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Le Puy, imprimerie de Marchessou fils, boulevard Saint-Laurent, a3.

ROMAN DE THEBES

POBLIÉ D'APRÈS TOUS LES MANUSCRITS PAR

LÊOPOLD CONSTANS

MOPUMUR A LA PACULTi DBl LETTKES d'aIX

PARIS LIBRAIRIE DE FIRMIN DTDOT ET C

56, RUE JACOB, 56 M DCCC XC

"W-cis- NX;

LIBRARY OF THE LELAND STANFORD JR. UHIVERSIJY.

Publication proposée à la Société le ï3 novembre 1887, Approuvée par le Conseil, le 28 décembre 1887, sur le rapport d'une commission composée de MM. P. Meyer, G. Paris et Servois.

Commissaire responsable : M. G. Paris.

•%•

ROMAN DE THÈBES

PROLOGUE. HISTOIRE D ŒDIPE

lO

ni sages est nel deit celer, Ainz por ço deit son sen monstrer, Que, quant serra del siècle alez.

En seit pues toz jorz remembrez.

Se daoz Homers et danz Platon (5)

Et Vergiles et Ciceron

Lor sapience celissant,

Ja ne fust d*eus parlé avant.

Por ço ne vueil mon sen taisir,

M a sapience retenir ; ( i o)

2 5 Mais;.jrx- d. p. c. ; By sens, C senx; A mostrer, BP moustrer, C montrer ZP Car q. sera ; xA q. il est (BA iert) 4 5 O en s. puis; xA Tos j. en soit, P Tous tans en s. ; X mais, A puis, P plus ; xy ram. 5 Cy omers ; Sxy pla- tons 6 Sx virgiles, P ouides ; A cicerons, S citherons, X quicerons, P chycherons ^^ 7 S celasant, P celisant ; A fuissent lor sens aie celant S xA Ja nen f. mais, P Nen f. jamais gC nen ; S voîl, x veul, y voel ; xy sens lo B Mais s.

» I *

IOM4N' DI THtelS

Ainz me ddét a aconter

Chose digne de remembrer.

Or s'en voisent de tôt mestier,

Se ne sont clerc o chevalier, 1 5 Car aussi pueent escouter ( 1 5)

Corne li asnes al harper. ( i6)

Ne parlerai de peletiers,

Ne de vilains, ne de berchiers;

Mais de dous frères vos dirai, (3 1 )

20 Et lor geste raconterai.

Li uns ot non Ethiodès,

Et li autres Polinicès.

Edipodès les engendra (35)

En la reine Jocasta : 2 5 De sa mère les ot a tort,

Quant son père le rei ot mort.

Por le pechiè dont sont criiè.

Furent félon et esragiè : (40)

Thèbes destruistrent lor cité 3o Et degastérent lor regnè ;

1 1 A Mrt me; Sx A délite, P délit; S a conter, xy a rac. 12 A Cou ke digne est, P Et cose d. ; x por ram., P a ratn., A a raconter i3 5 Tout se taisent cil del mestier; X Or sen taisent de cest m. ; A sen aillent ;x ^^ ^^^^ mestiers 14 A Se il nest clers, P Se c. ne nest \x ou chevaliers 1 5 5 Ensement p., B Car ainsi p., P C. se il p. 16 Sx a harper, A au h., P au caneir ly-iS y développe en 14 v. (P en i6\, V. Appendice m \% x bouchiers 19 5 dirrai; C des; X f. parlerai ;^ De ij. f. v. voel mostrer (P conter) ?o S gestes acounterai \y Et de 1. geste (P gestes) raconter ai C ethyocles 22 C pollynnices, il poUîniches a3 S Edypo- des, B Roys edrapus, C R. eduppus, P Colitorpus 25 C son père 26 x Q. ot s. p. le r. m. 27 A Por chou quil fu- rent en pechiet 28 jr Félons (B Félon) f.; C enragie 3o 5 Et en après tout le r., A Et gasterent lour yrete.

ROMAN DE THÊBES 3

Destruit en furent lor veisin, Et il ambedui en la fin.

Des dont frères ore a présent (45}

Ne parlerai plus iongement, 35 Car zna raiaon vueil comencier

D'un lor aiuel dont vueil traitier.

Lor aives ot non Laïus :

De Thèbes fu et rds et dus. (5o)

As deus ala por demander 40 Quai fin U voudront destiner.

Danz ApoUo li a mandé, (91)

Par un respons que a doné,

Que a présent engenderra

Un félon fil qui l'ocirra ; (94)

45 Et ainz que fust li anz passez,

Edipodés fu engendrez^

Qui pues l'ocist a son pechii,

Si corne il ert prophetizié.

3i P li V. 33 5 Mes deux germains ; xA or {C ore) em (A en) pr. 34 5 plius (orthogr, presque constante) ; x longue- ment — 36 xP Aleur ; B aiue, P vie, S aiol, C ayol, A aioel ; A Et de 1. a. V. ; 5 voil counter -^ 3y B Lors ; P aues, C ayeul, A aioeis; CSP layus 38 5 fiist; x Qui f. de t. r., ii Ecd. t. f. r. 39-40 j^ développe en 40 v. (P 38), V. Ap- pend, lu .40 se Quel; B Que cil li voderont; C il li vou- dront; 5 lui; jr donner 41*42^ Ses dtus li a respons done Apertement li a moustre (ce 2* v. a été oublié dans A) 41 X Et. a.; B apolo, C appoUo; S lui 42 JS .j. raisons ; x quil a 43 5 a presenz, x ^ ^^^^ terme ; S engendera, A engeenra, P engenra -— 44 SC filz ; S ocira, B occira, P odûrra ; P ajoute 4 v, V. Append, iv 45-48 manquent dans il 45 Jf Aincois que f. ; 5 qe li ans f. p.; P Ne fu mie li a. p. ' 46 jr Si fu eduppus {B edippus), P Quant H enfes f. 47 S oscit; xP par s. ; 5 pecchié (orthogr, à peu près conS" tante; cf. cependant v. 27) 48 xP c. estoit; C prophecie.

4 ROMAN DB THÂBES

Li reis fu moût espoentez (95}

50 Por k respons qui fu donez; Ocirre comanda Tenfant

Tantost corne il vendrdt avant. (98)

La mère plore et crie et brait,

Ses poinz detort, ses cbeveus trait ; 55 Pasmee chiet sor son enfant

Et demeine dolor moût grant :

« Lasse, dolente, que ferai ?

« Dolerose, que devendrai ?

« Chaitive rien, por quei nasquis? 60 « Pécheresse, por quei vesquis?

« Homeclde cornent serrai

« De mon enfant que jo iK>rtai ?

« Petiz enfes, por quel fus nez ? (117)

« Por quei fus onques engendrez ? 65 « Por quai forfait et por quai tort,

« Petiz enfes, recevras mort ?

c Ja n'iés tu pas fiz de putain,

« Ne de moine, ne de nonain. (122)

« A ! douce rien, mar te portai, 70 « Mar te norri, mar t^aletai f

49 C le roi, B li roi; C espouentez, P espauentes

5 1 S Oscire ; j^ E dist quil ocirra (P ochirra) 52 A venra, P verra ; S Que il ne viue mais a. \jr aj. S y., puis donne les y, Sô-gOy puis 8 vers indépendants ^ dont les 2 derniers répètent les y. yS'ô. V. Append. in 53-8 manquent àyetSg*6o à A 53 £ crie pleure et, C pi. cr. et 59-60 P Dolerouse por kel veis Et tu caitis por quoi nasquis (P place ces 2 y. après 64) 59 jr riens 61 -a manquent à jr et 63-4 à x 61 5 Omicide, C Homicide; B ferai, C fere 63>- Ahi biaux fix 64 ii de père e. 65 Sxy quel (ortkogr. conS' tantCf sauf indication contraire) 67 5 Ja ne fus tu, A Ja nen es tu ; xA es ; ^ a p. 68 j^ Ne a garchon {P garce) ne a vilain; y aj. 62 y. (P 60). V. Append. m 69, 70, 71 5 mal 69*70 manquent à y.

ROMAN DE THÈBES 5

« Et tis père mar f engendra, (189)

« Quant ocirre te comanda ! ( > 90)

« Blasmé serron tuit de ta mort, (i85)

« Tis père a dreit et jo a tort : (186)

« Il t'a ocirre comandé, (191)

« Cherisine[s] fiz, estre mon gré. (192)

« Vers les deus vueut eschaucirer ( 1 9 3)

« Et lor respons a faus prover, (194)

« Mais il sont veir, si com je cuit : 80 « Issi iert il corne il ont dit. »

Sor son fil demeine Ital plor La re!ne et ital dolor : Ne la pueent home escouter, Del duel qu'il li oent mener.

85 Li reis fu moût espoentez : (io3)

Treis de ses sers a apelez ; Pramis lor a or et argent

71-3 m. à P; ils sonty dans A, avant 85 71 A Cest tes père k{ tengenra 72 jt Qui o., A Kl a tuer ; 5 oscire (de mime y. 75 et le plus souvent) 7^'4X requerra je cuit (P croi) ta mort A ta mère (PTe m. mais) chou ert a tort, puis 2 V. spéciaux. V. App, m j3x filz de 74 B Ses pè- res, C ton père ; 5 ad d. et ie ai t. 75 ^ A ocirre ta c. 76 Sx filz (orthogr, constante^ au suj. sing. et au rég, plur.) ; X Biax très chiers (B chier) f., A B. sire fius ; P B. t. dous o. (V, faux); BP outre m. g. 77-80 manquent àP ; 79-80 m. à Â, qui met à la place les v, 101-2 77 B vot 78 i4 trestous fauser 79 B ert voirs, C est voir 80 S ert ; jr Ainsi sera comme 81-2 manquent à y 81 5 Sur, x Desor s. f. meine; 5 ticl, x tel 82 S tiel ; jr tel 83-4 ^' à xy; cf, cependant 201-4 de A (P) 83 Ms, poeit homme 84 Ms. lui 85 S Ffu molt li reis e., y Quant li rois sot que il fu nés 86-90 sont déplacés dans y; 85 est modifié (V, la note au v. 32) 87 jr Promis; P Promet leur ml't or.

6 ROMAN DB THÈBSS

Et comancK piiTcement

Son iil tougent a sa moilUer, 90 Si li augcnt k chief treochier. (108)

Or s*en tornent cil o Penfaot, (197)

La reine remesc plonnt : (198

Sa chiére hêtj ses pcinz deioct

Et depreie les deas por mort. 95 Quant ot assez plaint et ploré,

Son cors debatii et lassé,

Amenuisié sont si sospir

Et se comença a dormir.

La mère est lasse, si s^endort, 100 Et sis fiz vait receivre mort.

Mais or verron qai porra plus, (195)

O ApoUo o Lalus : (196)

Se li enfes est decoler.

Donc est li deas a faus proTez ; io5 S^il eschape des mains as treis, Poor en puet aveir li reis.

88 X Commande leur p. ; jr Mais ke il tost (P ml't V) p* -* 89 se filz, 5 tolgent^ x toillent ; jr Prengent le fil de sa; jt a la 90 :r aillent,^ voisent 915 Ore \y Ql sen ; A keureat ; y atout lenf. ; S eue {orthographe ordinaire^ très rarement ou) 92 5 Et sa mère; P r. criant; S remyst (cf. 362) 93-100^ diffère complètement. V, App. ni, v. 199-206 96 X Batu s. c. et alasse 97 5 Amenusie s. li s. 98 jt Puis si c. 100 C son f. 1-2 m. à P et sont placés dans A après 78 2 B apolo, C appolo, A Apolios 3-6 man^ quentày ^x Dont 5 B a t. 6Bpaour; S aj. 2 v. F. App. I (Nous ne renverrons plus^ sans nécessité absolue, aux Appendices 1, 11^ m, iv, v, qui renferment respective» ment les vers spéciaux à S^à BC (ou BCAP, BCA^ BCP)^ à APy à A et à P),

%«w^

ItOMAff DE THÊBBS 7

' Quant furent Ibign de la cité,

En un grtfnt guant K)Bt entré ;

Descoverc ont le fil le rei 1 10 D^un sidone qail et sor sei.

Cil fu peciz : ne aat ta Mrt,

Ne ne s'aperçut de M mort.

Ses mains tendié et si lor rist, (aaS)

Corne a sa norrice felst. 1 1 5 Empor le ris qfa*il a geté,

Commeû sont de frieié, (228)

Et dient toit : « PedaM feron, (aSi)

c Quant il nos rit, se l'ociOfi. » (232)

Andous les pîer H ont fendu, (ayS)

1 20 A un haut chaîsne l'om pendu : (276)

Por çol firent net dévorassent

Ors ne lëon, ne nel maniassent.

Or s'en tornent li serf ttf it trei, » (277)

Pendant laissent le fil le rel 125 Dient al rei : < SeUrs seiez,

« Dès ore mais vos esjoiez : (280)

107-12 y déyeloppe en 14 y. «^ 7 jr Cil sont ja 1. 8 B en .i* gaut, C enmi .). g. 9 B lor roi. 10 5 sidonie, je sydotae ; jt o soi 1 1 B le s. 13 5 apar^ eut i^ XX Tendi s. {P les) m. 14 jr fesist . i5 5 Esc por le reis, jr Et p. ; j^ Li uns a lautre resgarde (P re- garde)-— 16 5B pitié (v. trop eoun)^ CP de grant pite;^ a/, a y. 17 il Font il ml't grant p. f., P M. g. p. font il feronmes i8Sselo.v>*Se nous cest enfant ocions {P octtiommes) ; B oeioas;^ ajoute 4s r. 19 5 Par les d. p. lont porfendu 20 Jf Puis lont a. i. ch. p. ; A Et a .j. caisne ; SC chesne, B chenne 21-2 m. à y; x Pour ice lont pendu lassus Que bestes nel meniassent ius— 21 5 cel 22 S leoas 23 jr Plorant sen tomerent tôt .iti. 24 P P. remest lifiex; 5C fila 25 5 Ai r. s. d. estes; C seur > 26 5 Jamais vostrefilx ne verrez; xA l>ts or m. v. esîots

8 ItOMAN DB THiBBS

« Se VOS poes des vis guarder» c Ne vos estuet les morz doter, m Cil ont le rei assettré, 1 3o Mais tral l'ont et engané ;

Car li enfes qui en haut pent

Après avra socorement. (386)

Par icel bois vait chevauchant,

Com fortune le vait menanti ^ i35 Li reis de Phoche la cité

Qui a Tenfant pendant trové;

Despendu ont le fil le rei» (335]

Danz Polibus l'en porte o sei ;

Norrir le fait, si Ta tant chier, 140 Com se Teûst de sa moillier. (338)

Et quant li enfes ot quinze anz» (345)

Genz ert et proz, sages et granz. (346)

Li reis le queut en tal chierté» (369)

127 y Se d. V. v. p. g. 28 jr Les {C Des) m. n. v. e. d.; P le mort 29 jt Bien o. leur r. ; A Cist o. 3o Sengine, X mai mené --* 32 5 socourement; xy A. secours prochai- nement -^ 33*6 y développe en 44 v. (P 42) 33-4 ^' à

5 34 JT Si com (B comme) f. vet m. 35-6 S Qar H reis dorces la citée Esteiten la forest entre, puis 16 y. spéciaux 35 B des; x phoces (c/. v. 175) 37 5 Et il si fist le; S ot; se fils (ortkogr. constante dans Sx); P lenfant le r.; B lor t. y A au r. 38 P Et p. ; SP polipus; S enporte oue s. 39ii la f. ; 5 le fist si le tint c. 40jr^Com sil; yaj,

6 V, et S 4 41 X Edyppus q. il ot, A Q. il avoit entor, P Q. il ot bien passe •— 42 jt Preuz fu et g., P Dont fîi ml't biaus ; A Ml't estoit b. et apparans ; ^ o/oiirtf 22 vers {P 20) -^ 43 xy le tint ; A en grant cierte Entre -^43 et "44 x inter- cale 2 V. : Com sil fust ses fils de verte Ml't la débonnaire trouue, et les 2 suivants après "44 : Ne croit nul mal que on len [B len en) die Car tuit li autre en ont {B orent) envie.

ROMAN DB THiBES 9

Son dru en fait et son privé; (370)

14S Et por iço qu'il Pot tant chier,

Si 1 adoba a chevalier.

Envie en ont si compaignon , fSj i )

Sil laidissent de lor raison ;

Plus de cent feiz Pont apelé 1 5o Fil a putain, bastart geté :

« En grant baudece estes montes,

« Si ne savez dont estes nez ;

« Mais la pute le vos dira,

c Que al chaisne vos encroa. » (378)

1 55 Li dameiseans fu moût marriz (38 r)

Des blastenges et des laiz dis ;

A Apollo en vait parler,

Cui fiz il est vueut demander; (384)

A Apollo en vait tôt dreit 160 Demander qui sis père esteit.

Li deus li dist : 4 Por queil savras ? (429)

« CsLT ja ton vuel nel conoistras.

c Taus jorz serra, por veir te dt,

144 SA fist; S Qcn f. s. d. 45-6 m. à y. Cf.y^ v. 35 3y à l'App. m 45 jr Li rois pour ce que tant la c. 46 x Adoube la; 5 a ensuite 10 v, interpolés •— 48 x Afol le tiennent et gaingnon; y Sel laidesgent ~ 5o xA b. proue; X ajnSv. bi y baudor, x orgoil 5a 5 la putaine la v. 54 5 qal chesne; xy Qui au; S encroia, A encrua, P enuoia; y aj. 2 ¥. -^ 55 S dameisiais - 36 5 De blasten- giez et de laidiz; B lais dis, C lez diz, y laidis ; S aj. 4 verSf X 6 différents 57 5 A manque; B apolo, C appoio,^ apo- lin; P sen va, A ira -^ 58 5 Qi, C Qui ; P Quels fieus; x il ert vet; P va ; après ce vers, x en ajoute 28^ P 40 et A 44 59-60 m. à xy -^ 61 5 pur quel;^ Et dist la vois quant tea (P en) iras 6% y Celui ke quiers enconterras -^ 63-8 X fifaque 4 v. tout différents (V* App. iif v. 2o3^€)'^6Zy Mais teus {P tes) )ors ert (P nert) ; P p. quoi.

I O ROMAlf DB THiUS

c Que tu diras : « Por qoei yai Ti? » i65 Et d'une chose taz fiz seies,

c Que ja ton vud nel conotstreies.

c Por unt, se tu vws Thèbes irss, (435)

c De ton père nneTei oms* »

Cil est del leoiple corne ak» pot, 170 Ne del respons cure aeil ot;

Car dît li a par covertorcy

Por {0 si n^a dd respSM ctne : (440)

Dreit a Thèbes sa veio aqoeuf ,

Por son père, que Tedr ymmt.

