers i en- trera; P Que c. ki p. e. — 68 5 le comparra, B lachetera
— 70 P Ne por — 71 5 fatice — 73 S Et en la p.; CP tailleice — 73 y Lassalirent tôt; S trestout, B trestous
— 74 j' Et que mis mix en vont a m. — 76 5 conseut, x consuit; S mie, xy mï — 78 P Aine; C nel d. meil- lor; A Miilors ne d. hom viuans — 79 xP Des premerains, A De ceis deuant — 81 5Et li ; C les mors; 5rubatent^ 83 A Et qui aual c, P Et ki la c. pas ; xy ne — 84 ^r Toutes hontes i. a., A T. ses oeuresi a., P Car thideus ml't les agrieue.
86 i685
1690
1695
1700
ROMAN DE THàBES
Li lor se vont afebleiant : Moui volcntiers s'en tornissani, Ne fust Gualerans de Sipont, Qui de part le rei les somont : Mauvaise gent, que porron dire» Quant nos demandera noz sire Que avon fait del messagier Qui le laidi a son mangier ? Davant nos le clama parjure : A trestoz nos penser en dure. Mar torneron en noz paîs. Se nel rendon o mort o pris. Mauvaise gent» que li diron Et davant lui cornent iron ? Ço serra nostre grant vergoigne, S'issi s'estort de la bosoigne ; Granz laiz iert que par un escu Seient tant chevalier vencu :
(2278)
(23o5)
(23lO)
(aSii)
(23i5)
i685-6P dével, en 4 v. : Li 1. en v. ml't alasquant Et leur asaut afebloiant Trop volentiers sen retornaissent Se par honte ne le laissaissent — 85 il II se v. ml't a. — 86 5 tornas- sant, BP retornaissent ; A Et lour estor entrelaissant {Cf. P)
— 87-8 diffèrent dans y^ qui donne avant 6 autres v. (V,Ap' pend, m, v. 22gy'23o4); ^ place après 1688^ avec une légère modification^ les v. lôgS^ô — 87 5 Sypont, x Cypoat
— 88 jr par — 89 5 poon; j^ Signor fait il (P dist il) — 90 B Q. vous; S nus — 92 5 laidit; y Q. lait 11 dist — 93 il Oiant, X Deuant; 5 li c. — 94 jr Ni a celui; Sx peser; X nen d. ; j^ Et a nous tous (P Et lui et n.) fist grant laidure — 95-6 m. à y et sont placés dans x 6 v. plus haut {après i688) — 93 Sx Mal ; x torneront en lor p. — 96 ;ir Sil nel rendent — 97 5 dirron — 98 5 li c. irron ; A venrops
— 99 Jf Car ce s. n. v. — 1700 A Sensi e.; 5 dy ceste b. (v*/.); ^P Se nacheuons ceste b. ; SxP bes., A besogne — I C G. honte; B est que» Cy ert quant — 2^ Tant c. se- ront v.
ROMAN DB THÈBES 87
c Neporquant de tôt son empére
c Nos cuida hué li reis eslére. » (a3i8)
1705 A icest mot tornent ariére :
Ja li rendront bataille fiére, Car ensemble de totes parz (2323)
Li ont lanciez esmoluz darz. (2324)
Sis haubers fausse et sis esouz» (2329)
1710 Car d*or en autre fu fenduz. (233o|
Moût pert del sanc, la color mue, (2327)
Et ne por quant moût s^esvertue ; (2328)
Defent sei o le brant d'acier, (233i)
Dont a ocis maint chevalier;
1 7 1 5 Moût se defent de grant vigor, Car il ne trueve o eus amor. Forment se painent cil del prendre Et il encontre del défendre. (2336)
Ocis lor a le conestable
1720 Et son nevOy Vougrin de Naple :
1703 B Ne pourec ; C Pour les meiliors, y Des plus har- dis ; Cy de son e. ; S empiere, xjr empire — 4 5 oi, xy hui; Sy eslire, x ellire — 5-6 y dével, en 4 y. : A cest mot se vont raliant Et li uns l'autre regardant (P rapiellant) Or sen tornent (P Or retornent) vers lui arrière Ja i ara (P li rendront) bataille fiere — y y Tôt e. de pluisors pars — SA lancie; S Li lanceront, P Li lancierent;^ aj. 2 v. et donne ensuite les y. i y 28^4^ puis les y, i';2i'-2^ que P place après 1728 ^ g S osbercs fause ; A Depercie ii ont son escu, P Perchie li o. s. boin e. *— 10 j^ Et son hauberc tôt desrompu — 1 1 P Trop p. \y du, C de — 12 5fort — i3 P D. lui fort del b.f A D. s. bien al b. — 14 jr D. il a mort — 16 x a eus, ^ en als — 17 P de p. ; il p. de lui pr. — 18 SP Et cil ; C e. eulz ; CP de d. ; j^ aj, 34 v., dont les 2 derniers corres^ pondent, pour le sens, aux y, iyig'20y mais diffèrent — 19 j: O. i est li connestables — 20 5 neuou ; x Et .i. sien (B siens) nies morgan (B vulgan) de nables.