S75 Bien près de la cité ée PiRMibe,

En un grant ptaia, lex ttut foche, Aveit un tempte bel et gent ; (445)

Et si vos di, raoif escient^ Le jor 1 ot grant aftaèe

1 80 De plusors gens de la contrée ; Car une feste cekbroefit D'un de lov dens que coutffoent. (450)

164 5 pur quel vi, A si mar le vi 65 P bien fis ; 5 fies 66 A Quaéont, P Adont tien t. ; il le e. 67 j^ Et neqne* dent sttv y, 66 5 noues, jr nouuele 69 5 eisf , ^ ist ; S poet ; X Cil ten fissi aincoîis quU pot ; A alatns quîl p., P ancois ki peut -^ yo S responce; x^ Mais du r. nentendi mot (P preu) ^ 71 5 C. lui ad dit, ACd, h fa, P Que d. li ot 72 S responce ; x Tel {B Cel) r. de quoi cil not cure, y Du respondre nef pas grant c. 73 5 aquîlt, B aquet, j^ aquelt « *- 74 S velt, B Tcult, Cx veut— yS S forche, B forches, C fonchês, P foche \ Ac. aprocfae -* 76 C Ot uns grans plains ; X 1. unes roches, P vers .1. roche 77 A Et roit 78 xP Et âachîez'blen, i4 Et se sachies; xA a e., P mien entient 79 y Cel tor ; xjr assemblée --^ 80 5 plosors, y pluisors, C plui- seufs; B de ttA't dediuerses contrées -^ 182 P kîl ; 5i^ cui- tiuoient;jiri4 quilaOroient

tÙMà» DE THÈftBS I J

Assez î ot coittcs et êiàtt

Venuz i ert d«nz L«f!ta^; 1 83 Et d'autre getil tstit i âveit

Nus bon le tiomlnrc n'en sarvdU :

Jeus i faisetent gcnat et bcM»* (455)

La vint errant li ddmeiséflos ;

Talent )i ptkt d*i)tMe escef, 190 Les joeors viieut eiiguardcr. '

Que vo« dlreie longe chose ?

N'aveh iluec etié gréiti pobe, (460)

Quant des feut sorat une mefeke,

Par Tenchelson d'une plomee, 1 95 Que dui dMael ihiec g^foem,

Et del jeter itiovf sa penoettt.

A tant montèrent les tenions, (465)

Par Taramio dea brîeona,

Que s'en^ meriérent U tetgfnory 200 Dont granr damages fu la jor.

Hdmea i otamBz manmie,

Danz Lates i fu odf : (470)

La teste i ot le jor coupée,

i83-6 m. a 5 83 Ml't i auoît princes et ^ 84 xA rois layus -* 85 C Et dautres geoa 87 jr de ml't biaux •^ 88 :r La est Tenu» li iouuenciaux; 5 liu d. ^ 89 5 lui prent 90 jt Des geu^ (B Les gaas) veoir et e., ^ L. j. a e. -* 92 JT Ni auoit pas e., P Ni a. mie e. _ 93 C Que es, B Quant as; y Quant au giu ; S seurst, xP sort; x melleei y merlee 94 «^ Par la raison, y Por la tencon 9S :r Que li; B el bec g. ; P tenoient «* 96 B Et de, Cy Qui de ; A iuer; xP se prisoient 97 jr li t. 98 5 lenuaie, x la folie, A le rencure ; S des barons 99 5 Si se ati. ; B niel- lèrent, C merlerent 200 C grant domage ; A grans da- mage auint, P g. damages vint; Sa;'. 12 p, ^ i 5 A. i ot h* ; C a. ocis -- 2 xA Rois 1. 3 5 Le i. ot la t. colpe.

1 2 ROMAN DB THÉBBS

Et ne (u par autrui cspee 3o5 Que par î'espee de son fil.

Qui pues en jut en grant eissil.

Li reis de Thàbes quant fu morz, (475)

Ço fu damages gians et fors.

Joste le temple, les un arbre, 3 10 L^ont mis en un sarqueu de marbre.

Moût démenèrent grant dolor

Cil de Thèbes por lor setgnor. (480)

Quant orent mis le cors en terre,

Chascuns s*en vait sens port de guerre; 3 1 5 La geni le rei dolent s'en Tont,

Por lor seignor que perdu ont.

Quant la reine ot la novde (485)

De son seignor, ne li fu bêle;

Moût fu dolente et corroçose : 330 <r Lasse », dist ele, « dolorose !

« Or sué je veve senx seignor»

c Or n^ai enfant qui guart m*onor : (490)

« Se bataille me sort o guerre,

304 S Non mie par, xP Si {P Et) ne fu pas, A Et si ne fu ; 5 autrie espie, x dautrui e., y par autre e.^5 A Fors p., P Mais de 6 Sxy puis; A en vint, P en fu ; S aj. 6 v. 7 es mort 8 C donmage grant; CS et fort; A Li dels en fu et grans et fors 9 xA soz .). 10 5 sarcu, B sarqueily C sarqueul, y sarqu 11-2 m. a 5— i3 P Et q. m. li rois e. t., x Et q. il ont fet le seruise, A Et q. li r. fu enteres -^ 14 P y. en son repère, x v. a sa deuise ; A^C. sen est diloec tornes i5 xy Cil de thebes d. 18 S Poet saueir ^ 19-20 S développe en 4 v, : Ainz se dé- mente molt forment Piore et sospire tendrement Lasse do- lente qe ferrai De mon seignor qe perdu ai 20 j^ fait e. 21-22 m. 4 P 21 A Des or s. v. de s. 22 jr Si nai, A Ne nai; S Or nai ie mais 23-24 fn. à A 23 C Se be- soingne ; B Se besoig me sordoit.

ROMAN DB THteSS 1 2

« Ne porrai pas tenir ma terre. »

235 Edtpus pas ne s'asseûre : (Sog)

Vers Thèbes vait grant «lettre, Et dist que ja ne finera Jusque son père troTera. Dejoste Thèbes, en un mont 33o Haut et naïf et bien roont,

Ert uns deaUes herbergtee, (5 1 5)

Qui moût ert fel et esragiez : Spin Papeloent el pais,

Maint gentil home aveit ocis. (5 1 8)

235 Une devinaiUe aveit fait, (52 1)

Qu^on nedevinot por nvl plaît; Et neporuec bien otreiot Que, se nus hon la devinot, De lui preist lors la venjance, (525)

240 Le chief perdist senz demorance ; S'il ne la puet deviner mie.

224 P Narai enfant ki gart me t.; y aj. 18 v. 2$ 5 Edypus, X Edyppus, jr Edippus 26 5 A t.; j^ va 27 B Ce d. ; X que pas ne ; 5 D. qe iamats 28 x Tresque, A Tant que, P Deske -* 3o A Grant et antatn, P Et grant et noir \jr et tôt r. 3i C Siert, B Gest ; P Estoit .i. diaules, A l ert .i. mostres ; S herbergeiez— 3a A e. lais; y et resoin- giiies,xetenragiez^33^Pin, C Pyn «- 345 Qui m. franc h.; A aj. 2 v. 35^ .L deuinail auoit tel f.,x Unne question leur disoit ^ 36 5 Qe home (avec un sigle sur To, ùriho* graphe ordinaire du cas sujet) ; A Nel deuinaissent, P Nel deuinast hom ; x Que nus deuiner ne pooit (B porroit) 37 X Et nepourquant, y Et nequedent ; P sotrioit 38 5 nuls, B uns 39 jt Que d. 1. p. 1. v.; A presist bien, P p. on 40 il presist— 41-42 jr Et qui d. nel porroit Cer- tains f. que le chief perdroit -* 41 jr Et qui nel (P Qui ne la) deuineroit m.

J4 ROMAN DB THÈBtS

SeOrs leit de perdre Uvie :

Lors li trenchot la soe teste^

Si le manjot corne autre be$te. (53o)

245 Joste le mont ert li chemins,

La ou esteit herbergiez Spins ; (532)

Cil del pals tant le dotoent (535)

Que par iluec passer n^osoent.

Li dameiseaua mot n*en saveit : aSo Par iluec vint errant tôt dreit ;

Et quant le vit de loign li monstre,

Jus de la roche vint encontre. (540)

Cil le vit grant» corstt et fort,

Idonc ot il poor de mort; 25 5 Poor ot grant, mais neiK>ruec,

Vousist o non, estut iluac.

Premièrement TaparlaSpins : (545)

c Amis, s fait il, c cist miens chemins

c A ital lei com te dirai : 260 ff Se tu nel ses, jol t^aprendrai.

« Tuit cil qui vienent et qui vont

« Par cest chemin, delez cest mont, (55o)

« Une devinaille ont de mel,

24a A S. fttst; P Fis f. de p. lues la v. ^ 43-48 m. 45 43^ Loes li 44 il Puis le 45 y Au piet du m. ; P li mescias > 46 jr pyns, y pins \y aj\ s y. 49 ^ Mais Edyp- pus; S pas nel s. -^ 5o A passant t. d. 5f P Et com; xP il V., 5 li V. ; AC venir, P illuec ; xP le m. Ss x De la r. venir e. 53 jr Grant et hideus et fier et f. ; ^ hi- deus et f. 54C Adont ot grant p.; B Lors otg. p. de sa m. ;^ Adonques ot <- 55 jr ne pot ec, P non poroec, A par illoec 56 il passer lestuet -* 57 5 Tôt primerain ; C laregaa, jB laraina; Cy pins -* 58 x Vassal, j^ Frère; y cis, B cil -- 59 P Si a tel 1., jr A tel 1. c. ie te 60 5 je le, xy iel •— 61 S Cil qi ci v. ; A q. mainent 62 y da- les, X iouste 63 jr^^ Un deuinaiii oient (y oent;.

(

ROMAN DS THàBKS i 5

« SI vueil que saches par quai lei : 265 < Cil qui deviner ne la puet,

« Senz raençon morir l'estuet ;

« Et se nus a tant de veîsdie (555)

tf Que la devinaîJle me die,

« Tôt ensement face de mai : 370 ce Le chief me touge, bien Totrei. >

Edipus fu corteis et prox :

« Amis, Il fait il, « quant vùm a toz (56o)

« Del devinai! faites tal leî,

« Ne vueil que ja tretpast par mei : (562)

275 « Pues que a tant venux en sué, (565)

« Li quaus que seit roorra ancué. (566)

a Mais or dites, et jo Torrai ; (563)

« Et pues après jo respondrai. (564)

Amis, M fait il, « ore entent (rien (567)

280 « La devinaille et la retien.

« D^une beste ai parler :

« Quant primes vueut par terre aler, (570)

« A quatre piez vait come uns ors;

«64 S Bien est, il Or v. ; A saces; P satces, S sacheîs p. quele 65 j^ adeuiner; irP ne le p. ; 4 nel p. 66 S Is* nelpas 67 5 Sil ad t. de grant v. ; B voisie, C voidie 368 A ladeuiaail, x la question; xA bien m. d. ; P Que bien ladeuint kel m. d. 69-70 m. A 5 -^ 70 P Le c. en pren- ge; xA toille 71 5 fu sages, A f. vatUans 72 A Sire, P Frère; S vers t. 73 B Le d., C De d., j^ Du d. ; 5 El deuiner auez 74 5 Ne quier qe ia ch^ete; x a m.,x por m. 75*6 m. à jtr ; Ut sont piaeés, dam Sjr^ après le p. 278

^^ Sy Puis ; S soi, y sui 76 5 en qoi, y ancui 77 X Mes d. tost, ^ Or d. dont 78 Sx puis; x a. de- uinnerat;^ Dirai le vous se iou le sai ^ j^y Frère f. il, jr Ce li dist pins (B spins) ; y eaten 80 j^ Le deuinail, X Dirai le dont ; 5 et si r., x si la r., ii si le r., P et sel r.

81 5 as o. ^ 82 JT Q. p, doit 8>S c. ors, A c. .i. hors , X longuement.

]6 ROMAN DB THten

« Et pues revient aaex ttut jore 385 « Que del quart pié neo a il cure,

«r O les treis Tait grant aleflre ;

« Et quant graindre vertus li vient^

« A dous piez vait et bien se tient ; ($76)

« Et pues li ront mestier li tret, (58 r)

290 « Et pues li quatre. Amis, di mei

« Se tu onques vels tal beste ;

« Se tu nel ses, perdras la teste.

Edipus fu de pûrfont sens, (585)

A sei meisme ot son porpens; 395 II li respont corne afaitiex :

c Va, fous, » fait il, c tôt iés jugiez ;

« Ore me lai parler a tei.

« Cist devinauz fu fais por mei : (590)

« Quant fui petiz et j'aletoe, 3oo « A quatre piez par terre aloe;

« Et quant ço fu que dous anz oi.

384 y Mais p. ; Sxjr puis (orthogr. constante dans xy) ; A r. aptes; 5 tiel, A tels, P tes; jr Et p. a trois tant seule- ment 85-6 x développé en 4 y., ifoftf le /«^ esi le y, 286 et le 4^ le y. 285; voici le %• et le 3* : Quant ses aages li meure Ce li demande sa nature 85 B del tiers ; x nait ia puis cuire (B cure)« A nen a mais c, -> 86 5 Oue les deux; A Ains ya a t., P Car t. va 87-8 m. 4 5 87 jr Mes q. sa grant vertu 88 P As .ij. ; ii a/. 4 y. 90 5 ami 91 P tu V. o. 93 P Se ne le s. ^ 93 ;r E. oT la nouuele (B merueille) 94 5 sei mesmes; P En s. m. prist p.; x Par son (B soi) meïsmes se conseille 95 ;r Si li ; ^ He faus fait il (P He f. il fel) com es (P ies) iugîes (cf. 3io) 96 5 fol ; JT Tu meismes ten es i., ^ Par toi est mains (P niert mais) hom engingnies; S tout es 97 jt Or si me les, P Or me lais dont, A Or me relais 98 ^ Cis d., S Li deui- nals; il de m. ; jr Ceste question est p. m. 99 P Com f. ; S qialaitoe (avec un sigle sur le q)^ et ialetai 3oo y Sour .iiij. p. a t. alai 1 xP ce vint.

ROMAN DE THÉBES IJ

«t Qu'un petit sostenir me poi,

« Un bastoncel me bailiot l'on, (SgS)

a Dont aloe par la maison ; 3o5 « Al bastoncel bien me teneie :

« Ço ert li tierz piez que aveie.

a Et quant me vint graindre vertuz

« Et jo fui auques parcreUz, (600)

< Que sor mes piez me poi dreciisr, 3 10 « De sozpoial n'oi pues mestier.

« Un bastoncel, quant serrai vieuz,

a Me coviendra por aler mieuz;

t Et pues, quant jo serrai fronciz (6o5)

Et de vieilléce afebleîz, 3x5 c Se donques vueil aler par terre,

c Dous bastonceaus m^estovra querre;

c A dous bastons par terre irai :

c Ce sont li quatre pié qu'avrai. (610)

3o2 X Que plus esuertuer, y Et que iou mius (P Et .i. poi plus) aidier 3^ me donoit on ; x Si me bailla len .1. baston _ 4 ii D. ialoie, P Sen a. ; S Oue ql (avec un sigle) a.; x A (B on) quoi ialoie p. m. 5 x O le baston 6 x Cest ; C le t . pie; A Cou erent .iij. piet» PCe sont H .iij. p.; x que ie a.; A iauoie 7 J^ plus granz ▼. ; 5 Et q. iauoie graignor vertu 8 S parcreu, A mix creus ^ 9 il sor .ii.p. ; S Desqe me poeie sur p. drescier ^ 9-iox développe en 4v. : Noi puis de bas- ton nul m. [cf. 3io) Carlores me poi miex aidier Et sor mes .ij. piez soustenir Et bien aler et bien venir 10 5 De souz poail nauo pas m., P De bastoncel noc mais m. 11 X Le baston q. ie s. y-; y q. ère viz, S pur aler mielz la ii Me coouenra, P Mestouera, x Me restouvra; S quant serrai vielz ^ i3 5 puis (ainsi écrite sauf indication contraire) ; x Etq. s. bien enuielliz;^ Et q. par iere décré- pis (P destre pis) 14 5 afiebleis, x touz flestriz (B retris), X defenis 1 5 x Se lores, P Se do nkes, A sadonques ; Sx voil 16 5 mestouera, y mesteura; x .il. bastons me con- uiendra q. 17 A As .i). b. ; 5 pa t. ; ^ me soustenrai 18 5 Ceo serront q. ; C piez.

20 ROMAN DE THÈBES

Assez i ot mes et deintiez. (652)

Edipus fu proz et corteis, (655)

36o Lez la reine sist al deis ;

Et quant del soper levé sont,

Li plusor as ostaus en vont.

Jocaste esguarde le danzel,

Corteis le vit et sage et bel ; (66o)

365 Bien semble home de grant parage, (662)

Moût li plaist bien en son corage : (66 1 )

« Amis, B fait ele, « dites mei, (669)

<( Jo vos conjur par vostre fei,

« Si as jous fustes Tautre jor, 370 K Ou Ton ocist le mien seignor ;

tf Se saveie par qui fu morz,

< Ço me serreit moût granz conforz« l^ji)

Dame, » fait il, « conjuré m*as.

a Saches ne t^en mentirai pas : 375 « As jous fui jo et a la feste,

Ou tis sire perdié la teste.

« Se demandes le non celui

a Par cui fu morz, bien le conui ;

c Mais se tu vueus le non saveir,

358 X daintiez, y dainties; y aj, 2 v^ -^ Sgy Car mPt fu (P iert) sages etc. 61 y Et q. ce fii (P vint) ke soupe ont

6a C sen v. ; y Tout li pluisor as o. v. *— 63 jr J. sist lez le 64 JT et gent et, A et asses - 65-6, intervertis dans y ^ m, à S 65 j^ Car b. sanloit de haut p. 66 y Forment len aime; P aj\ 12 v. et^à la suite y 6 v. communs à AP 67 y Frère ; x dit e. 68 :r v. loi 69 j^ Sa cel iu (A cri)

370^ Ou on; 5 Ou ie perdi; xP aj. 2 v. 71-2 m* à S

71 ;r conment f. ; P est m. ; C mort 72 C grant confort

73 ii dist il ; fait manque à S j^y Des or ; il ne vous 75 S ieus \y Au iu ; jt Je f. as ieux -- 76 il nos s. ; Sxy sires ; S perdist 77 5 Si tu enquiers, P Vous d. ; jt de lui - 78 5 P. qi ii fu 79^ se voles; il son n.

ROMAN DE THÈBES 2 i

38o c( Trive et fiance en vueil aveir (682)

«r Que il n^avra de tei haine. (685)

Tolez, amis I fait la reine, c Que me vaudreit de lui haïr?

« Cil qui morz est ne puec guarir. 385 « Jo vos plevis la meie fei

« Que ja haïz nen iert par mei. (690)

Dame, » fait il» « o ceste espee, « Dont Spins ot la teste coupée

« Qui si esteit hardiz et forz, 390 « Fu vostre sire li reis morz.

« Sachiez que veirement Tocis, (695)

« Bien sai que donques i mesfis :

« Moût volentiers dreit vos en faz. »

Le pan de son bliaut a laz 393 Pleie en sa main, le dreit li tent ;

Jocaste volentiers le prent. (700)

Ore a cil tant son plaît mené,

Que andui se sont acordé :

Car femne est tost menée a tant 400 Que on en fait tôt son talant.

38o S Trcuc ; y vocl ; S voil (orth, à peu près constante) ; X Seurte men estuet a. \x aj. 2 v. 81 5 Qil; ^ nan (B nen) ait de vos ; A Ne endroit vous naurai h., P Ne enuers nous nenait [avec un sigle sur Z'n) h. 82 jB Telez, P Taisies ; x dist la 83-4 sont placés, dans S, après -86 83 xA delui h.

85 ^ Je vous pleuis 86 ^ ert ; ^ nen ert h. ; 5 Ja haine naura; P por m; Paj, 2 v. —87^ dist il; or^acele e. 88 B Dans; Ji^ pins 89-90 m. à x— A Cil ki tant fu, P Pins ki si iert ; A doutes et f . 9 1«2 ^ Voiremeût fu par moi ocis, Et malement en sui baillis g2 x Droiz vous en faz (B fais) se ie m. 94^ .1. cor de ; P as las 95 5 en son poign ; P se m. le doit ; A li rent 96 5 prenst; 5 aj. 10 v. ^ 97-8 m.àx 97^ Quen diroie el tant ont parle 398-400 m. à ^ ^ 98 p Que ensanle sont a 99 5 mené ; x m. auant

400 S qe home (avec un sigle sur /'o) ; x Quen em puet

22 «OMAN DE THèUS

Al malt), pitr^soli l'iMbe del^jcns (70^)

RassemUéfieMt ttiit ta la tor

Et li baron <et 9i ^diaié

Et li bdrgKis de H cité : 405 A la réfn^e Vdtft )«rt«r.

Conseil veqWrtt *«c dematicter : (710)

« Dame,'» dhSht^n, « ne savon

a S'otrétereiSB que fait avon.

<c Ço loé'nt fuit'grtint et pNéttt, 410 « Que il nM ^ nulcbntredit,

« Que Edif>us sëit nostre sére : (715)

<c A rei le vueletit tuit eslére ;

c( Tuit vuelent que il ait le regfle,

« Et si que il vos ait a femne ; 415 <c Le règne aiez ensemble andui,

« Si qu'il vos ait, nos aion lui. (720)

Cl Ne poon pas trover meillor,

« Ne qui si bien tienge Tonor. »

La reine quant ço ol,

fere son t. ; S aj. 6 v,; P en aj. 12 tout différentSy dont les trois derniers sont aussi dans A. Voy. App. met v 401 xy Au (A Le) matinet; jr p. s. le i.,^ quant vint al i. 2 5 Sa r. en ^ 3 5 Et li prince et li cheise ; P Et tuit lip.; C barons; B Li b. et li cheualier 4 ;r Tuit en vienent en la c. 5-6 m. ^ jr 6 y Por c. querre 7-8 m* à S. 7 j^ D. font il nos ne ; C nos auons— 8 ;r Se vous plest ^e que vos dirons 10 5 Qil, A Et quil ; 5r ait -- 12 j^ Et a r. (P Et a vous) le volons ; x ellire 1 3 5 Tout ont loe, j^ Ce (P Si) voelent tôt, C Trestult v.; B Tuit v. que a. le royaume ; SP qil a. le, A cait le règne 14 ii Et que il soit nostre auoue ; X Et vous dame serez saf. i5-i6m. àS i5 PLe r. tuit a. a. ; X e. o lui 16 P ait v. \xA Quil v. a. et vos aiez 1. 17-18 m. à X 17 il porons; S Carni poons iSy Q. desour nous t. ; tienge m. a 5 19 5 q. el loi; «r Q. la dame cest los oy.

«OMAN DE THiBBS 23

420 Forment li plot, «i s'esjol : (724)

Senz nul conseil le ior otreie (749)

Et por le daineiael «nveîe

En une chambre ou fl geaeît

Et de tôt ço mot ne^savdc. 425 Quant il oôl qu^^ le mandot.

Il leva sus con plus tostpot ; (754)

Enz en la sale en vînt tôt dvett, {76b)

Ou la rdne d^ateadeit.

Uuec avek, mon escient, 430 Que dus, que contes, plus de cent,

Qui de lui firent lor^ignor

Et li jurèrent tote^honor ; (770)

La reine 11 ont donée, (773)

En es le pas l'a etposée. 435 Les nuecesfont a grant baudor : (775)

La velssiez maint jogkor,

420 5 En2 en son cuer sen e. ; x Ml't fuJiee si ; y aj. 24 y. 21 X Bien acreante et [B et bien) otroie ; i4 S. autre c. Ior o., P S. n. c. lues les o. 22 jr Que le conseill des barons croie, puis ces 2 V. : MFt li plot et ml't li iîi bel Sempres ameinent le dansel 23*5 giseit, y gisoit;jrDune c.ouil estait 24^- itf aiiide ; x Et qui de ce riens ne ; S Quant il oit qele le voleit ^5*6 intmnfertis dans 5— a5 P il ot cou; 5 qele le, i? quil le/Cquen le,; A conledemande,i'Keonli mande;B man- doit -«^ 26 5 II saillit ; x Tost se leua au p. quil p. , X H lieue sus 'et si demande; 5poet; raj. 10 y. 27*5 A la reïne en vatt, ^'Etvvint^nz ou pales^^^ Il v. en las. ;PV..enz les. trestout d. 28 5 A son palaix ou^le.esteitf** ^^yO li a., x Ken«y ^.\By mien ; y enscient 3o ;r Seingnors de chas- tlaz^p. -»-3i;P Ledansel iont roieet signor, A II vint auant a gsant<paor— 32 5;Et li rendirent tout lonor, P Si li do- nentttoute lonor, ^rOe lui ont fut roi et signor (c/. 43 1 ) ; 2! a/. 3*y. -^33 jBEtlaterreli 345Isnelpas, C En celui ior, BP En.ycel i. 35 jr noces, AS noeces, P noches; 5 Ses n. fist 36 jr oissiez ; S tant i.

24 ROMAN DE THÈBES

Qui chantoent o lor lièles

Et o rotes et o harpiles ;

Ainz que passast, ço cuit, li jors, 440 I ot beté plus de cent ors ; (780)

Granz batailles i ot de vers»

Chevreus i ot et dains et cers ;

Moût i ot cignes et pooos,

Oies et grues et haïrons. 445 Un meis entier dura 11 plaiz :

One por mil livres ne fust faiz. (786)

Li dueus del rel est obliez^ (789)

Cil qui mort l'a est coronez

Et la reine a moillier prent : 450 Vers les deus erre malement. (792)

Ensemble furent pues vint anz, (79^)

Si orent quatre beaus enfanz :

Vaslet furent li dui graignor

Et meschines li dui menor. 455 Aussi lonc tens qu'ensemble furent,

Onques de rien ne se conurent,

437-8 jr développe en 4 y. et supprime les 6 v. suivants 37 r en 1. 38 r Et en harpes et en muselés 39 P cou crois 40 ii bêche, P ochis, 5 tue; ^ .zz. o. 42 P Chieures, A Cieureus ; S Assez i ot de d. 43 ^ cisnes et paons -— 44 A Auwes butors g. h., P Agnes g. aignaus h. 45-^ x Tant a dure celé assemblée Que seu fu par la contrée 45 i4 L m. totplain— 46^ Aine; Sy (vl^j- aj\ 2 v, 47-5o Pour S, y. App. 1, y. 48i'go {les y. 44g'5o ont seuls été admis au milieu du remaniement) 47 B deus, C deul,^ dels 48B mors ;>^ C. qui la m. 49-5o m. à x 49 5 Et sa mère a m. reprent Soj- Diuet la loy (Pies lois) toute en offentî Xaj. 3 y. 52^ Et o. 53 S Li dui v. li dui meschine 54 S One plius beals not reis ne reine; 5 aj. 40 y. 55-65 diffère; Plius de vint ans ad reis este One ne conut son parente 55 jr Ainsi ; C t. ensemble ;>^ En ces .zz. anz 56 C Conques ;>^ sapercurent.

-^

ROMAN DE THÊBES 25

Ne ne sorent le grant pechié

Dont il esteient entechié, (8oa

Jusqu>n un baîgn ou il esteit, 460 Ou la reine le serveit

Et vit les piez qu^il ot fenduz, (807)

Quant fu petiz el guaut penduz.

Ele li dist : « Nel me celez :

« Por quei fustes es piez navrez? » (810)

465 El Tencercha fort et enquist,

Et deprea tant qu^il li dist :

« Reine dame, n'en sai plus, (859)

« Mais tant com mVn dist Polibus : (860)

« Il me dist ço quMl me trova (863)

470 « En un bos, dont m'aporta,

a Pendant en haut a un cbassan,

« Ou jo reçui icest ahan.

« Ço ne sai jo qui m'i pendié,

(c Ne qui les plantes me fendié, 473 « Mais ço sai bien que tant me dist

457-8 m.àS-- Syjr Nonques {P onques) ne s. cel p. 58 P enlaichiet Sg-èo y développe en 4 y. : Dusques cou vint (P Adont auint) lonc tans après Que se baignoit Edyppodes Et 1. r. le s. Qui (P Et) ml't volontiers le iaisoit 59 B a .). ; S baigne. 61^ Garda les (P as) p. ; jr quant v. 6a 5 en haut p. 63 ^ El (B Elle) li a dit ;^ Meruelle en ot (P mer^ ueilla soi) si demanda 64 5 naufrez ; y Sire en vos (P ces) pies qui vous naura ; 65-6 y dével. en 48 v. 65 5 Ele len* chargea; jr tant et e. (B enquit) 66 5 depria ; x Et proia t. que il jB dit 67 C Dame r. ;y Certes fait il ie 68 5po- lypusyj^ poUibus;^ Mais ce (P-ke) me d. dans p. ; ^ M. t. me d. (jB dit) rois p,\y aj. 2 v. 69 ii II me disoit ; C II me dist que il ; S maporta 70 5 Den mie un boys ou me troua ; iX* En un b. d. il map. ji SA cassan, P cazan ; x enmi les haies 7a 5 Ou ieo soiTri; x icestes plaies 73 CS me ; S penditi xy pendl 74 B plaies ; S fendit, xy fendi 75 j^ sai iou ; jr M. souvient {B senient) moi ; B et t. me dit.

36

« Polibus, q«i nonrir me éat (870)

La reine biea fo^peça (873)

Que c'en iit fiz qn'de porta, (879)

Que li tolirent ja li tf ei (88 1 )

48a Par le comandemeot Je r ei .

Querre lcs£st et amener.

Et sairemeot lot fist |iirer

Qu'en mrJté ddisaot (885)

Que il firent de son enCaot. 48 5 Cil ne se sont pas pajrjuié,

Ainz li dient corne ont oivé. (888)

Donc aot Jocaste paries treia (891)

Qu'a estios ert ais£z li reis,;

Flore 'fit il dit : tc Mar ^fiimes 'Uj, 490 « Car ambedui somes damné :

« Tis père esteit cil que as mort,

« Ta mése.aué, si m'as a toat. a (896)

Li rels se tint 4 mal 'mené, (901)

Quant vit qu'ilôt isai ovté ;

476 y pollibus; JB fit; 5 Reis polipus qui meî norrtt;jr aj. av. et âémlùppe en 8 v. Us v. 477-8 77 «r se pourpensa, rsost porpmsee (v. App. lu) ^ 78 iB cest ses, C oiert son ; y Cou sst mes £us que io portai -—95^ 'Que me n. •81 ar lait; |^ Les .iî). aerîans a fait mander •* 82 li PHnoe- ment, cP «Premièrement, ir .I.'s. : i4 les lait, P a. f., xior'f.

-83 P fQue la verte; £ deissent, Cui desissant, Pdesisant

94 jrQuauoient ffet -* 85 x C. ne sont mie p. ; j^se Laurent pariurer «Sô^r Tout en d. la vérité, A «Le vetr ne li vaurent celer, P Ne ne li ▼. pas c.;jr aj. 2 v. 87 xOt set,^ Dont seut ; j^cest*— «SSjr Que ses père ert lix>cis rots ^9li m. à S; X dist ; S sumes,'C fusses ; A ^Puis li a d. mal ; P Sire^fait ele mar fil ne -^ 90 .r serons ; y P^r grant peohie soumes (P fu- mes) mené ^^\ By Tes pères, C Ton père ; 5 qi ; jt est -cil que, y lu^que; xy «tu as m. vyaj. j^ v. 9s S-qi mas 93 B tient •* 94 x Q. il set quil a si o. ; PQ. sot ; j^ ensi esre.

«OMMN M THiBES 1^7

495 Por la imemrefttcque Adt a, Dit queiK)!) cois afotera. Il melsmcsY^est eftovboa^ (goS)

En une fosse ren est enrez ; Jure que ja maîs^^en eatM^

5 00 Por son pecbié que plorera. (908)

Si félon fil, qui ja sont grant, (913)

De lui se vont escharnissant ; (915)

Andous ses ueuz, qu'il ont trohrez, (917)

Desoz lor piez les ont folez.

5o3 Del pechié qo^ont fait et del tort

Se plaint li reis as deus moût fort (930)

Et lor prée moût piement

QuMl en prengent lor vetigemem :

« Puissanz reis des cieus, Jupher,

5 1 o « Tesiphoné, fure d^enfei;,

« Les orgoillos medestraisiez

« Qui mes ueuz miatrent soz lor^pîez.

495-6^ Ce (P Et) dût que il safolera Que ia pour rien nel laissera (P ne le laira) 96 C Dist; B II meismesse essorba lee V. remplace dans B les v. 4g 6-8) 97 5 essorbe ; A An- deus ses oels se fist creuer 98 5 entre ; A Et soi meisme emprisonner ; P Et est en .i. f. e. 99 5 eistra, xA istra; P Et iure kil nen istera ^ 5oo A Ses pechies espeneira; j^ aj, 4*y, •— Y*%jy\déifél. «fi 4 V. : Li fil le roi erent îa g.'Et'dhe- ualier preu *«t vaillant Lour père vont escarnissant ^Ne de .'lui-neisoat pasdolant (P Gar<ne s. mieniPtd.J i C5 filz 3 5 Se V. de 1. Zx Etses'deux(eulz'(jB iez) ;5 oilz ; y A la-terse'o.'a. oek t. 4 C desor -^ 5-6 mtervertis dans y ^ 5 ix* quilTfoilt ; ^ De eel p. et de ee ' (P'cel) tort ^ 6 'B'ii peres,îC'le:pwre;*r'Li r. as d. se chiinie fort ^ se c. as d. ml'ff;) 7*8 m.'ar 7 S 'Et p. m. pitousemem;^Cn]. hum- bïtmeûi^B m.rpieument ; Sx prie - 8 jr<Que il emp.v.»94r8 Pùur y^ v,éApp,'\i 9 B des ciex rois, C des ttex r. fo aSjB Tfaesyphoiftt, C Thesophonne, A Tesifoife; ^B fe- me, C sires 1 1 5B destruiez

28 ROMAN DE THÈBES

« Entre eut vienge descorde taus, « A ambesdous pesme et mortaus, 5 1 5 « Que le règne qu^ont a baillir « Ne lor leise guaires tenir. » Tant simplement les apela Tôt li firent ço qu'il prea.

Exil de Poltnice. ^ Mariaob des filles d'Adrastb.

Mais or lairon del rei ester : (937)

530 Car des fiz fait bien a parler.

Entre eus se vont ja descordant

Et de lor règne contendant, (940)

Si corn les ont amonesté

Jupiter et Tesiphoné. 525 Novèle lei trovéren t tal , (94 1 )

Que lor revertira a mal,

Que, quant li uns d^eus regnereit,

Li autres en essil serreit,

Et quant li anz serreit passez, (945)

53o Li essilliez fust coronez,

5i3 ;r sourde d. taux; S tielx 14 5 ambedeus, x Que p. leur soit et mortax ; S mortels 1 5 5 Qe lor r. qont tenir

16 5 g* baisser pour baiUir (interversion) ; x Ne puissent ia em pes t. -— 18 jt quanquil proia; 5 preia 19-20 m. à X 19 P lairons, A laissons 520 y De ses fius 21 5 Entre eux, xy Entreus; x salèrent d. 22 P Et del roiaume

25-4 »•• àjr -^ 23 5 les ad— 245 Thes3rphone, x thesi- phone 25 P Nouielles ; C Nouuelete ; B Nouuele ; C i treu- uent tal; Bi trueuent;jBP ytal— 26 A reuerti agrant m.; P rauertira 27 jr Car q. 28>' cscil;^ iroit; x Et li autres sessilleroit 29 P Q. tous li a. sera 3o 5 eissilleZf^* escil- lies; Piert c.

ROMAN DE THÈBES 29

'Et par iul devisement

Regnereient tôt ^tument :

Entre eus acordent que senz guerre

Elist chascuns^on an la terre. (pSo)

535 Chascuns vueut aveir l'an premier :

Li ainznez le vueut desraisnier,

Li autres dit que il Favra,

O se que non guerre en fera;

Li gralndre en requiert jugement (gSS)

540 Et semont l'en par sairement

Que, de tant com la corz direit,

Del premier an li tenist dreit.

11 aveient juré ainceis,

Sor lor idres et sor lor leis, (960)

545 Que, se entre eus sordeit descorde,

Par jugement et par acorde.

Tant com dîreient li baron,

Fust acordé senz contençon.

Tuit li baron jostent ensemble : 55o Chascuns en dit ço que li semble ; (966)

Por nés un d'eus la corz ne ment

53 1 5 auisement 3a 5 Reignerent, P Requerroient ; B ml't ygaument, C tuit e., A communalement, P commu- nément; S aj. 2 y. 33 jr Entraus ; P concorde, CA sacor- dent 34 5 Ch. dels ait ; x Auroît ; C chascun ; CP .i. an

35 il le V. a. pr.; P a. en antier 36 :ir loffre a d. 37 P Li mains nés, A Li menres, S Li autre; xy dist - 38 5 si ; 4:^ se ce n. ; P g. fera ; B ferra -- 39 5 Li maire, xy Li graindres; x en quiert, P en offre, A offre; C nicement

40 X le 41 S court, C cort, By cors 43 Q^ lauoient ; 5ainceS| y ancois ^ 44 SC ydres, jr ydles, B sotes; j^ fois «—45^ sentrels .ij. ; A sorioit, S soudreit, P mouoit 46 P P. amistie ; y p. concorde 47-8 intervertis dans y --^ 47 y Cou quen 48 A acordee s. îençon 49^ Quant li ; Cy furent e. 5o By dist; C ce qui; P kil lor s. 5 i-a m . a r -" 5 1 C nisun ; 5 Por nul de eux tos le court ; x cort.