88
ROMAN DE THÈSES
1725
1730
1735
1740
Pués que il virent ces dous morz^ Petiz fu pués li lor esforz. Il sVn comencent a foïr Et lor chevaus toz a guerpir, Quant Gualerans li proz les tint, Cui malement pués en avint. Toz les apèle par lor nons : Estez, » fait il, « fil a barons. Franc chevalier, maisniée a rei, For quei fuiez a tal desrei ? Ou sont les granz chevaleries Dont vos vantez a voz amies? Ou sont, seignor, les granz colées Dont vos vantez as cheminées ? Et li orgueil et les menaces, Que soiiez faire en cez places ? Venu estes a la destrece : Or verron bien vostre proece. Estez, » fait il, « tornez ariére. Membre vos de la geste fiére. Des estors et des vasselages Que toz jorz fist vostre lignages,
I2371) (2372) (a374)
(2375) (2376) (2403)
(2406)
(2407)
(2415)
1721 5 ceux deux; y P. quil v. ces .iiiî. mors ^ 22 5 Petit; Sx le lor; S effors; ^ Ml't f. p. tos fP li) lor confors
— 23-4 X intervertit et diffère au 2« vers — 23 5 Cil sen, A Tôt en, P Dont se — 24 B les; C guarpir;^ Quant il virent icels morir — 25 Gualerans m, à S, x gaieran, A cre- mius, P troynus — 26 5 Qi, Cy Qui; 5 euxit ;jr aj, 26 v. (P 24) — 27 il Cascun a. p. son non — 28 Sx filz; 5 as b.
— 3o 5 Ffrancs chiualers — 3 1-2 w. a j^ — 33 5 Ou s. ore
— 34 P D. v. aues; x a c; ii Que vous ares tantes do- uées — 35 S orgoil, x orgueullz, A orgels, P orgieus — 36 S Q. vous soleiez, A Q. v. solies, x Q. v. soûlez; P ensmi les p, — 37 se Venuz — 38 jr v. nos, A v. ci; P Si v. ore vo prouece — 39 S Esteiez ; x E. illoec t. — 42 il Q • f. t i.; P Q. t. tans f. li vos 1.
ROMAN DE THÈBES
89
1745
1750
1755
1760
Qui por poor de perdre vie
Ne veut onc faire coardie. (2418)
Vengiez voz frères, voz amis, (2423)
Que cist vassaus vos a ocis.
Se vos ne mVn volez faillir,
Jal vos ferai d'à mont saillir :
Maie veie 11 estuet prendre,
Se il a nos ne se vueut rendre.
Qui onques jor ama le rei,
Ore i parra : estoise o mei. »
(2428)
(2437) (2438)
(244O
Que par crème, que par vergoigne, Tornent arriére en la bosoigne. Gualerans vait avant, ses guie, Et vait jurant le braz s'amie Que, se il ore s'en estort, Tendra sei mais tôt tens a mort. Davant les autres tient sa rote, Mais Tydeiis pas nel redote : (2448)
Cuevre sei bien et trait Tespée (2451)
1744. S voct ; P aine; A Ne voirent f.; A aj. 4 y, — 47 ^ me; 5 voilliez — 48 5 Ja li; x Jel f. ia; il dilloec par- tir; P Jou le ferai dei mont s. — 49 P ioie; A lesteura. — 3o P Se il se v. a n. desfendre ; y aj. 8 y. — 3a jt Or i p. ca viengne a moi ; A Viegne maidier, P Dont v. auant;j^ et soit od moi ; x aj. 2y. ^ 53 P Tant p. c. tant p. vergoine
— 54 B a. la b. ; C Retorne sont a ior b. ; S busoigne, xP besoigne, A besongne — 55 5 et g. ; r Dans cremius (Pcro- mius) en va deuant — 56 5 la b. ; y Et mahomet en va iurant
— 57 jr Q. sii ore vis; ii Et se ; B en e., P ne sestort — 58 S Tendrei ; B sen, P sent, C se ; xA toz jors, P tostans ; A por m. — 59 Sy Deuant, x Auant ; S premiers poie — 60 5 Et t.; il cremius, P cromius; — C petit le dote ;j^ Sen vas combatre atydeus; j^ aj. 3 y. — tyi A Couuri; P couri sent;^ tint; S lespie.