3o XOMAN DB THÈBIS

Que ne facent dr«t jogcnent;

A Tainzné ont jugié l'onor, (967)

Uaotre ao k îufsot al manap : 555 Tandis esguart cafiron se»

Ou il auge aemrir un lei ;

Auge servir, cest prenMcr an.

Ai rei de Grèce o al Persan ; (972)

O s'en past ontre Babikoae, 56a O a set pacens cm Sidone.

Quant li yfsnicnaB hi tpm fais, (975)

Cil s'en éat plorant det judala ; (976)

Le r^ne tient Eûocléa^

En essil vait PoUnkèa : 565 O bien li peist, o mat li place, (977)

Ne puct muer qut nel £aca. (978)

Al rei de Grèce, qui fu près,

Dist que ireit Polinicès.

Plusor vourcot o lui aler, 570 Mais il ne vont onc nul mener.

One n*i ot plus : dl se conreie, (973)

Al rei de Grèce tint sa veie; (974)

5Sa C Quil nen> B Que nen 53 P Laisae i. ce! an ; £ Auant en ont i. S4 A Lautre quelaiagent m. ; S^" le C la menor 55 P Tant kîl ; S Tant dis gart 57 >^ Ou il scrue Après -5^, y plac€ les v. Sji^ ^ 59^60 m. a il 59 5 babÊloina, B saHdoine, C cassidokie -* 60 se sydoine, P sydon, B sadoine -- 6x C le iugement j X tîex f. 6a S eist, jr kt ; jr Plorant sen issi du «-* 63«4 m ay --635 tint 64 S eissil --65 r bel li soit; P ou il li - 66 P kil ne le f. *- 67-70 m. àxet sont placés dans S après S^o ^^j S^T ^6iP ken;>* ira; S q (ay«c un siglt^ i iret -- 69 5 Piusors; P vaurent, À volrent, S volstreni 70 A volt, P vaut, S volsist; A .)• seul m., P od lui m ; 5 aj\ % V. 71-a sont placés dans A après SS8^ dansP après S60. •* 71 i4 II ni a ; P sans conroi ^ 7a ^ tient ; P son voi.

K0MAN DB THiBBS 3 1

Et ne fist gmif» granf conrei, (gSS)

Car il ne mena home o 9tt, 5 7 S Ne escuier m comptigno», Se solemem son cheTal no».

Ço fu en mai, par un matin,

Polinicès tint son chemin;

Polinicès chevaffclie sooa, 58o Moût fu pensis et pooros; (990)

Car il ne sét certainement

Ou puésse aler seQremenf.

Son frère crent qu^en larrecin

Li mete aguait en son chemin , 585 Car ja n'avront parfite amor (995)

Dui compaignon d'ital honor.

D'ore en avant s'est comandez

A fortune, cul s*es€ donec ;

Et deprée ks deus forment 590 QuMl le conduient sauTement. (1000)

Tant chevaucha par les montaignes, (ioo3

573 jrrll ne; X pas ml'tg., >^ mie g. 74 PC. nenm. nul h., jr C. il nen maine n. ^bx Ni (P nen) mena per ne esquîier «— 76 C Que s. \jr Ne mais que soi et son destrier 79 ^chiuachasols; x sez, r seus 80 P M. est;5pourous, X poonreua, A coureceus, P perecheus -— 81-2 m. d >* 83- 4 À éévêL en 4 y^ : S. f. c. quil ne lasaille Ou ne lacoelle de bataille Forment se crient quen 1. Ne m. a. e. s. c. 83 5^ crienti X craint •— 84^ Ne mece 83 P parfite, S parfit, C parfite -«^ 86 S ditel, x de tel, x en .}• 87 jr deure en autres (B autre); Bien par matin (P B. matinet) sen esttor- nés (P aies) ^ 88 C a cui ;^ Et a son diu sest commandes 89 5C Et deprie, B Et départie ; ^ Et se li prie douce- ment (P escortement) 90 ^ conduie \jr aj,2 y. ; S place ici lesv.SÔ^'^o et donne ensuite 2 v. spéciaux (v* 6yi'2 de S) <— 91 P cheuauce; A ces m.

32 ROMAN DE THÈBES

Par les combes et par les plaignes*

Que par chemins, que par sentiers,

Set jorz chevaucha toz entiers. ( 1 006)

595 Joste une mer vait chevauchant,

Mais la mer vait si tempestant

Que nus hon ne savreit conter

Que ele estelt ne porpenser.

Tote la nuét plut et gela, ( i o 1 7)

600 Gresle chai et neis vola,

Et corurent li .xij. vent

Par tôt le monde a lor talent. ( loao)

One nés pot tenir Eolus,

Qui esteit lor sire et lor dus : 6o5 Par cel air vont tomeiant,

Combatent sei et vont bniiant.

Oe totes parz tone fortment, (i025)

Foudres chiéent espessement ;

Chancelant vait li firmamenz 610 Et la terre que est dedenz ;

Li grant arbre sont debrisié

Et li petit sont esrachié ; (io3o)

592 Y Par ces (P les}desers; A ces p.;B P. 1. combles p. 1. champaignes 93 5 Et p. c. et p. ; jr Tant va par bos et p. s.— 94ilB .vii). i., C .x. i. ; x cheuauche ; P Ke .x. i. c. e.

95-8^ Aonnt 10 V, tout différents 96 B lyaue voit 97 B Q. nés uns homs ne set c. 98 C Quele ; B Quelle elle ère

99^ Car toute n. 600 C Grelle, B Grelles, P Gresieus, A Grésils ; S cheit ; S neif, C noif, By nois; B neia 2 x Et troublèrent le firmament 3 5 poet; Bsolus iv. trop court); C Onques n. p. t, helus; A Ne les pot retenir Colus; P Nés poet retenir e. —4 xy Q. est, S Q. ert;^ princes, x sires

5 5 parmy c. aer; C celé eue; x v. bruiant (B braiant)

6 X Que len noist (B nooit) pas deu tonnant 7-8 inter- vertis dans y ^ y Tonne et esclistre durement 8 S cheeint 9-10 m. â P. 9 il Crosle trestous li f. 10 5 esracie, A depeciet 12 5il p. tout ; x enrachie, S debrisié.

ROMAN DB THÊBES 33

Li flaeve sont tuit fors eissu

Et par les chanz tuit acoru. 6 1 5 Polinicès por le tempier

Ne laisse pas son chevauchier,

Ainceis atent présente mort, . (io35)

Por le tempier qu'il veit si fort.

Par un bos vait chevauchant» 620 Fiéres bestes vait encontrant :

Grifons, serpenz, guivres, dragons,

Leparz et tigres et leons. (1040)

Mais li tempiers les a dantez (1043)

Et debatuz et flaielez, 6iS Que de quant que il encontra

Uns trestoz sous ne Ten tocha. (1046)

D'un pué moût haut que vait poiant, ( io55)

Ou sis chevaus vait recréant.

Vit resplendir une clarté 63o En la tor d'Arges la cité; ( io58)

De la cité vit le danjon,

6iixP hors; S eissu, xjr issu 14 5 tout ; ^ Et de toutes parz a.; y ces cans acoureu i5 SC Pollînices; P Polio- nices por le crémier 16 SA lessa ; 5 1. onqes; P le c, il a c.

lyS Ainces a. présent de m . 1 8 P tempest ; 5 P. la tem« peste qil vitf. 195 Parmie, xA Parmi, P Ensmi; Sxy bois

ao r Et(P Les) f. b. e. 21 C Gripons ; j^ Ours et lupars et grans lions*— 22 5 L. t.; x Lieparz; A Serpens et gui- vres, P S. volaiges;>' et dragons; y aj. 2 v. 23 CS li (C le) tempier ;jBlitempez; y Par le tempeste sont (P tempest s. si) don te 24 il et tourmente, P et destraue ^S x On- ques fB Conques) de quanquil; S quant qil ;^ Si sont des- troit et angousseus 26 CS I. trestout sol ; S entoucha, x adesa ; >* Cainc (P Aincj nen torna vers lui .i. sels (P seus); y aj. 8 V. 27 :ir V. montant \y Parmi .i. mont sen va mon- unt 28 xy Et s.;^ li va falant (P lassant) 29-80^ in- ieryertit 29 ^ A coisie (P coisil) ml't grant c. 3o x Sor la 3|r2 m. à y S dongeon, x donion.

34 ROMAN DE THÈBE8

LVscharbocle qui luîst el son :

Uns escharbocles i laist fort, (toSg)

Qui monstre as notoners le port, 635 Quant vont de nuét najant par mer

Et ne sévent ou arriver.

Por ço i*i mist Phoroneûs,

De cui linage est Adrastus,

Qui ore est reis de la cité, 640 Les Greus i tient par poesté. (1066)

Cil chevauche tôt dreitement

A Tescharbocle qui resplent ;

Jusqu'à Arges est parvenuz, (1067)

Ou Adrastus ert li chanuz : (1068)

645 Idonc i ert icist bons reis,

Qui esteit princes des GreaEeis*

En la cité toz sous entra, (1069)

Onques home nM encontra,

Qui de rien le mete a raison, 65o Ne quil herbert en sa maison :

Trestuit dormeient en lor lét,

632 jr en s. 33 5 Un charbocle y, A Uns carboudes i ; Sy reluist 34 5 notumiers, C nortonniers; x montrent; Sx Qi as n. m. p.,^ Ki as maronniers luist au p. -^ 35 j^ par nuit ; S de noet nagant; A waucrant; P noant ens m. 36 X quii ne 37 5 Por yce li myst polynus;^ Mis li auoit; B Plutoneus, A poUoneus, P Foloneus 38 P lignaige; S qui lynage ; A ert, P iert ; B Adrascus -— 39 j^ Q. ^stoit r. 40 S en tint; & poète ;^ Et des g. ot fP tint) la p. 41-2 et 45-6 m. àx 4i S cheuaucha molt d. 43^ Desi qua a. vint tôt droit ^ 44 5 chanuz ;^ Pales et vainx et confon- duz;^ Ou a. li r. estoit {cf. 645, leçon de x) 45 jt Ou adrastus estoit li r. 46 À de g. 47 5 pensis e. 48 5 One nul h. 49 5 li m. 5o 5 qil herbergie 5 1-2 m. à x Si rCar il estoient couciet tuit.

ROMAN DE THÊBES 35

Car por poi csteit mée nuét.

Venuz est al perron reial, (1075)

La descendié de son cheval ; 655 Desoz la tor descent el porche^

De fust nM aveit une broche :

Rien n^i aveit que onc fust d'arbre,

Car il ert trestoz faiz de marbre. (1080)

Il ftt moût las de chevauchier, 660 Si comença a someillier.

A tant astes vos Tydeûs,

Qui de Calidone f u dus ; ( 1 084)

Et cil riert eissuz de sa terre, (1086)

Al rei veneit ça por conquerre. (io85)

665 Iluec meîsmes vint fuiant» (1089)

Por le tempier quel vait chaçant. ( 1 090)

Li proz chevaliers Tydeûs,

Qui esteit fiz Oeneûs,

Por un son frère qu'ot ocis 670 En Calidone son pais,

63a y Si estoit près de mie nuit; S mie noet 54 xy des* cendi,5 Descenduzest— 55 A porce 56 5 un b., A une escorce 57 5 qonques t., x qui o. f., A qui aine f., P ki i f ; B drabre 58 Sx A C. il esteit, P C. il iert fais ; PS trestouz de m., xA touz fez de m. 59 j^ ne pot villier 60 Y Ains ; P sousmillier 6 1 5 ast, xy estes ; y tideus 62 S calidoine, B caldoiae, C cassidoine ; P estoit d. 63 5 Cil estoit eissuz, B Et c. ret issuz, A Por cou ert issus, P P. cert î. hors 64^ Son frere auoit ocis par guerre {Ce verj, flacé avant le v. 663 {modifié) remplace^ dans y ^ les v. 66j''j4) 665-6 sont placés dans y après les v. correspond dant à 6j5'6 65 jr vient ; S auant; ^ Droit a la tor sen vint (P en va) f. 66 5 q ef C ql (avec un sigle sur le q); Y P. le tempeste [P tempest); A quil vit grant, P kel va cachant 67 :ir Li bons ch. et li dus 68 5 Et qui fu iilz 69 jr sien ; 5 qil ot o. (v. /.) 70 5 calydone, C calsidoyne.

36 ROMAN DB THÈSES

Eissilliez est et vait fuiant

Et sa pénitence faisant.

Il a chevauchié a la lune.

Si com Ta amené fortune : 675 N'i ot ne per ne escuier, (1087)

Ne mais que sei et son destrier. (1088)

A l'olivier, desoz la tor, (1091)

La aregna son milsoudor ;

II vait avant, entre en Tarvol. 680 Polinicès le tint por fol :

En piez se drece el pavement, (1095)

Si Paraisone fièrement :

« Qui iés, qui ci t'embaz sor mei ?

« Par toz les deus en cui jo crei, f 685 « Ainceis que vos ci herbergiez,

c< En iert li quaus que seit iriez ; (i 100)

<c Alez avant herberge prendre,

c( Car ci ne poez vos descendre.

« Pues que jo ai mon ostal pris, (i 101)

673 X II recheuauchoit 74 «x* li amenoît f. 75-6 y Nauoit fors lui et son ceual Soffert auoit le nuit grant mal 75 jr Nen ot 77 ^ Iloec auoit .i. oliuier 78 j^ Ou a.; 5 areigna, CA aresna; B misaudour, C missodour; y son bon destrier 79 jr Et vint a. ; P ens lare vol 80 CA Pollinices (orthogr. à peu près constante; quelque^ fois dans A Poil'), P PoUonices, (orth. constante, parfois en abrégé Polio*) \ arien;^' tient 81 jr Sor p.; A isnelement 82 5 ien apele, B len araine, C len aresne, A laraisouna ; P Si li a dit mrt f. 83-4 m. a P 83 SxA es ~ 84 5 qi, xA qui

85 5 Ainces, x aîncois, j^ ancois (orthographe ordinaire des trois groupes de mss.); B herbegiez 86 jr vengiez; 5 Li quelz q (avecsigle) s. en i. i., il Li uns de nous en ert i.

87-8 m. ày—SjC A. aillors; S herbe p. 89 PP»; xA Pieca que iai (B ie); S Pois que iay m. hostel p. {v,faux); A cest o. ; xy ostel.

ROMAN DE THÈBES ij

690 o Pèsera mei, sel vos guerpis. »

Tydetis respont franchement

Et senz un point de marrement :

« De folie, » fait il, «c vos peise : (i io5)

a Ne vos en quier que une teise ; 695 « Herbergiez mei ça enz mon cors,

c Et mis chevaus seit la defors. (1 108)

« Entre nos dous a grant espace, (i 1 1 0

« Ne sai le mal que jo vos face : ( m 2)

« Se mei avez a compaignon, (11 09)

700 « Ne vos puet estre se bel non. » jt 1 10)

Polinicès de ço n^ot cure, (i 1 19)

Ainz s^en afiche fort et jure

Que a sei ne a son cheval

Ne prendra il iluec ostal. ( 1 1 22)

703 Tydetis ot et entent bien (1 1 27)

Par preiére n'i fera rien : (11 28)

690 5 sil V., A se le, Pse iel ; C guarpis 91 jt Thideus (ortkogr. ordinaire) —92 il .1. poi, Px nul point; B mare- ment, A mariment, P mautalent 93 A Amis de f. v. p., P Diua f. il por quoi ten p. 94 P Jeu ne ten q.; A en ruis 95-6 m. ^ P 95 il Herbregies 96 5 ca d., xy la dehors

697-8 5011/ placés dans y après y 00; au lieu de ces vers^ X donne ceux-ci : Ou metez ceanz mon cheval le soufTerrai por lui le mal 97 5 vos d . ; P a ml't g. place 98 ^ nul tn.'y P iou te; S ajoute ce vers : Assez est grant yceste mai- son, puis donne les v. 699-700 et ajoute celui-ci : Mis cheuals soit a ces perron {cf. x) 699-700 sont intervertis dans Px 699 5 Si tu mi as, P se tu as moi, jB Se mi a., il Se vous maues 700 S Ne ten, P Ne te ; il doit e. ; C biau ; il aj, 6 y. et P 4 (après 6g8) i S dice ; Xil na c. » 2 5 Molt sen a. et i. en i. ; C Aincois a. bien, il II safica forment, P Mais mrt safiche fort; B et forment i. 3 il Q. ia ne lui ne s. ; P Par Dieu na toi na ton c. 4 il manque dans B; il Ne laira prendre, P Ne liuerrai anuit; xA estai; y aj, 4 v.

h P Tideus {orth, ordinaire) voit 6 il Que pour priier, P Ke por parler^ x Pour p. ; Sx prière ; Cy ncn f.

38 ROHAH DE THÊBES

L'espée trait qu^il ot al lez

Et mit l'cKU devant le pez :

Astes le vos enz berbergié, 710 Ne Vea querra mais hué congié :

I Com plus, fait il, « vos preiereie, (ii5i)

« Ço sai que meins avengereic :

« Tôt tens puet Ton preier feloD>

1 Ja n'en fera se noauznoa. (nM)

715 « O bien-vos peist, 0 bien vos place,

H Astes mei ci en cette place ;

K O il vos peist très bien o non,

« Tôt m'i avreiz a compaignon. »

Polinicés les sauz li vint 730 Et en son poign son espié tint;

Venu en sont a l'escremie : (i3ii)

As vos bataille por folie.

Al porche sont li dui baron, Combatent sei come dragon : 73S Cil qui premier s'i herberja (i>iS)

Jure que l'autre en jetera,

707-10 y âével. en 33 v. 8 S Sache scspee qïl; C au branc forbiz 8 5 peiz, C piz $-/o sont placés dans X après -18 9 se Asie, B Este; x me vous ci h. 10 5 oi c.;x Ne vos en quier buimes c. 11 S priereie, xp prieroie ; A Et com pi. vous en proieroïe, P Que p. huî mais emp. 12 x mauanceroie ; A Et ta. ie quit esploite- roie,P Jou quic noaus emploieroie— i3-4 m, â P i3 x Tous iors ; S len, xoa; Sx prier, A proier 14 ^1 se sourdois n.,B se mains n. ;5iioalz, C noaux— 715-10 m. à y^ qui ajoute de son côté 56 v. i5:r ou mal v. pi. i6j: Astez; B Serai ie ci iSBTott; puisx donne letv. jo^-to 19 X vient 2a x point lespee tient ^^ x E2 v. ; £ de f. a3-4 m. à X a3^ El p. 34PSi escumeni; A Espren- dent soi 35 P se h., AC i h. 36 £ Jura; x cha- cera.

ROMAN DE THÊBBS Sq

Et li autres jure por veir

Nel guerpira a son poeir.

Granz ont les cuers, fiers les talanz, 73o Mais les cors ont moût dessemblanz : (i 220)

Ja, se s'entreconeûssanti

Ne cuit que s'entradesissant.

Polinicès ert genz et granz, (1225)

Cheveus ot biois recercelanz; 73s Cler ot le vis et coloré,

Espaules larges et pez lé,

Les costez Ions, les flans sotiz.

Les hanches.grosses et barniz ; (i23o)

Enforcheûre ot droite et grant : 740 Rien n*ot en lui mesavenant.

Jovenceaus est, n*a pas vint anz,

Chevaliers est proz et vaillanz.

D'aage est maire Tydeûs, ( 1 23 5)

Cors a menor, mais forz est plus ;

727-8 m. à SxP 29-3o m. à P; entre ces 2 v.^ S inter* cale les 2 suivants : Lun dels ne preise lautre un ganz Chiualer sont proz et vaillantz; A et fors t. 29 5 Groos; X G. cors ont et f. les t. 3o jr M. 1. cuers, il M. il les ont

3i-2 m. 4 il 3i 5 Et si, jr la sil, P se il ; 5 sentreco- noissent, xP «conneussent 32 P ke il se forfesisent; x quil ; S sentre adessassent, B sentratendesissent, C sentratendis- sant;^^;. ^y. et A 2 autres 33 5jrest;C gent 34 5 ad b,]jpy blonz 35 P encolore 36 xP L. e. ; 5 large; By le pis 37 S costes longs ; x Flanz escheuis et bien moUez, A Les c. ot biaus enuiron ; S sotiis, P soutis 38 jr Et les hanches et les costez, A Les gambes grosses par raison ; 5 bar- nils, P barnis 39 P Et forceure, A Lenfourceure,5 A f.; jr anques g.— 740*7 m. à P, par confusion de deux rimes eit-ant

40 A En l.not riens, S R. ni aueit^ 4 1 A louenenciaus not; X ert not 42 il Et c. p., C C. fu p. —43 il De lui ert men- res t. ; jr graindre t. 44 il C ot ; C mendre; il f. iert p., B force a p., 5 fort fu p.

40 ROMAN DE THÊBES

745 Cheveus ot neirs, barbe et grenon,

Fier ot le vis corne uns leon ;

Le cors ot brief et le cuer grant,

De proèce sembla RoUant. ( 1 240)

Et empor si vile achaison (i 249]

750 Se combatent li dui baron : (laSo)

S^il eussent juré lor mort, (i 254)

Ne se combatissent plus fort. (i 253)

Andui sont moût fier talant, ( 1 ^ ^ 0

Li uns ne prése Tautre un guanU (i^Si)

755 Espiez ont granz et esmoluz.

De fiéres bestes ont escuz :

DMn leon ot une pel grant,

Que li covreit le pez devant,

Li eissilliez Polinicès, 760 Que li dona Edipodès ;

Et Tydetts Tôt d'un sangler,

Qui le pais soleit guaster,

Que la déesse li dona :

Por sei vengier li otreia. 765 Ensemble jostent li baron,

Requièrent sei come leon ;

745 5 gernons, xA grenons 46 S Fier ad le v., A Le v. ot f. ; x c. lyons ; S leons, A lions 47 5 c. ad b., B Le c. ot bien, AC Cors ot petit ; A mais le c. g. —48 5 semble ;y De sa p. not (P na) sanblant;^ aj, S v. » 49 jr^ Et pour; X si (B sa) mauuese, A si petite ; jr achoison, y ocoison ; P Et por itant sans o. 5o j^ donne à la suite les v. y 5 3-4 5 1-2 y intervertit : Ains se combatent issi {P itant) fort Com seussent i. lor (P le) m. 53 y Anbedoi sont de fier sanlant 54 xy prise ; CP Lun {P luns) ne p. lautre noiant, S Molt sont hardi et combatant {cf. le v. placé dans S après le v, 72 g) ^ 55-64 m, à y -- 55 x et bien moluz 57 5 ot p. g. 58 S coure le peis; x piz 62 jr guetier 63 5 deuesse 65-6^ déyel, en 4 v. "-^ 66 x Fier et hardiz (B hardi) c. 1.

ROMAN DE THÈBES 4I

Li dui baron si se requièrent (i aSg)

Onques de rien ne s^espargniérent ;

Il se fièrent de tai air 770 Le fou vermeil en font saillir ;

Il s^entrefièrent si granz cous,

Qu^en retentist toz li arvous :

La veïssiez granz chapleïz ( 1 265)

Sor les heaumes des branz forbiz, 775 Que li carreis en retentist

Et li arvous en rebondist. (i 268)

Ço sai que ja ne remansist

Jusque li uns Tautre oceïst,

Mais Adrastus li reis s^esveille, ( 1 269)

780 Toz esfreez por la merveille ;

Por la noise li reis s'esfreie,

Un chamberlenc a val enveie

A saveir dont la noise sort,

Et a lui dire sempres tort. ( 1 274)

785 Li chamberlens eissi en l'atre,

767 P bien se '{^ Ambedui ml't souent se fièrent 68 A Conques ^ 69 ^ Grans cols commencent a ferir 70 xPîtM^A fu; B en fait;j^ Des elmes f. le f. s. 71-2 m, à P 71 X sentredonnent ; 5 cops, B cos, C cox, A cols 72 5 Qe t. en recentist laniols, A Q. t. en sone li a. ; B anios, C aruox 'jZy tel c. 74 S forbeis 75 5 li carrois, x la tour {B cours) toute, P iaire toute, A li aruols ; P retendist, S recentist » 76 B aruos, SC aruols, A palais ; P Et li grant plaice; SP resplendist, A retombist 77*8 m, à y Tj B Bien s. 78 jr Tant que 79-80 m, à P

79 X adrastes; il De la noise li rois sesu. (c/. 781) 80 S Tout effree, x Touz esfraez ; A Poes sauoir ml't ses* meruelle » 81 P De le n. ; il De la bataille ml't ; S sesceie (serait-ce ^exciat pour exciet ?), B sescrie 82 5 Une cham- berlenie, j^ Son camb. (P cambrelenc) 83 By Por s.; C fort

84^ Isnelement a lui retort (P aual sen t.) ; B sen retourt

85«6 X déveL en 6 v. 85 5 chamberleins, B -ains ; S eissit, B en vait ; C Le chamberlanc sen vint aual.

42 ROMAN DE THèBBS

Les chevaliers i vit combatre ; Al rei toroa vlaz arriére, (i 281 )

Conta lui la bataille fiére, Qu^ii ot veû el porche aval, 790 Ou se combatent li vassal; ( 1 284)

Ll reis se liéve isnèlement : ('393)

One n'i prist drap ne garnement,

Que solement sor sa chemise

Vesti une pelice grise; 79 5 Tant coveita a val descendre

Ne li membra d*afublail prendre. (1298)

Mais uns danieaus a val dévale,

Qui vient corant par la sale;

Ainceis que ftist li reis en Tatre, 800 Li afubla ses peaus de martre*

Li reis eissi fors al serein : ( 1 3oi )

Une verge tint en sa main. (i Boa)

Aporter fait cierges ardanz

La ou trueve les combatanz ; 8o5 Quant les vit combatre en la place» (i3o3)

Entre eus se met, fort les menace :

786 C Et voit c. H vassal ^Sym. à P; C torne; A Ains vint corant molt tost a. -^ 88 ii li 89 P a veu 90 A Com se;^ aj. 8 v. 91 jB sen 1. 92 j^ Ne li men- bra de g.; B Que ni 93 x Fors s. sor (B sous), y Ne mais que sor une {JP desous se) c. -^ 95 ^r conuoita; P T. se hasu, A Et coite tant; y daual 96 £ afubail, C aflu* bail 97-8 X réduit à 2 v. : Mais câpres vinrent doi dansel (P M. après vont .ij. damoiscl) Qui li aportent un (P son) mantel 97 C corant d. 98 jr vint; S parmie, xy parmi 99 5 Ainces, x Et ainz; C lartre -* 800 B matre I S eissit, X issi, y sen ist; Px hors ; xy serain 3-4 m. ^^ *~ 4 ^ Ic' troue c. 5 y Les cheualiers vit en (P ens) la place 6 il et ses, P et si; il manace, P manaice.

ROAIAN DE THÂBES 48

a S*il se forfont de rien mais hué,

<c Demain les pendra a cel pué. » (i 3o6)

Pues se comence a porpenser

810 Et lor armes a esguar der.

Que ço sont cil que li pramist La déesse, que ço li dist, Qu^uns sanglers et uns leon fiers Prendront ses filles a moilliers.

81 5 Pues lor demande qui il sont, (i 323)

Dont il vienent et ou il vont : (i 3a4)

« Por quoi combatez a ceste hore? (i«3io)

s Quaus péchiez vos est coruz sore ? (i 309) c Quant tote créature dort, (i 3 1 1]

820 « Entre vos dous qucrez la mortl « Se vos de mon règne fussiez, Ja ici ne vos meslissiez. » Respond^nt lui : « Alez dormir : (i 3i5)

«c N'avon o vos rien a partir ;

807-8 m, à P 7 ;r Se de riens se f. ; xA hui, S oi 8 xA pui; S en ceo poi; A aj. 2 v., que P modifie, parce qu'il supprime les 2 qui précèdent : Se mais hui vous for- faites rien (P Sil se forfont h. m. de r.) le vous pendrai {P Il les prendra) ce sacies {P saicent) bien 809-14 m. à y 10 jr regarder -—11 ço m. ^ 5, jr ce ; x promist 12 S deuesse; 5qi,xqui 13 CCun senglier;jBCunsl. etu. s.; S leons, X lyons 14 jr Auront s. 81 5-6 sont placés dans y après S3o ; après ces v., x place les v. 821-2 et S aj. 2 V. spéciaux i5 j^ Il 1. 17-8 intervertis dans y ij y Qui (P Que) vous ; C tel eurc, BP tele 18 SC Queljpec- che v. e. coru ; A Ques force ; y fait il vous keurt s. -* 20 A Cascuns de vous quiert ci sa m., P Et v/ales^que- rant le m. ; x donne ensuite les v. 83i-2'^Ji,le i** modifié), puis les V. S2g-3o et 833-52 21-2 (modifiés) sont placés dans X après 816 : Car se il de sannor fussont Iluec ne se combatissont ; dans 5, ils viennent après le v, 818 21 5 Quar si v. de monour f . 22^^ Par nuit ne vous (P^çhi ne) combatissies 23-8 m. d Jf 23^ Cil r, a. 24 j^ vers v.

44 ROMAN DE THÈBES

825 « Ne nos leist pas ore fabler, *

« Car d*autre rien volon parler. »

Li reis ne s'est pas corociez,

Ainceis les a tant gent preiez,

Qu'il li dient la vérité 83o De ço que lor a demandé. ( 1 322)

Li vassal conurent le rei, (i325)

Respondent li chascuns de sei, ( 1 326)

De quai gent sont et de quai terre

Et que il sont ça venu querre. 835 Danz Tydeûs respont premier : (1327)

« De Calidone eissi Tautr* ier :

<c Fiz sué OeneQs le rei,

« Ça sué venuz por estre o tei. » (i 33o)

Adrastus vers l'autre se torne, 840 Car celui en vit le plus morne.

Il li demande : « Beaus amis,

« Dont iés tu et de quai pais ? »

Cil ne dist pas le non son père, (i 335)

825 y 1. ore fabloier 26 il Dautre cose ; y plaidier 29 5 lui; x Si len d., A Que li d., P Quil leur dirent —3o xy quil; jr donne ensuite les v. 8x5-6 83 1-2 sont placés dans X entre 820 et 82g; 83 1-4 sont dans S après 854

Zi X Quant li v. virent le r.,^ Andoi connurent bien le r. 32 x Chascun li respondi, P G. a respondu,ii Res- pondi li c. ; 5chescuns; y par soi 33-4 m. â r *- 34 5 Et qui il s. et quei vont q. ; C la venuz 35 x T. respondi ; y T. dist celer nel quier (P n. q. noier) 36 Sx calidoine, A Call.; JTil issi;P vinc 1. 37 5 coneus;ii Et sui f. Oneus, P F. fui a Orneus 38 il Si men vieng cha ; P ser- uir a toi 39 5 se retorne ; y Li rois devers lautre sen t.

40 X Qui fet chiere marrie et m., P Por chou ke il le vit plus m.f A Qui le sanlant auoit p. m. 41 y Si li 42 Sx A es ; ;r tu nez de ; P D. iestes et, A Tu qui es et 43 jB dit.

ROMAN DE THÈBES 46

Por ço qu^il eit fiz de son frère ; 845 Ainz dist que de Thèbes esc nez,

II et trestoz sis parentez.

« Di, va, » dist li reis, <c por quei ceiles ?

« Ja savons nos bien les merveilles

« Que Edipus fist de son père, 85o « Quant il Tocist et prist sa mère. (1343)

ce Moût me semblés bon chevalier :

4c Ja ne t'avrai por ço meins chier ;

« Car, se tu iès d^icel linagef (1347)

c Tu iès assez de haut parage » (1348)

855 Li reis conut bien lor linage,

Sot que il sont de haut parage :

Lor chevaus fait très bien guarder,

Et eus comande a desarmer;

Et en après forment les baise, ( 1 35o)

860 Les chevaliers entre eus apaise ; ( 1 349)

Il les acorde et departist

Et moût doucement les joist.

Moût est forment en son cuer liez

Des fiz as reis qu'a herbergiez ; 865 Pues lor fait jurer et plevir

844 j^ esteit f. s. f. 45 x Dist lui {B li) ; P Et dist kil iert de ^46 il Dilloec estoit; P Et il et tous 47 or D. fet il;^ Li rois li d. {P r. d.); x me c, i4 le c. ; 5 celez, CA celés, B coiles ; P nel celés vers moi 48 x Car assez set on ; C no- ueles; P Car b. set on le grant secroi 49 P en son ^ 5o j^ Q. il ot {P lot) mort si p.; y aj. 4 y. et supprime -5i-2 5| S semblez; x Bien me resambles {B resamblez) c. 52 X Ja por ce ne 53-4 fn.àx^^b^y Que se tu es de cel 54 5^* es ; >^ Dont es tu' de ml't h. ; S donne ensuite les y. 83j'4 5S-8 m. ày-^ 56 jr Set 57-8 intervertis dans B 58 X Si les c. ; S comanda d. 59-60 intervertis dans y 59 ;r^ Chierement (r Doucement) les acole et b. 60 xy Et les {y Les .ii.) barons ensemble ; S amaise 6 1-8 m. à y 61 x Ambedeus acorder les fist.

4^ ftOtlAN DE THÈËBS

Et par fiance bien tenir

Que, tant corne il ja mais vivront,

Ami et compaignon serront.

Al perron, deso2 l'olivier, 870 Se désarment li chevalier ;

Il se desarment : assez fu (1 35 1 )

Qui ior armes a receO. Il n'orent maies ne conreî.

Desfublé sont davant le rei ; 875 Mais les cors ont genz et bien faiz, ( 1 355}

Bien resemblent contes palaiz ;

Et orent senglement vestu

L'uns un samit, Pautre un bofu, (i358)

Et sont bien chaucié li meschin 880 Chascuns d^un paile alixandrin.

Dous manteaus vairs, larges et freis (i363)

Lor afubla li riches reis

Et reçut les moût richement (i36$)

A mont el maistre mandement ; 885 En la soe chambre demeine

Li reis les chevaliers en meine.

Moût par fu gente celé chambre :

868 C Amis; S aj\ 4 y. 71 S fut 7a S prist et rescut

73 i4 maie ; P mie grant c. 74 C Desfublé^ ; B D. furent d. le r. 75 5 M. lor c. sont;^ Les c. orent 76 BP conte; A Cascuns sanle estre quens p. ; 5 c. de p. 77 X II eurent (P orent) ; P soulement 78 S samiz 79-80 A dépel, en 4 y. : Et s. li doi m. c. C. dun p. detrenchie De bon eier p. a. lerent caucie li doi m. 79 P Et s. c. b.

80 C poile ; P alizandrin 81 il nouiaus et f., P 1. v. et f. 83 il Rechus les a; C chierement, il geotement ; P Puis les enmaine doucement 84 ;r Lasus •— 85 5 sue, x seue, y soie ; P Ens le c. s. d. 86 j^ Les c. ansdeus {B li rois) e.

87 jr riche ; P Ooques ne fu si r. c.

ROMAN DE TH&BBS 47

Li pavemenz en fu de Umbre, (i 370)

Bien entailliez a marenitre ; 890 El front davant ot une litre

D*esmeraudes et de jagonces :

D^or i aveit plus de mil onces.

Tendu i ot une cortine, ( x Bg 1 )

Que li tramist une reine : 895 Semiramis Poï nomer,

D*Egipte Tenveia par mer,

La cortine fu merveillose : ( 1 SgS)

One bon ne vit tant preciose,

Ne onques rien tant bien teissue 900 Ne que tant fust d^uevre menue. (1398)

Celé la fist que fu pendue

Por la déesse qu^ot vencue.

Li sopers fu apareilliez De piusors mes et de daintiez. 905 Al n'i a plus a aconter :

Li reis fait Teve demander, (1399)

Dui danzel la vont aporter, (i4<><>)

Et li chevalier vont laver

888 C Le pauement; P si fu; 5 a h 89^0 m. â P; A dé^L en 20 y. 89 B amaramentre, C amaraliste 90 B lutre, C liste ; S un vitre 91 5 Desmeragdes; B ia- conces ^ 93 P Tissu 95 C Semyramus, B Semyramis 96 P De pite ^ 97 ^ Ne fu cose si {P tant) meruilleu^e 98 C O. nus n. v. si ; ^ Ne ne fu riens ; A périlleuse 99 5 Ne onc ; x One ne fu r. ; 5 teissue, Çy tissue \jr Ne fu cor- tine si t. *- 900 jr si f.; il Et fu faite ; P Que f. f. lueure m. i'4m,ày I 5 Cela le; jr quen 2 5 deuesse 3C Le souper Entre go3 et go4y S intercale ces 2 y. : Dice se firent baux et liez Donc seruirent lez chiualers 4 5 De p. guises de mangiers 5 ef 8 m. à y 3 5 Eie ni ad plius, x Ni a mes p. -* 6 fait m. a 5, C fist ; ^ a laige demandée 7 Ur H V. \x Doi damoiziel lont aportee 8 C cheualiers.

48 ROMAN DE THÈBBS

En doas bacins que sont d^or mier : (1401) 910 Cil lavèrent et vont mangier.