go ROMAN DE THiBES
Et atent le sus en rentrée.
Jo qu^en direie al? Entre eus dous
Se douèrent cous menreillous. f 765 Quant Gualerans fiert Tydeûi (245 5)
Un pan li trenche de l'escu ;
De l'espée tal coup li donc
Que Tydeûs tôt en estone ;
Mais li cous en eschapa fors, 1770 Si ne l'aconsiut pas el cors. {^460)
Tydeûs sot ferir d'espee :
Gualeran done tal colee,
Que le tranchant de la lemèle
Li embatié en la cervèle. 1775 Estorst son coup, cil chiet a terre :
De lui est mais faite la guerre. {^466)
Des autres mais ne sai que dire, (2533)
Car tuit sont livré a martire : (a 5 34)
Moût volentiers s^en tornissant.
1 76a P les s. a ; il Si latendi deuant, x Thideus latent a ; S ientre — 63 Sx d. entre; P Quen d. ke,i4 Q. d. ei mais; S deux — 64 P Cois sentredonent; S merueUlous — 65 5 Qe Galeran, A Quant cremius, P Q. cromius; Jt Galeran feri thideus ; S tydeu — 66 jc Amont ou (B el) hiaume de desus;^ Del hiaume abat .i. quartier ius — 67 5 Del espie ; C sespee — 68 C sen ^ 69-70 intervertis dans y — 69 5 c. es- chapa f v./.) ; x hors ; y Car li c. esclica (P est guencis) dehors.
— 70 jr acoQsuit ; y Mais ne lataint (P nel consiut) noient el c. — 7a Sx Galeran ;y Celui en d. — 73 5 li trenchanz
— 74 5 embatist,^ embati, x embat tout — 75 xP S. c. e.9 ii £. s. c.\xy estort — 76 x fins de la g. ; jr aj, 66 y. (P 62) — 77 il Dore en auant, P Du remanant — 78 jr C. 1. s. t. a — 79-80 j' dépeL en 4 y. : Ml't sen alaissent ^P II senfuissent) volentiers Mais mi't estrois ert (P est) li sentiers Mrt large voie i esteust Ains que cascuns garir peust ; S tornassent (v. /aux)^ C tornissent (v, fJ, B retornaissent.
ROMAN DB THiBES 9I
1780 Se il torner s^en poussant ;
Mais Tydeûs lor est de près, (^SSg)
Quis fait morir toz desconfès (2340]
Onques de celé compagnie (2563)
N'en i ot un quin portast vie, (2564)
1 785 Ne mais sol un que mist par fei (^^67)
Que tôt iço contast le rei. (3568)
Pues est montez el cheval sor, (2635)
Qui bien valeit mil livres d'or. Sa veie acueut par la montaigne;
1 790 Mais moût fu fiébles, que trop saigne. Il fu nafrez par mé le cors. Si que la rate li saut fors ; Li frans bon est nafrez a mort, Et n'a qui s€t armes li port. (2642)
1780 S poassent, C pouissent, B poissent (v. /.;; x Se il faire le p. — 81 il ml't p., ;r si p.; P 1. estoit p. -* 82 SA Qui les f. m. d. ; C Quel f., B Ques f., P Sen t. ;x ^h ^^ ^^ (P 3o;— 83 S dicéle — 84 5qen ; x Ni ot qui em p. la vie \y ki portast ; y aj. s v. — 85 Jt Ne m. cun [B .i.) seul quil ; A Uns trestous seus ki mist sa f. , P Fors .i. kil fist pleuir sa f. — 86 5 nonceast al r. ; jt lor r. \x t. cou coateroit fP con- tera) le r. ; j^ aj. 66 y. (P 68) — 87 P chelial — 88 C .i. be- sant, B m. besans, A c. Hures — 89 5 Sa v. court ~ 90 5 M. il fu f. ; X est foibie ; P M. trop est feules ; A car t., CP c. mrt, B que m. ; S saignie — 91-2 m. 4 jr — 91 5 nau- frez, X naurez, y naures ; S mie, xy mi (orth, respective des mss,f sauf indication contraire) — . 92 j^ li sans len raia (P en raie) f. — 93 j^ Por poi quà (P ke) nest naures — 94 >r Ne na; y oj- ^68 y. (P 2S8) : Episode de la fille de Ljrcurgue (voy. Appendice m, y. 2643-2 g 10)*
92 ROMAN DE THÈBES
Préparatifs de guerre
1 79 5 Moût chevaucha a grant dolor : (2911)
Ne pot chevauchier a graignor.