Un (audestou ot iluec mis,

Polinicès s^i est assis ;

De Fautre part sist TydeQs

Desor un bufet de benus. (1406)

9 1 3 Des mes ne vos quier faire fable :

Pro en aportent a la table ;

Danzel lor servent plus de dez, (1409)

' N^i a celui ne seit de prez. (î4io)

Por lor amor lava li reis, ('4^7)

920 Et si manja d^un braon freis. (14^8)

Quant il orent assez mangié, (141 1)

Et vins tasté, plusors changié,

Les napes traistrent li sergent,

Les*chandelers laissent d^argent : 925 En la chambre ot si grant clarté, ('4' ^)

Corne se fust uns jorz d^esté.

909 P A ,ij. ; il En un bachin; xjr qui 10 P si v. 1 1 S faudeston, B faudestuef, C faudestueill ; y I. buffet ont illoekes m. 12 jB y est, C i ont 1 3-4, intervertis dans y, manquent dans S ^ ï3y Et sor un banc s. adrastus (banc manque àP) ^ 14 C Desus... dybenus ; B venus (b refait en y.);X De lautre part sistTydeus i5-6 m. ày 16 5 al t. ; C Assez en a. a t. 1 7-8 ^ change la rime (A els seruir ot .X. serjans De haut parage bien vaillans) et place ces v. après g20 175 Danzeals;jB la s., C les s.; 5 deiz, x .x. iSx pris— 19 CA menialir. 20jB01ui m:,COeus m,;A En- sanie o els duns braons; P dun branon 21 A o. but et m. 22 X PI. vins beu (B beus) et ch., A Bon ysope et bon cangie, P Y. burent vin c. 23 A traient, P ostent; B siant, Cy sériant, S seruant 24 jt chandeles, P candoi- les, A candelles; xA ardant, 5 L. chandelers leuent; P atant 2S A Laiens auoit; P itel c. 26 jB ce f. ; il Com se ce f. ; C el temps, il en iour ; P Com li solaus rent en e.

ROMAK DE THàBBS 49

Li reis por ses filles enveie,

Mande a la maistre ques conreie,

Que gentement les apareit 930 Et en la chambre les enveit. (1420)

Li reis fait ses filles lever,

Apareillier et conreer,

Por les monstrer as chevaliers :

Tient que les avront a moâlliers* 935 Elès vindrent lor cbiës enclins, (i43o)

Treciées de fil d'or lor crins ; f 1428)

Lor blîaut furent d'orcassin , ( 1 4? i )

Lor peliçon desoz hermin. ( 1432)

Totes nuz piez, eschevelées, (1426)

940 En la chambre vindrent les fées ; (1425)

Car monstrer voleient lor cors ( 1 43 3)

As chevaliers qui sont de fors.

Quant eles virent les marchis,

Que a veeir n'orent apris, 945 Vergoigne orent, ne fu merveille;

La face lor devint vermeille. (î438)

Eles ne sévent qui il sont :

928 S M. ad la, P M. le, A M. ses maistres; C quel, P kes; S qe les conree 29 5 apareilt, jr apparoit; A Ques apparaut cortoisement, P Ke saparellent erranment

3oj^Car il i a estrange gent Pour les y. de y carres^ pondant à g3i*4o, v. Appendice m 32 x conraer 33 C P. eus; 5 Et demoustrer 34 5 Bient qe, x Ques (B Quel) doiuent auoir a m. 35 ^ Et si (P Eles) tinrent les ; S chiefs 36 5 Treciez ZtxA Li b. ; 5 bliauz ; S daucassins, P de cainsin, A osterin ^ 38 xA Li p. ; 5 pelicons; P dermin, S hcrmyns 39-40 sont intervertis et déplacés dans y 39 S nues p. escheuelies ; P et afulees ; A Bien vestues et conrees

40 5 Par la sale 41 x Li rois vouloit. montrer lor (jB les) c. ; y Por m. vienent (P vinrent) lor gens c. 41 jB querent de.hors, y ki s. la f. 43 A avoient 44 fi Qui 43 5 nen est 47-8 m. à A 47 P ke cil s.

I

50 ROMAN DE THiBES

Quant les veienty vergoigne en ont.

Colon comencent a muer ('4^9)

gSo Et a lor père a esguarder ;

Eles vindrent tôt dreit al rei,

II les assist dejoste sei.

Moût furent gentes les pucèles.

En nul pals n'en ot tant bêles : (i444)

955 Onques Pallas ne Diana

La lor beauté ne sormonta.

Ne sont petites ne trop granz,

Meiénes sont et avenanz^

D'une grandor et d^un semblant : 960 Rien n^i aveit mesavenant.

Cheveus ont blois, Ions et deugiez, Si lor ateignent jusqu'as piez ; Les fronz aperz et hauz et blans, Bien eschevies par les flans ; 965 Les ueuz ont vairs et amoros.

Aine bon ne vit tant merveillos ; Les nés ont dreiz et bien seanz. Nés ont trop petiz ne trop granz;

948 S virent ; x grant y. ont, 5 y. ont 49 jr Color

5o Sx Et l., P Et por 1. y resgarder, x reg. •— 5i 5 sen«

uont 52 jB assiet ; 5 Et il les a. ioust sei 54 5 En lor

p. ; y- En toute gresse not si (P tant) b. 55 C palla ; S

diona, B dyama 55-56 y Ne cuit (P Jou croi) ke hom de

mère nés Sace descrire (P |Ne saroit dire) 1. biautes ; après

g56y S aj. 2 v. 57-80 m. à A; 57-8 sont intervertis dans x

57 jc Ne trop p. 58 P Moienes s., S Mais saies s.^x Ml't

s. gentes ; P bien a. 59-60 m. 4 ^ 61 CP blonz ; B dcl*

chis ; P et 1. et grans 62 x Si li descendent ; B au pîz ; P

Aussi reluisent com argans 63 P Les f. ont biaus et h. et

grans, x Les vis a. et les f. b. ; 5 bien faits et b. 64 x

Grelle sourcils (B Grailles sorcils) et auenanz, P Grailles

soercis bien a. 65 BP iex, x eulz 66 jt Nus h. ne v. si ■—

67 P Et les dens biaus et, x Lons n. traitis et.

KOMAN DB THÂBES 5 1

Bouches ont dreites et reiaus, 970 Les denz menuz, blans et egaus;

Mieus vaut lor ris et lor baisiers

Que ne fait Londres ne Peitiers;

Clers ont les vis et colorez

Et de beauté bien aornez ; 975 Mentons orent bien faiz et Ions,

Hon ne sét dire lor façons.

Les autres cors ont assez granz,

Graisles, soés et avenanz :

Guari serront et retenu, 980 Quis porront tenir nu a nu.

Quant nature les aorna, ( 1 449)

Tal doelise lor dona

Que jo nel vos pues reconter,

Si le lairal a tant ester.

985 Ne fu mie vilains li reis :

De ses filles ne fist defeis Que n^i parolent li danzel ; ('455)

Pas ne Ten peise, ainz Peu est bel.

969 Bet traians 70 Sx Menuz (x Menues) d. blaunches égals ^B ygans, C ygaux) 7i-2m. 4jr 71P baisier 72 S f. dautres cent milliers; P portier j3 P tt bien molles 74 5 Blans et vermeils et bien formez y5 S ont clos b. ; P et biaus et 1. 76 P Jou ne sai ; S Home (avec sigle sur Vo) ne s. de 1. f. 77 ir genz; P Ml't st' graille parmi les fians 78 5 Grailes soef, x Grelles et cras ; P Biaus ont les cors et a., puis 2 v., que A place immédiatement après les v. gSS-Ô (modifiés) 79-80 m. à xA 80 S Qi les poreit; P Qui les sentiront 8i*a m. â Jr 81 P Que 82 A doelisse, P gentilece 83 5 ne v. puisse ; y Q. iou ne (P nel) sai por moi conter (P mie c.) 84 5 Si me 1. a ytant 87 ii paroillent ; S li vassau 88 i4 li p. a. li;51ifu beau.

bt

Cil pÊXxAeat oorti 990 Ec ne fottt jN» looc parieneoc :

Al përe criement qa^il cou^

Car aoqocs pnae de la noét. (1460)

Li reis pande as cheralien

Que Tic corteis, pros ce kgicrs : 995 « Prodome estes moat par «mblant

« Et cheralier estes vaillant :

« De ço que tos Td eissilliex, ((4^^)

m Me preot granz doeos et granz pitiés;

m Mais ne tos chant )a esmaier, 1 000 « Car Deos vos pnet très bien aidier.

m Et pnés qQ*a mei estes lomé»

« Ne serreiz pas trop esgnaré : (1470}

« Ces meies filles vos donmi

« Et ma terre vos liverral. » ((47^)

f oo5 Cil se tinrent moût a guariz ( ' 47^)

Et respondent : « Montes merciz.

« Cist dons nos plaist, si Totreion

Et grez et grâces vos rendon. »

Li reis fait demander le vin : 1010 L^on li aporte a nés d'or fin. (1480)

Quant ont beU li chevalier,

990 A Et ne fisent, P Ne f. nient ^gi S ennoit; B que anutt, CP qui! nannuit; A G. quai p. nen anuit 9a il G. mrt ert de la n., P G. presestoit de mienuit; S noit, xy nuit gg3-'too8 m. àx 94X Quil 95 /* estoient par

96 5 G. e. y. ; j^ preu et v. 97 S essilliez,^ escilltes 98 S pitez, P pectes 99 ii a e., P del e. 1000^ ml't b. -* 1 S Oespois qa meie; xy puis; P tomes 2 5 mais t. ; P etgares 3 S Ges mes f. v. durrai 4 S liuererai; y aj » 2 V. ^ 5 P fort a ; y gari ^ 6 y vostre merchi 7 P Cii, A Cil \ S otreon 8 ^ Et grans (P .m.) mercis ?. en r.

9 ^ a demande ; y Puis demande li r. le v. 10 Sx Lcn ; j^ On; x laporte en coupe (B a coupes); S es niefs 1 1 P Q. orent but.

ROMAN DE THÈBES 53

Qui sont tuît las de chevauchier^

Li lét sont fait, si vont dormir,

Et les pucèles as covrir : (1484)

I o 1 5 Cil dorment moût asseûré, ( 1 486)

Car travaillié sont et pené. (1485)

Les pucèles s'en retornérent,

Dedenz lor chambres s^en alérent.

Mais qui que dorme, Adrastus veille : (1491) 1020 A sei meismes se conseille

Que ses filles mariera,

A ces dous princes les dorra.

Il fu vices, si se porpense :

Marier les puet senz despense; 1025 Ne lor vueut aiilors setgnors querre,

Quant cens a trovez en sa terre; ( 1498)

D^eus coveita le mariage.

Car moût sont proz et de parage.

Par main liévent li soudeier, {^^^7)

io3o Al temple vont les deus preier. Quant eissirent de la chapèle,

1012 A Q. s. lasse, P Q. furent 1. i3 Sxy lit; S et v. dormer ; P tesir 14 il als c, C euiz c. , B euls c. ; P Les p. les vont c. i5-6 intervertis dans xy i5^ Mais or sont tout a., JT M. auques s. a. -^ 16 C travailliez 17-8 m. à X. ; y àéveU en 4 y. : Quant li conte furent cocie Les pu- cèles prisent congie Prendent vers lor cambre a guencir (P Ens leur c. se vont iesir) Por reposer et por dormir Après lOiSyS aj. 6 v. 19 Mais m. à S; jt Q. q. dormist

20 j^* meisme, S mesmes 22 5 Et ces ; >* d. contes a3 X fu cointes ;^ Sages hom f. 24 P les vuelt, C lestuet; X s. atente,il s. desfance 25 il autre signor; x mariz q.

26 5 troue 27*8 m. à y^ qui ont à la place 38 v, 28 jr m* par s. de haut p. 29 P Leue furent li ; S soldier 3o P Et alerent; il le diu, P leur dieu 3i jr Q. il is« sent ; P leur c. 32 P Li emperers 1.

54

KOMAN DE THÈBBS

io35

1040

1045

io5o

Li reis gentemeat lei apèle : Il n^i ot home que eus treis, Il dui i furent et li reis : Seignor, » fait il « ço sont mi heir Que Yos velstes ci hier seir : A mes filles m'onor lairai« De quai hore que jo morrai. Se vos plalseitf jes vos dorreie. Entre vos m^onor partireie : A mon vivant seiez seignor, Jo vos otrei tote m'onor. Jo sué vieus hon, reposer vueil : Tant ai travaillié toz m*en dueil. Et ne porrai mais chevauchier. Ne mal sofrir, ne traveillier. Vos estes juefne bacheler, Si poez bien mal endurer Et mon règne bien justicier. Que jo ai et large et plenier. Vos qui poez sofrir travail, Pernez mon règne tôt en bail*

{1540)

(154O

(1545)

(i55o)

(ib55)

io33«4 m. d ^ 33 Jkr Ni ot; B hom ; B que seuls, C q. seul 36 jf ersoir 37-8 m, à P ^ dy B donrai^ C dorre 38 C vorre ; S De quelque h. qe m. -— 39-40 inter¥€rîis dans P— 39 P Sil V ; jr Et sil vous plest ;^ iel, 5 ieo ;5jr doc- rai 40 jr A V. .il.; ii E. v. .il. monor lairoie, P Toute monor lour p. ; Sx partirai 41 «a sont placés dans P après S0S2 -*- 41 P Ens m.; 5 seie; 42 5 ottrai ; x aj» 2 y, ^^ 44 5 T. ai patible molt men dotl ; P T. ai vescu ke iou ; x tout; ^ me 45 ^ Je ne; P m. trauellier -- 46 P De m. s. nai mais mestier 47 S ioefne,^ ione, C teunes 48 5 Qi b. p. ; ii pores ^ 49 il Et b. m. r. 5o 5 ai 1. et; P et grant et ; ii Q. iai ml't g. et ml't p. 5 1 5 soffrer ; jr V. ki porres bien mener guerre 32 ^ Recettes (P Prenderes) monor et ma terre ; x iel vous b.

ROMAN DB THÈBES 55

c Et démenez les granz esforz,

c Et faites les dreiz et les torz. (i 56o)

io55 c Mei, qui sué vieuz et qui suéfraîz»

Laissiez durer et vivre en paiz ;

c Toz mis deporz iert en rivières

c Et en forez, que j^ai pleniéres :

t Si demenrai ma viea joie, (i565)

1060 c Car jo sai bien qu*ele iert mais poîc. »

Premier li respont Tydeûs :

c Cest plait, » fait il, c pas ne refus,

t Que volentiers n'en prenge Pune;

c Mais, por ço qu^il n'i ait rancune, (1570) io65 «Mis compainz eslise avant mei :

« L'ainznée prenge, et jo Totrei. »

Polinicès issi l'agrée

Que la graindre li seit donée,

Et Tydeûs le li otreie : |i 575)

1070 Et il de rien ne s'i foleie,

Car, si com dient li plusor,

L'ainznée esteit moût la gençor.

Mais jo dirai, que jo ne mente,

N^esteit de rien Pautre meins gente. (i38o)

io53 A Et maintenes; S molt g., A mes g., P vos g.; P effrois 54 P les t. et 1. drois 55 5 vielz, x viex, x vix 56 jc desore y. ; x déduire et v. ; P a p. 57 S Tout mon desport; A déduis; x est, AS ert; P es r. 58 P Et es— 59 jr La d. ; il Si maintenrai ma v. en i. 60 5 qil ; C est m. ; P ke m. i. p. 61 5;^ Premiers 62 C dist il ; 5 ie ne r. 64 A M. par si quil; P M. kil ni ait nule r. 65 5 deuant m. 66 j^ P. lainsnee ; et sup primé dans xA -^ôy x ainsi 69 xP la li, A bien li 70 Sx Car il ; ii de nule riens; P ne li 71 P Ensi c. ; A li actour 72 5 Laisne e. la plus gencour, P Qui lautre tienent a g., .r La menor t. a g. {B gent toz) y3A M. or ; Cque pas ne ; By si que ni {y nen).

56 ROMAN DB THiBBS

1 07 5 Li reis manda por ses chasez, ( 1 3 8 1 )

Por ses druz et por «es privez ;

Ses barons fait li reis mander

Et ses homes toz aûner.

Quant il les ot toz assemblez ^ 1080 Grant fu la corz et li barnez : (i582)

Assez i ot dus et contors

Et demeines et vavassors.

Par lor los done as chevaliers

Li reis ses filles a moiiliers ; io85 A grant honor ses filles done,

La vile en bruit tote et resone ; (i588)

Et jogleor moût s'en esjoent :

Tant i chantent que tuit esroeût.

Polinicès receû a 1090 Celé que a non Argia ;

Tôt ensement sont assemblé

Tydeûs et Deiphilé.

Pleniérement dura la corz ( i SgS)

Que tint li reis par quinze jorz, logS Et les nueces tôt ensement, (iSp^)

1074 X Nest pas de r. ; ii Nen ert lautre de r.; P Lautre ne tienent a m. 75 jr mande; A a mande s.; S cheses 76-9 m, à y (confusion de rimes semblables) 78 5 assem- bler — 79 5 Q. il furent touz a. -- 80 P Li cors fu g. ; Sx cort 82 5 vauasours 83 5 Por 1. 1. ii reis as moii- liers — 84 ^ Ansdeus s. f. ; 5 S. f. done as cheualers 86 P Li terre embrait 87-8 m. à x; y déveL en 4 y. : La veissies {P oissies) maint estrument Rotes vieles plus de cent Li iougleor au départir Furent liue (sic^ P loe) a lor plaisir

87 Ms, esioient 88 Ms. tout estoient 89-92 m, à y

89 5 en receura ; ^ r. la ^ 90 5 qad noun ; x qui a n.

92 S deyphyle, C deyphile, B Deifile 94 5 Qe li r. t., A bien .xv. i. ; xP par .xij. i. 93 SxP noces, A noeces«

ROMAN DE THÈBES bj

Que ne pristrent definement : Por ses gendres que vueut haitier Et o ses homes «leier, Les fait durer tatjit longement, 1 1 00 A grant honor, moût hautement. ( 1 600)

Message de TvDiB. G>mbat des Cinquante.

La famé en va par les contrées

Que les pucèles sont donées ;

A Thèbes en vint la novèle,

Auquanz i ot cui ne fu bêle, I io5 Que Polinicès a pris femne : (i6o5)

Apruef voudra aveir son règne.

Ethioclès n^en fu giens liez,

One de rien ne fu tant iriez; (1608)

Moût par hét icel mariage, 1 1 10 Car il i entent son damage.