Neporquant tant a chevauchié
Le dreit chemin et le chaucié.
Par la contrée que mieuz sot, 1 800 En Grèce vint si corne il pot ;
Tôt dreit en Grèce a Arges vint
Et Adrastus sa cort i tint, (29 1 8)
Li reis esteit en son palaiz, (292 1)
O ses barons teneit ses plaiz. (2922)
1 8o5 II entra el palaiz toz vains; (29 1 9)
Assez paru que ne fu sains : (2920)
Faussez fu sis haubers safrez, (2923)
Et il par mé le cors nafrez ;
L*aubers del dos fu toz desroz 1810 Et li bliauz sanglenz desoz.
1 795 X cheuauchoit — 96 5 poet chiuacher ; A maior — 97-8 m, àP; A Mais nequedeat t. cevauca, Si comme cil qui grant mal a — 97 B Ne pourec, C Non p. q. — 98 S chantie, C charchie — 99 J^ les contrées ; S come mielz, P kil mtex ; A seut ^ 1 800 S poet ; C comme p. ; A plus tost que peut ; P V. a g. si com il sot — i P Et t. en g. — 2SxOn\A rice c. t.; S
c. t« (y, faux); XjOnques aincois resne ne tint — 3*4 sont remplacés dans y par ces v. : Ens en la sale vint tôt droit Ou li barnages grans {P g. b.) estoit — 5-6 m. a P et sont placés dans A avant ''3'4 —Sx Ou p. est entrez — 6 x parut quil ne ; A Bien p. quil ne f. pas s. — 75 sis hauberc, C le hauberc; jr Ses bons h. fu tos f. (P estoit fj — 8 jr Et en .vij lius (P Et il .vij. fois) el c. n. — 9 5 Li haubers
d. d. fu t. roz ; x Lauberc; C derouz. — 10 C le bliaut; S sanglent, A sanguins.
ROMAN DB THÈBES g}
Talevaz semble sis escuz.
Car d*or en autre fu fenduz :
Il fu l'autr'ier mil sous comprez.
Or est venuz a petit prez; (2930)
1 8 1 5 N^i trovissiez d^entier un dor :
Ne l'ot pas coarz en estor*
Si com vos dif o cest conrei
Vint Tydeiis devant le rei. (2934)
11 s^escria : § Armez vos tost, 1820 c Et li reis face banir s'ost
c Et somoigne ses chevaliers ;
I Moût est nafrez cist messagiers. •
Li reis le vit ; il saut en piez : (2935)
Poez saveir moût fu iriez. 1825 Entre ses braz soéf Ta pris,
Sanglenz en fu sis manteaus gris ;
Tôt soavet et bêlement
Le descendié el pavement ; (2940)
II meïsmes Tauberc li trait (2941 ) 1 83o Et as plaies demande entrait.