Son frère set d*amis si fort, (1609)

Que ne li porra faire tort,

S'il le li fait, qu'il ne s^en venge

1096 X Quel ne prannent,^ Gaine ne prisent 1097- 1100 m, à S 97 P hauchier 98 x alier ; A Et les ba* rons tous a., /^ Et ses b. vaut raioier 1 100 ^ A g. ioie, X Et démener; A si h., P grant baudement i ^ Li nons, C Le non, P Li rois 3 A en va 4P Auquant loirent c. fu b. ; 5 Al quanz; x y a ; 5 qi nest pas b. 6 5 Aproef, XX Apres ; P tenir ; xP le r. yB nen est ; xy pas 1. 8 P Aine ne fu de r., A Onques mais n. f. ;y si i. 9-10 m. à y 9 X icest 10 i m. a 5 1 1 P S. f. crient; x si fort (B fors) la xA Quil ; P Ne li p. f. nul t. ; 5 tors i3 B Se il li, A Et sil le, P Et sil nel.

58 ROMAN DB THÈBSS

Et sa terre ne li bestenge. 1 1 1 5 lia mandé toz sts privea,

En son vergier les a jostes ;

Conseil demande de cel plaît ( 1 6 k 5)

Que sis frère a contre lai fait,

Car il sét bien qu^encontre sei 1 1 20 Sis frère a pris la fille al rei,

Et par la force a cens de la

Cuide raveir Tonor de ça ; ( 1 620)

Mais il n'est fins de la li rendre,

Car il sei laireit ainceis pendre, 1 1 25 Ainz se pendreit que la guerpist,

Ne que son firére i acoillist. ' (1624)

Cil li dient : « Or fesvertue (1627)

c Et contre ço requier aiue;

c Acorde o tei tes enemis 1 1 3o « Et quier socors a tes amis. ( 1 63o)

a Ceste vile fai esforcier,

(c Les tors et les murs redrecier;

t Car nen a tor en ta cité

c Que ne chiée d'antiquité. ( 1 6 34]

1 1 35 « Esguarde bien sor tote rien ( 1 637)

1 1 14 P Et le, i4 Que sa ; x blastenge,^ calenge ^ 16 5 En son V. sen est entrez; j^ les a menés 175 dycést p. 19 Ssiet 20 P fille a r. 2 1 ;r Car p. 22 jr Auoir cuide 23 5Qarilnest fin; x Mes neanz est de lannorr.;^ M. il nen iert ja fins del r. 24 5 soi, C sen, Bse\S laissereit ainz p. ; A Atns se 1. as fourkes p. 25 5 sen; jr qui la; A kil le; P kel gerpesist 26 A Et ke; P Ne q. il riens aquesist; B aqueusist ; y aj, 2 v, 27 il Se li ; P II d. tout ; x d. dont 28 X De toutes parz, P Et vistement, A Et endreit toi 29 j^ a t. 3o S socour; P Et quiers secors, A Requier aieue, X Et pren conseil 3i S efforcier, xenforcier, P enforchier 33^iina t. 34SQi,jr>^Qui;j^fl;. 2 v. 35 x Et gar- des (B garda) b., jr Et si garde.

ROMAN DE THÈBBS 5g

I Que tuit ti home t^aimenl Uco ;

« Aime le grant et le menor,

t Car par iço tendras t'onor. ( 1 640

a En ta terre ^ustise meinei 1 140 c De dreîture tenir te peine»

<t Et ne laissier pas le pins fort

c Le plus iiéble mener a tort*

« Larges seies a tote gent, ( 1 645)

« N'amasser ja or ne argent; 1 145 « As chevaliers départ ton or»

« Car soz ciel n'a metUor tcnsor ; ( 1 648)

« Et quant tu n^avras que doncr, (i65i)

« Si va o eus rire et gaber ;

c Pramet lor quant que tu avras 1 1 5o c Et done lor quant que tu as :

« S^issi nel fais, tu as perdu (i655)

« Et nos te verron confondu. »

Li reis respont : « Issi ferai,

c Ja cest conseil ne guerpirai. » 1 1 55 Moût fu li reis sages et proz :

1 1 36 .r Qua touz tes hommes soies b., j^ Que a tes h. faces b. 37 CP Aimes ; P les grans et les menors 38 jr Que p.; 5 p. eus tiendras tu h.; A Donques poras tenir tonor, P Car p. icou croistra tonors 3g.x iustice; cev., î^^i termine la page dans P^ est répété en tête de la page suivante -* 41 xA Et ne lesse^ P Que ne laissies 4a xA ioible, P feule -^ 43 S seiez; -- 44 5 Namassez; P pas or -— 45 <^ A tes hommes ; xA donne^ P dépars ; B tonnour 46 A ^a ne feras ; S si gent t. ; B tresour, Cy trésor ; y ai. av.—- 47-8 sont placés dans S après 49»3o 47 A Et q. naras plus q. d. -^ 48 xP Si vas. 49«3o intervertis dans 5 -* 49 5 Et p. ; C Promet ce que lores nauras, BA P. lors {A lor) ce que tu nen as, P Etpromes lor quant tu ne las.^ 5o xy q. tu iauras 5 1 C ne ; ^ tôt as 3a 5 ten ; A Si te v. vif c, P Ensi te verras soustenu 33 jr Li r. dist ainsi le (•'y y si le f. ^ 33 P Li r. fu et larges et p.

6o ROMAN DB THÈBES

Ses veisins acorde o aei toz ; {^§66)

Il nen a si povre veisin

Cui il ne prêt de faire fia ;

Vers toz prent trives et fiance, 1 1 60 Encontre son frère aliance.

Maisniée ot^ onc ne vi meillor (i665)

A rei ne a empereor :

Tuit sont noble home de parage,

Mil en veïssiez d^on linage, 1 165 Que de bacbelers, que d^enfanx,

Toz li plus vieuz nen ot trente anz. (1670)

Cbascuns coveite por s^amie

Los de faire chevalerie.

Maudient trives que tant durent, 1 1 70 Et dient tuit que mare furent,

Quant por dormir et por mangier (1675)

Sont josté tant bon chevalier.

Li plusor s>n vuelent aler.

Car mal lor est tant sojorner. 1 175 Cens qui s^en vont, Ethioclès

A esporons les siut après ; ( 1 680)

1 1 56 ;r a s. ; ^ A. a s. ses v. (P cousins) tos Sy A na mais, X na nul 58 5 Qe, C Que ;^ Quil ne li p. ; 5 'prie, Bprist, Cx prit •» 59 5 O tous; A a pris triue ; x fiances 60 X Et contre s. f. aliances, PC, s. f. discordance 61 P M. a ; 5 ot grant ne \x ^^^^ 9 ^ ^^^ ^^ ^^^ 62 il Ne a r. na e, 63 P de linage 64 SA aage ; P M. en i ot tout dun paraige 65 5 De proz bachilerset; j^ De ioue- aes homes des e. 66 il p. vils; C not que, By not pas > 67 A désire, P desiroit 68 jr Pris de, A Lieu de ; P A f . grant c. 69 P M. chiaus ki tant endurent 70 5 d. de elsqe; CA mar i f., ^ mar refurent; P Et dont si d. ke mar f. 72 P S. ensanle maint c. 73 j^ râler 74 C Qanuiz 1. e. ; ^ 1. tait ; x de tant ester, A a s. 75 P detiocles, B othiocles 76 ^ esperon ; S seut, Bx sieut.

KOMAN DE THÈBES 6l

Que par amor, que par preiére,

En la cité les torne arriére,

Jo qu*en direie ? Tant les tint 1 1 80 Que li termes son frère vint.

Quant vint al terme, uit jorz ainceis, (168 5)

Sa cort a fait joster li reis,

Et priveement se conseille

De tralson et de merveille ; 1 185 Se sis frère vers lui repaire,

Grant traison porparle a faire : (1690)

O a emblé o a veûe, 0 ^9 3)

Ocirra lui, sMl a aiûe.

Li frans lion ert en autre terre, 1 1 90 Ne saveit mot de ceste guerre ; ( 1 696)

Ne se gardot pas del félon, (1699)

Qui porparlot la tralson.

Quant a son terme se fu pris,

Si vont aler en son pais ; 1 195 Moût vout a Thèbes retomer

Por son co venant demander. (1704)

II 77 5 prier 78 jr les maine; S Les fait tous retor- ncr arier 79 P Quen diroie el 80 C le terme 81 ii Li termes v. ; 5 un ior ainces ; Cy ancois, B aincôts 82 P ot f. 85 il Que ses ; C Se son frere ; xy a lui ; ^ reperre -- 86 ji^ Et le (P Qui son) règne veulle (A vaura) a soi (B lui) traire (jr requerre) ; x ^j» ^ v- 87-8 m. a P 87 il Ou en e. 88 5 O. li ; jr si comme (B siet, siglesur Z'e) il iure ; A Ne laissera que il nel tue 89 CP iautre t., A ceste t. 90 S dicele 91 y P* ne se garde 92 x Qui pour« pense, A Qua porparle ; P Quil aparaut se t. 93-4 m. à 5 -^ 93 ii Puisque a s. t., P A s. t. p. ke ; ^ sest pris 94 B vot, C volt ; P Aler en vuelt ; A Si veut torner 95 B 11 veult ; es volt,^ veut, P A t. sen vuelt 96 S Et s. \x (après

1 igé) etx (après i igS) ajoutent 36v,y dont 4 m. àXy 2 à Pet

2 à A (V. App, II et m).

6s ftOHAN DB THÊBES

Son frère rien ne mescreit, (1697)

Aler en vueut querre son dreit : ( 1 698)

Congié en demande le rei, ( < 74 0

1 200 Et il en a àooé Totrei.

De maùtalent et de pute ire

Tydeûs s^encomence a rire :

«c Par Deu, » fait il« « se tu i nris, (i743)

« Tu n^en retomeras ja mais : 1 2o5 «t Tis frère est fel, si f ocirra,

« Por le r^ne qu'aveir Toudra.

<c Mais tu remaign et je irai,

« Ton message bien li dirai, (i75o)

<v Car, ço m'est vis, par ton message 1210 « Deis primes saveir son corage

<c Que t'i embates senz conduit :

« Car, jo Toi dire et bien le cuit,

<c Ainceis en sofferra grant guerre

« Que il te laist issi la terre. » (1756)

1 2 1 5 Polinicès le li otreie.

Et Tydeûs se met en veie ;

1197-8 sont placés dans y après 11 go 97 jr De r. s. f. 98 5 A. y. q.; P A. li v., il A. i y. 99 jr PoUinices en veut du roi; après ce v,^ x en donne deux autres^ qui sont placés dans y 4 vers plus haut (y. App. 11 et m) •— 1200 X Toutes voies a voir lotroî; x Li rois li dist pas ne (P et iou) lotroi 1-2 intervertis dans A i A grant i., C put i. 2 C Thedeus, B Thideus, AP T. ; B encomence 3 A Certes î.;x la ves, P la vas - 4 y Jamais vi^ (P tu) nen repaieras SB Tes frères est si, C Ton f. est si -^ 6 5 Enz pur laueir ; P Car tout le r. a. v. 7 C M. ci ; B remaignes, C remaing,^^ remains Sxy Et fP Car) ton m. ;^b. ferai, B b. conterai (y.faux)^ C fournirai 9P C. auis mest 10 A premiers; P D. s. ancois s. c. 11 jr tu tembates -—12 k Oi lai d. ; jr C. le ii dirai b. ce c. 1 3 P soufierras ; X Que tu li feras ainz g. g. "— 145 Qil te, il Que il vous;jir Que li laisses em pes la t. i5-6 m, à xy ; y aj, 10 v, ^^

ROMAN DB THÈBES 63

Polinicèâ a tant remést, ( 1 767)

Et Tydeûs de la chambre est . ( 1 768)

Par les degrez descent a val, ( 1 77 0

1 22Q La sèle mist en son cheval ;

Ses firmes prent, monte el destrier^

A Deu comande sa moillier. ( 1 774)

Apareilliez est et armez

Et el chemin s'en est entrez; 1 225 II tint sa veie chevauchant|

Deiphilé remést plorant . ( 1 77 5)

Celé guaimente, crie et brait ( 1 777)

For son seignor qui la en vait ;

Mais Tydeûs d'iço n'ot cure» i23o De la cité est Tambleûre.

Or li ait Deus et sis dreiz,

Sis vasselages et sa feiz,

Car, se onc puet Ethioclès,

Nel verra mais Polinicès. (17^4)

1235 Tant chevaucha e t jor et nuét , ( 1 79 > )

A fain, a sei et a dur lét,

12175 remeist, B remist, y remaint ; C de la chambre ist *- 18 5 eist, ^ ist ; C ne satargist ;y pas ne se faint, puis ces 2 y. : Que il ne face son message Volentiers et de {P par) bon corage ^ 20 C met, y est mise ; B Et met la s. 23-4 m. ày-^ 24 jr En son c.^ 23-6 interyertis dans jt 25 jr Et il sen tome c. ; ctf V. m. ày^ qui met le premier le 9. 1226 et aj. celui-ci : Ses puins detort et fait doel grant (1776 de A) 26 S Deifyie, x Deyphile,^ Deifile ;P remaint 27 jr Sa fiame pleure, A Ml't se démente, P £1 se mente ; S C. plore g. et b. 28 ^ sen v. 29 5 dice, x de ce, y de chou 3o 5 einst, x^* ist -^ 3i C aist; A sa fois, P li rois 32 S vassalages ; C Son vasselage ; il et li drois 33 il se or p., xP ia se p. 34 P Ne V. ; ^ place ici les v. 1241-6 et Sx les V. i23g-4o ^ 35 5 neit, x nuit;^ et nuis et dis 36 5 faime ; Sseif, xy soif; S leit, x ïit;y a (P as) durs lis.

64 ROMAN DE TRÈBES

' Que ainz que passast la semaine,

Vint a Tbèbes a qualque peine. ('794)

Quant TydeOs ot tant aie 1 240 Que il fu près de la cité,

D'un olivier, que il trova, ('785)

Un rainel o sei en porta :

Por ço porte rain d'olivier,

Que paiz li deit senefiier 1245 A aler le règne saisir

Et a le message fomir. (1790)

Entrez en est en la cité (1807]

Et le palaiz a demandé ;

Il chevauche par la rue, 1 2 5o Chevaliers trueve, ses salue : ( 1 8 1 o)

« Seignor, » fait il, « enseigniez mei

« Ou jo porrai trover le rei. »

Uns des chevaliers li respont :

« En cel palaiz la sus amont. 1355 « A un parlement vueut aler,

« Mais encor siet a son disner :

« Se vos volez a lui parler«

<c N*avez mais hué que demorer :

1287 ;r Qaint ; xP que trespassast ; A Ancois que p. --- 38 xA A t. v. ; a ml'i grant p. ; y aj, 12 v.-^ 39-40 m. à y et sont placés dans Sx avant -35 39 x T. est (B a) ia t. 40 5 qil; x Quil est ia p. 41-46 sont placés dans y après "34 41 5 qil 4:1 y l. ramîcel ; A emporte a, P em- pechoia ; 5 en sa main p. ; x Prist .i. raim o soi lemporta 43 S porta 45 JT Por a. , P Et dalcr 46 jr Et pour son m. ;^ Et le m. parfurnir 47 C sen est; j^ Sans contredit i est (P est ens) e. 48 ^ Corn chevaliers asseures 49 5 par* mie, X parmi ; >^ Et va cevauchant par la r. 5o C sel 5 1 X Seingnors ; xA dist il 53^ Uns dels r. en sa maison 54 se ce; ^ Le trouueres bien le sauon 55^ doit a. 57 S voilez oue; x a lui voulez ;j^ p. a lui 58 5 mais ke; A ke d. m. hui, P ke d. iou quit.

ROMAN DE THÈSES 65

« Cort i a grant de chevaliers. > 1260 La vint tôt dreit li messagiers : (1820)

Chevauchant vait isnëlement,

Et contint sei seûrement.

A la porte vint Tydeûs,

Par les degrez en poia sus; 1265 L'auberc vestu, Tespee ceinte^

Entre en la sale, que fu peinte. (1826)

TydeQs fu proz et corteis : ' (1843)

A cheval vint devant le déis, Le rei salue et son barnage, (i 849)

1 270 Et en après dist son message. ( 1 85o)

Devant le rei s^est arestez, Et dist en haut : c Or m^escotez. » Li reis se tôt et cil parla, (i85i)

One por poor rien n^i laissa;

1275 One ne laissa por çoardie

Que son message tôt ne die.

Reis, » fait il, t jôtei sué messages : (i855)

c Bien est quel die et que tul saches

1259 jr y et i—6ojir vet tôt droit -«61 PC. va, il Va c.;^ ml't fièrement 62 B Et contient soi, C Et se contient ; A Si se, P Et se 64 C Par la porte, ^ Tout a ceval; x sen monte sus, A en monta s., P m. la s. 66 P Monte ens ; S S9,s.\yx qni\yaj\ 18 v. 68 j^c. et prous. 69 S la d.; ce y. est développé dans y énJv,: Les chevaliers passa très- tous (P empesa tous) Et vint tôt droit deuant le roi Par le palais sont mu tôt c. (P sîsent ml't c.) 70 ^ Et après dist (y./*); X Puis H reconte s. 71-2 m. dj^ 72 jr or e. 73 C test, BS tut, teut 74 jr Rien p., y Aine p. ; xP ne H cela 75 ^ Aine nel (P ne) ; B par 76^ bien ne, C tost ne 77 P R. dist il ; il R. escoùtes ie sui ; CP îe te sui ; E ie s. messagiers 78 j^ Drois est que {P kel); x B. e. droi- ture que; S.'tu le' s., jr til s., il le sages, P le saices.

66

I28o

1285

1290

1295

i3oo

Por quçi. stf^ (% xr%mi% a tfi\ ; Jol te.dj^i:^^ CQUJaAA mci. Pues quç npic^viijyt 190 j^t^ Tu fe!s concor^Ç, a m W*^. Que tenissez Vqo,9K f^ 499*. Et de ço 1^ pluspça gtraxw- Or m'cijiY^^ ti? frér4 a. ^^ Et si iQai^49 i(Q paiC 9SÎt Que guerpisses ceste cité

Et li rengec^ li)^ reiimté*.