1812 xP deur ; A Dun cief a a. — i3 j: en ml't (B de mont) grant pris; y .c. sousprisies (P vendus) — 14X pris; A Or ne vaut pas uns gans tos vies, P Or esta ml't petit venus — i5 5troueissiez; A plain d. ; P doit — 16 B couart; P Nel tint coars bien i paroit — 17 ^ T. vint ; C a tel c, P od son c, A douant le roi — 18 ^ Si com iou {P vous) di ; A a tel conroî — 19-22 m, à y — 19 x A touz leur dîst — 20 X Li rois face b. son ost — 21 x semoigne ; S Pre- nez les armes c. — 22 jr Car n. e. ii m. — 23 x si s. ; il voit et fu iries — 24 C S. p, ; B moût [toujours ainsi écrite à par- tir du fi g (v. 1824 de C), point oti le scribe change^ jusqu'au f* 24 {y, 604g de C), où arrive un troisième scribe^ qui écrit moult ef quelquefois ml't ; A Isnelement sali en pies — 25 C errant, B sempres; P le prist ^ 26 5 Sanglent ; C son mantel — 28 il La descendu — 29 5 Isnelmentl. entrait — Zoy Ci a dist il (Pfait il) dolerous (P ml't hisdeus) plaît :^ aj, 2 v.
94 ROMAN DE THàBES
Sor le pez ot une graat plaie : (2945)
Quant il la vit, moût s'en esmaie ; Quant vit la cobe de la lance, En sa vie nen ot fiance.
i835 II demande qui ço li fist,
Et Tydeûs tôt jg li dist. (2950)
Sa femne, escbevelee et pale, (2959)
Vint acorant par mé la sale : j (2960)
Par mé la sale, escbevelee,
1 840 Acort come femne desvee.
Polinicès plore moût fort, (2961)
Nule rien n^est que le confort; (3963)
For poi de duel tox vis n'esrage, (3966)
Quant si veit nafré son message. (3965)
1845 Li reis fait mander un hermine, (3965)
Qui moût saveit de médecine : Tant i pena et seir et main A chief d^un meis le rendi sain. (2978)
De cens de Thèbes vos dei dire (298 1 )
i85o Quai duel meinent et quai martire. (2982)
Li mes descent devant le rei (2983)
i83i 5 Soz lez picz\y El pis deuant ot u. p. -^3% y le <— 33 xA Q. il vit (A voit) le coup ; P le grant c. — 34 P Eos se, Jt De sa ; xP not pas (B puis^ P plus) f. ; A Dont not en sa v. f. — 33 5 lui — 36 B tost; y trestout lî, C tantost H — 3'^y Escauelee et (P supprime et) toute p. — 38 P ensmi — 39-40 m. à A — 40 B vint acourant c. d, — 41 5 si f. — 42 C Nest n. r. ; 5 Qe riens nen e. qe lui ; X qui ; y Ausi com sil le velst mort ; y aj, 2 v, — 43-4 intervertis dans y — ^3 B Par; P ke v. de d.; 5 tout vif; C Par .j. petit de d.; a* nenrage — 44 5 vit; x Q. il v.; y Q. V. si n. (P n. si) ; B mesnage ; y aj. 8 v. (P 6) — 43 X fist; B une — 47 i4 T. se ; P et iour — 48 ^ Quai, X Qau; A aj, 2 v. — 49 B veil d. -. 3o ii il font et -^ 3i y Quant cil d.
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ROMAN DB THÈBBS
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1860
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1870
Que Tydetts ot mis par fd ; Davant le rei s'est aresteas Et dist en haut : « Tant mar fut nez ! » Pues ot tal duel que il pasma ; Quant fu relevez, si parla. Conte de la desconfeture Et de la grant mésaventure, Com par un home sont tuit mort. Ne mais sol lui nus n'en estort : Tu as basti tal tralsoa Dont tu avras tal guerredon Que tu serras desiretez Et de ton règne forsgetez. Jo sui venuz de ton message, Mais tu i as moût grant damage : Nel verras ja mais restoré Por trestot Tor de ton régné. Tu as perdu tes chevaliers, Toz les a morz li messagiers ; Ne mais sol mei nus n^en estort : Ço peise mçi qu'il ne m^a mort* Soz la roche Spin al deable Les pues trover, senz nule fable.
(2986)
(2987)
(2990)
i852 P tramist p. — S3-6 m. a j^ — 54 jr Et d » lui (B li) que ml't m. fu n. ; 5 mal fu — 55-6o m. a jr — 55 S Pois — 57 P Conter ; y desconfiture — 5g y Que p. ; Sy tout — 60 5 sols lui nui ifc/, 187 i)n A cuns sels vis, P cuns tous sols; S sen, P en; S aj. 2 v. — » 1 861-1928 y a une rédaction spéciale déyelop* péeen ij2v,{P M58)ydont 2 iA 3 128^4) correspondent aux y. içoS'S'^ 61 X as fête — 62 B Donc — 63 5 déshérite, x déshéritez —645 fors îette ; x Et hors de cest r. gitez — 66 X donmage — 67 5 verrez; jr Ja nel (B nu) v. m. r. — 68 jt de cest; C resne — 69 ;c Touz as perduz;5 tis cheualers — 71 jr Onques fors moi ; S un en, C nul nen -^ 73 5 le r. pin; C pyn le d. — 74 5 poet.
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ROMAN DE THÈBES
Mauvais reis, por quei le feïstes ? Ital vassal por quei traistes Come est li bons cuens Tydeûs, Qui vint a tei parler ça sus ? Ja ne t*en leira repentir : Mieuz t'en venist le jor foïr Que tu teisses tal outrage ; Car nus ne deit tralr message. Ne nus ne deit celui mesfaire Qui son message vueut retraire : Seûrs vait et setkrs repaire, Quaus qu'il seit, fel o de bon aire. Mais jo sai tal le messagier Qu^il t'en fera le dreit gagier Et de ton cors le vendra prendre, Que ja ne t'en porras défendre, O de ton cors le comperras,. Que ja par home n^en guarras. Il nos vendra certes destruire. Si nos fera de bel fou luire, Si que le chief te fera cuére, Se Deus ne suefre qu'il ainz muére. Ha 1 TydeOs, com tu ies berf Com ses granz cous de brant doner ! Beneeite seit ta vertu, Car moût ses bien porter escu. Se tu ne viens a Thèbes tost Et ne Tassailles o grant host,
1875 5 rei, x roi — 77-8 sont placés dans x après Jgi6 — ' 77 jf Ce est ; S le conte t. — 78 5 o toi — 79 5 porras r., à loira r. — 81-96 m. à S — 84 jr Qui pour m. — 86 B Quiex, C Quel — 91 5 comparras — 93 5 vos — 94 5 vos f. de biauz faiz lire — 95 jt cuire — 96 jt muire \B en m. — 98 S Come sauez g. cops de branz — 99 -«* Ml't a ton (B tes) cors bonne v. — 1900 S deis b. ; ;r M. pardoiz b. — 2 jt a g.
ROMAN DB THÊBBS 97
« Ja ne place a ApoUini
« Que tu yeies passé tierz di ! » 1905 Li reis s'embronche et esprent d^ire, (3i23)
Si le comanda tost ocirre. (3 124)
Quant cil s*oi a mort jugier,
Del f uerre trait le brant d^acier ;
Defublez s'est davant le rei, 19 10 La more en drece encontre sei ;
Pues a parlé en tal mesure,
Come cil qui de sei n^ot cure :
c Moût par semblereit granz viltez,
« Se par vos esteie afolez, 1915 <c Quant taus vassaus me laissa vivre,
« Car il ne me vout pas ocirre.
<( Jo ne morrai ja par t'espee,
a Car la meie m^est moût privée. »
Le pont vers terre en apoia, 1930 Par mé le cors se tresperça ;
Tresperce sei par mé le cors,
Li fers en pert demé pié fors.
Il se fer! de tal aïr
Onques uns plaînz n'en pot eissir ; 1935 Li sans en saut par tal desrei
1903-4 jr Ja tu ne praingnes bone fin Ne dieu ne voies appoliû — 3 5 apoli — • 5-6 sont dans la rédaction spéciale à jr -^ 5jr sait sus ; P sesprent •— 6 5 Et le ; X conmande; y Celui maneca; By a o; 5 oscire, Bjr ocire — 8 ;i: Par ire t. — g S Defuble est — 10 jt Lespee dresce contre s. — 1 1 x par tel — 1 3 S grant vilte ; x M» me s. — 14 5 afole ; x Que fusse p. v. a. — i5 S tiel, x tiez ; se vassal — 16 ;r Qui ne me v. onques o., puis les v. jSj^'S (le /•' légèrement modifié) — i8 5 est; C plus p. — 19 ;ir La pointe amont le pont as piez — 20 ;r sest tresperciez — ai A* Tresperciez sest ; — 22 5 en saut demie pe ; C dau- tre part ; x