TuaseûHnv»VQft<Mîi . Ore te scnxçfl^t ^n W9W Que U ticn^c^lJi cpyeaiv^ç^», Si corn tu r^a {çl% fi^jçiç^ : Uns ^jtïz 9S^ tqsf pas^ç^ Li règnes a t^i* rçvei^iA. Prée tei quç U î^ i;^ ^ tçcr.^,^ Et si rêva aillpr^ coaquerre- Juras le luj, ti;^ t^c^ I|? $^ : Parjures; 1^^ iju nçn ^s,, Pqr estr^ w W 4ç*ir^tf3h Ne deis mentir tes leiautez;

(1860)

(i865)

(1868)

(1869) {1871)

(1872)

1279 PP9 ke; ;r^Je$ui^8o^iQ<e,FJouto;^ea|ta^ 81 Cquil;j^ P. ko te m. (v,/); ;ir atpa^-Sa xaoorde; jr C. fesis^ x^- a 1. 1 83 jr ifiaifi$in^^y to^oissea -. 84 P ft a cou, 5 De ce ad il 85 jit top fte^ 86 jc 4t par, ii bien p. 88 5 rendes; H sa r. ; x E^ si Iço sentes r.. -v; 89 x ton an -^ 90 j^ Or te semoinc ie p,; jt Or si masde-^ 91^- m, ày ^gi S Que tu li t,. le^ oouenajKes; at sa c --n 92. S Si come tu len fis. fiances -• 931 jr A. I. -h ^o.(B unaans) 94 X Puis a lautre an te r. -* 95 B £ri t. q. li laissiez --r. 96 x Si ten r. 97 jr Tuli i, ; S Iq U 98-9»i. à il t-^B /? Se tu li inens ties pariures^ x ^or tes ydres et sot tas dez; après^ ce V., X en ajoute 2. : Cest 09ttuenaQX(£ oonnenant) tu U iu« ras Se tu nel tiens pariur seras 99 SP desirete ; x Pi per- dre .i. an terite i3oo 5 ta le^tç, xF ta.(P teXioîapie.

i3o5

i3io

lOMâK M rateis 67

Et se tu bMii V%n TiitM «ienlir,

Cist barMt mI porront sofrir

Que tant prodome por s^ lei ( 1 875)

Chascuiift dVHs li mMitê M ;

Car tu n'^as borne 4a parage

Que tis fréra A^ait en ostage ;

Et est ass#z plus avenant

Que li tieDgis son covaaant

Et que l'adrecas envers fati,

Plus por ta ki que por faulnik n ( t Ma)

Ethioclia paa ne a^argoe^ (1887)

Et neporuec sa oolor mue;

Iriez fu 11 eu son corage,

Mais en paiz responi al message : (1 890)

i3iS Se mis fir<re mande par vos

Riches hona es^, l'en sué yoîot :

1 One a nul jôr ne poirent esira

c De sa richece si ancestit.

Se li laissoe cest paTs, ( 1 8^5)

I Sao « Il n'i serreii ja ttaMi ;

i3oi B li v.f C la v., r le v. 2 il nel doivent ; x N. voudrait pas eil {B dit) consentir S jr Nauendrok pas qvia p. ; A Mi't seroit lait que seul p. t. ^ 4 xA Tant baron (C barons^meniissenl lor £, P En voellent ta mentir lor f. -^6 B Gui u%; x frères 7 il Et asses est ; x Mes ml't par est p. a. ; P Et est certes ml't a. ^ 8 JP Quil li tiegnent ; x tiaognea, A ttegnes 9 jr tu tadresces vers 1. ; P Et que tant fajteae. 1. -— 10 A Ains p. t. f. que p. autrui, P Ke aies pais ensaole andui;>^ af.4v, ^ 11 A point ne, P nient ne -— 1% il Ma», ne pour eue ; P Et non pourquant c. en m. •« i3 ift Il fit i.) xl.isi ml't f4 P .1. pedt r. i5 &r Mon f. fiait il mande (x mant 1 il) par vous ^ 16 A Que rices e. -* 171 jr La metci dieu, j^ Aine diu merci ; x onc si aacestre, A hsîans ak, P li nostra a. ^ 18 jr|rne pot estre-* 19-20 m. à P.-^igx lilessoie. ao jt pas e.

63 ROMAN DE THiBBS

Car il a la tanz granz adirés

t Que d'iceus ne li serreit guaires. t Dire li poez une rien : t Laist mei ester, si fera bien. (1900)

1 3a5 « Bel li porreit estre al seignor,

Se ci guarisseie a honor ;

Qir, se n^aveie bonor de ça,

Jo m*en ireie a lui de la.

t Misirére est, 11 laiz serreit granz (i9o5)

1 33o t Que fusse povre et il mananz.

t La se repost a grant delét,

t O sa femne gése en son lét,

t Et jo deçà me contendrai

A poverté, si com porrai. (19 10)

1 335 Corne amenreit si riche femne

t Come est la soe en icest legne?

c En son pals a grant plenté,

t Ici avreit grant poverté :

c Sa richece reprovereit ( > 9 1 5)

1 340 c Et tote jor nos maudireit ;

t Elle tencereit o mon père,

t O mes serors et o ma mère.

t Granz torz serreit que sa moillier

1 32 1 AC, illuec a si g. -^ is j^ Que de cest , x De cestui i3 jr Mes par vous li mant u. r. a5 S Beal ; A Mi't p. b. e., P M. b. p. e., X Estre ii puet b. ; 5 a s. 26 y Se g. par h., jr Se ie puis ci (B ca) viure a anor 27 jr se ie nauoie h. ca 28 P Siroie iou; SC lui la -* 29 P Mes frères est lait s. grant; C est il 1.; ii la 1. 3o A p. fuisse ; P Se iere poures et il auant; S et ii fusse m. 3 1 il La soit en pais ; Sxy délit 32 5 dorme, B gist, fy gise ; P Si gise od se f. ; Sxjr lit 33 P me déduirai 35 C Qucn ameroit, y Comment manroit ; A en icest règne 36 jB Quest ; S sue, X seue, j^ soie ; C en ce r. ; ii Com la s. est si riche feme 37 P palais 39 P regreteroit, x reprocheroit 40 j^ Et cascun i.,5 Et tôt i. 41 «^ a m. p. 42xjrA m. s. et a —43 S Grant tort, x Honte, j^ Granslais; P se sa^ xP moulliers«

i345

t35p

i355

i36o

ROMAN DE THÈMES 6g

t Nos demeiitst ici dangier. b (1920)

Tydeûs dist : Or oi enjtn ;

Mais, par ma fei, ço n'iert oan

Qae il Vos laist issi la terre, ^

Ainceis vos en movra grant guerre ;

Ço sachiez bien que assez tost (1925)

Sor vos verreiz venir grant host.

Vos ueuz veiant prendron les prèles,

Et o engenz et o cerdeies

Nos acosteron si as murs

Ja ne serreiz dedenz seûrs. (i93o)

Por veir vos di, moût me merveil (1937)

Que ne prenez autre conseil.

Dont espérez aveir aiue ?

Quant vostre terre iert confondue ( 1 940]

Et maint baron en serront mort,

Li adrecereiz vos cest tort ;

Pues que vendra al grant destreit,

Vos li rendreiz, ço sai, son dreit ;

i344 ii.demenroit; x N. menast ici ses dangiers, P N. laidengoit por ses d. 45 5 T. entendit lenian ; xy en- gan 47 j5 lait; A ensi v. I.; xA sa t. 48 P A. esmouera ; X en fera 5o 5 Si ore vous verrexs; xA Verrez venir sus [B seur,^ sour)vous,P V. s. vous venir 5i S oilz; CyV. vos eulz (y ex) ; S prendreion, xy prendront; B vos p. 52 P as e. et as; 5 charcleis, x charcloies, j^ carcloies 53 S al mur; P N. acosteromes as murs; A A. n. a ces m. 54 x Ja nen iert nus, P Ne seras pas ; 5 seUr ; A Que ia ni es« teres segurs;j^ aj. 5 v. 56 x nemprenez; S preignez, y prendes ; A millor c. l^ S espeirez, P aesmes, x cuidiez vos 58 P est c, SBA ert c. 59 j^ Et li b., x Et tant b.; C barons ; y en ierent ^ 60 Jir A tart reconnoistras ton t., Y Del adrecier iert puis molt fort ^ 61 y quil 62 5 ren- dreiez, x rendrez,^ rendres; xP Li r. vos (B rendras tu) trestout s. d. ; il sachies s. d.

70 ROMAM DB THÉBBS

< Vos li rendras Cote ta part, (194^)

I Mais donques le fereiz a tart. 1 365 < Mieuz vient que ore sens daaiâge

c Ait 11 vasMNis son hiretage. » . (1948)

Li reis 11 dist : c Moût i<8 Iddeis^ (1957)

t De bien parler iés asaes dois ;

c Tes paroles ses bien assirei 1 370 « MaiS| por rien que me saches dire, ( i960)

c Ne voudrai jo m'pnor guerpiri

Tant com puésse jor tenir; « Ne la guerpirai por menace

I Que reis ne dus ne cuens me face. ( 1 964) 1 375 Et Tydetts lespont al rei : (1975 )

1 Or te somoign }o de ta fei»

« Car li termes est trespaaaes

c Qu'il deûst estre corones ;

I Vers lui u meines malenlent : i38o < A tort est reis qui sa fei ment» (1980)

Se ne t^en vas, mal t^en vendra, c Ja nule rien fit f en gOafra,

c Qu^anceis que seit cist ans passez,

i363 5 rendreiez, P donres; A sacies sa p. 64 5 fer- reiz; y M. dont le feras (P li donres) vous, jr M. ce sachiez lores ; A trop t. 65 j^ Miex que ore s. d. ; j: Miex seroit or que 66 B tes frères, C ton frère ;^ aj. 8v. 67 5 leduis, CA loiduiz, B loduiz, P lieuwis (C/. 3846) 68 [Sx d}xiz,y duis— 69 S Tels; jr b. conduire;^ Et mPt par ies {P Mi p. i. or) courtois messages 70 B riens; 5 sachez; ;r M. ia jk* r. q. s.\y M. par nul droit que d. saces 71 5 Je ne v. monor partir 7a S le 73 5 partirai 74 5 countz ; y aj\ JO y. 75 jr T, respondi,^ Dont a t. dit 76 jr Dont te ; S semonge, x semon ie 78 5 Qe il dust, y Que il doit 79 J^ te conduis 80 après ce verSf S en aj. 4 %\ y Se ne li rens ; C ten ves ; BP maus, A mais ; P verra, S vien- dra; A tauenra 8a il te g. ; 5 aj. 6 v. 83 5 Qe ainces, A Ancois; P Âins ke li a. s. trespasses; x que c. a. s. p.

ItÔkÂN DE THËB^k

71

c Te monmrrbù téftt IxiUe ^fidtt. 1 38 5 « Se li mtir 'àè céstfc 'dtë

Erent de ftr ô idiré,

« N'en remaindVèh utis éMatit,

Se ne li ren^ ârôà cô^hàtt. I

(1985)

i^gib

1395

1400

Etbtoclès â tscote Com li ofessâgfes i* ))arfê ; Recoilli le en mautalenc Et respondM itioui fierettl'eht : Trop ses tslcotitémenc parler, Homes laMir et aViler : Qui de tei fi^ s6ti messàgier Ne voleit rien çâ e&pleitrer. Or 11 diras 'àt tneie part Çô que il a très 6ieh te gUart, Car ne vueil n^âis d'oré en avant Que 11 là'àpeàtit de «fovenànt ; Et sache bi'en, db quant qtié i'âi. Que ja plein jplé he l'en lâirài : Mais or verrai qui m'assaudra Et qui mes murs peceiera. »

(1990)

(1995)

(aooo)

1384 y mousterra ; 5 mil ; x Tamenrons. v.^. tù. ^ 85 x murs; P 6e tout 11 m. te c. 85 C !éreût; P ôu au- tretel '^^ 87 x remeindra, S remendreit, y remanroit; P.i an s— 88 C ii tiens, A li fais; PSe tu ne f. 89 il a demande »^^i x Touc en est plainz, A Vermels detiint, P D. T.; jr^ de m. ^ 92 A Si r. ; Ji: Si 11 respont 93 5 seis 94 5 Et ibd 1., X Hoome 1. ; A AvilHer h. et blasmer, P^A. lome et bien b. ^ 95-6 intervertis dans jr 96 ir r. ; A II ne V. ribns e. 97 il Tu li, P Ce li ; ^ Or 11 di dont (J^ doâques) -<• 98 ir Que ce quil a ; A Chou quil a la que b. ; 5 qa t b. g. -^ 99 C le àen, B lie, A Et ne, P ^ 1401 A t|ttaflques =- 1 5 {). gant \ y ût li ; A donrai -* 3-4 m. a P. -^ 3 il Ôr V. ibu, x Or si verrons 4 4f Ne qui plus de nous i vaudra {B voudra).

7a

ROMAN DE THÈBES

1405 Tydeûs dist : c Mar le parlas : (20o5)

Vueilles o non» tu li rendras, t Son covenant li as mentii

c De soe part ci te desfi. t Fai faire paliz et fossoirs 141 o « Et redrecier tes aleoirs:

A tart serrant mais reparé

Li vieil mur de ceste cité. (20 1 a)

Tydeûs as barons se tome : (201 5)

N'i a celui n'ait face morne, 141 5 Car il sévent bien que senz dote La contrée en guastera tote ; Mais le rei n*osent contredire, Por ce quel sévent de grant ire : (2020)

Seignor, > fait il, c entendez mei : 1420 « avez de vostre rei^

c Que tôt pleinement se parjure,

c Que ester ne vueut a dreiture. (2024)

c Polinicès somont par mei (2o35)

1405 A mal 6 5 tu le, A tôt li 7 Jir De c. 8 AC De la s. p. te; P iou te; SP defili -—95 pales; x Or fai f. piex et ; C fesoirs; j^ Or f. garnir ces hautes tors 10 j5 re- drece; y ces (P tesj aleours, B t. aloirs, C t. alouers 11 A Car t., P Que t.; 5 repaire, x redrecie, y releue «*. 12 5 veil; A Li murail; P Li vies mural de te c, x Li viez (E viex) palis {fi paullis) iet ne fichie \fi ftcitz); y aj. 2 y. 1 3 j^ En après se (P sen) t. as b. 14 B ne f.; SC qui ne soit m. ;^ ne s. enbrons 18 j5 Quar il le voient b. ;^ C. b. s. sans nule d.— 16 x c. gastera ; y Quil gasteront (P Que gastera) la cite t. -^ ly B lor, Cli; 5 M. nen o. le r. des- dire — 18 5 qe li s. ;^ Carmrt (P trop) le s.; S aj\ 2 v. 19 S Seignors; A escoutes, P escoute 21-2 intervertis dans 5 21 B Qui tant, Cy Qui tôt; S plaignement 22 x Ne pas ne v. estre, j^ Et estre ne v.; P en d.

ROMAN DE THÈBES 73

t Ceus qui d^est pltit li sont par fei 1425 Que tost eu Grèce a lui en viengent

t Et de la guerre o lui se tiengent :

I Qui guerpira terre ne fué,

1 Rendra le^uJ, pleiges l'en sué; (^040)

I Et n'ait il ja crème d'aveir, 1430 Car une rien poez saveir :

c Moût a argent et plus a or,

Soz ciel nen a si gent tensor ;

t A sa maisniée le dorra,

t Ja autre guarde n'en fera. 1 (2046)

1435 One n*i ot si riche baron (2o5i)

Qui li delst ne o ne non :

Tuit li baron sont en escot,

Li plus riches ne sone mot.

Quant il veit qu^il n^i fera al, (2o55)

1440 Torne le chief de son cheval -, (2o58)

Ne li reis ne l'a herbergié, (^oSg)

Ne cil ne prent a lui congié. (2060)

1424 S dist p., B del p., C tel p.\y Qui de cest p. ; P a foi 15 ;r Quen g. t. a lui ; x Q- tout ; A se v. ; .r viengnent, X viegnent a6 xP a lui ; x tiengnent, y tiegnent 27 jt Q. g. t. por lui, X fi®^ ou t. (P;et terres) gerpira 28 5 Ren- drai ie lui plegge ; B R. li (v. /.), C R. la li\Jcy pl®8^s« ^ en sui ;^ P. en s. quil li rendra 29 il Et si nait ia, P Et naies ia ; xA crieme, P criesme. 3oB riens ; x puisse s. 3i X et ml't a 32 C grant; j^ Dusques (P luskes) la na plus bel : xjr trésor 34 C sera; y aj. 4v. 35 y Aine; x Onques ni ot un seul baron 36 P Kl i ; C ho, 5 oi 37 C s. d'un acort;r Li (P Et \i) plus rice lont (P ontj escoute 38 C Le p. cointe, B Li p. cointes ; y Onques ni ot .1 mot sone 39-40 y déyeL en 4 v. ; Q. ce voit (P il vit) quil ni puet rien faire Et ke nul bien nen pora traire II ni (P ne) set mais rien que (P a eus) plaidier T. le c. de s. des- trier — 39 S qil ne, C que ni 4a P Ne il ; j^ prist ; 5 Et il sen torne sanz c. ; y aj, 2 v,et donne ensuite les v. 144^52.

74 ÈÙnkH TRÈBBS

Par lu ttle ttilt len ^af olctaft ^ (2067)

Et It messa^ fondent lœm ; (206!) 1 445 Vm/È a l'autre dit leh re^titf : c Bien parole t:i1, par taà foi !

c Por parier A^Qvi riéto )Mnrâu, (2069)

c Qui Ten M&t dreh cotiieiftu. ^ (2070)

Li messages tu Vàit })ô1gftà1ht (2o63)

1450 Et son espié Vait bnndik^ht \

Ço est signes guerreier

Et del palk tpx eissillier. (2066)

Li reis i fist tralson gràht,

Mais onc n^en àla eh aVant. 1455 11 s'en est leveî de la tablé, (2071)

Si apéle son conestablé,

Et de ses privez énnettiént

Fait apeler céléehlent ; (2074)

Si lor dist : c N'os tiett faies aîàis, 1460 « Se li messages s'en vait vis. »

Pramis lor a or et argent,

Mttls et chevaus a lor talent*

Cil s*en vont vlaE an boataus, (2087)

Sèles font mètre tn lor chevaUi : (iôJBS)

1443-4 tt -47-S Sànt plates dans y après ^52 ("45-6 matt" quent) 43 B parloîent ; A Par le palais t. en parlèrent 44 B Le m. f. Icoient, A Et le m. mrt loerent 45-6 m. àxy

47 5 nad il r. ; P P. bien p. not r. p. 48 j: li ; ^ d. e. c. 4$ C Le message; Sx sen; y Vers Gresse sen reua p.

50iie$piel; P bien b. Sur Ce; C signe— 53 Jir fet 54 Jir M. ia nen ira SS^* Li rois se Heue de 56 5 Apeler fist, $y ^\ {yECi apela 57 r s. barons ^ 58 5 Ffist;

y prtueexùent ; S aj. 2 v. 5g-62 y déifel, en 12 v, 59 S niestesmis» ;r nestes mes. 61 x Promis 62 jr Et conroit tout a; S aj, 2 v. ^ 63 S vials ; x 'sen tornent ; y Courant Sen y.\ xy b. lor 0. 64 i* F. s. m., x S. metent, X M. !•; jr a lor; P sorc.

«MiAN DB THins jb

1465 anquante fnrént •cfeiviliér) Qui si virent te tnessagier^ Eslét en sont li plat i^ltt Et li plus -fort et li plus fier. Tôt bèlcmsnt «t â celé

1 479 S'en éssent fors 4e k cittf Par une soutive poittrot» Que fu d'à val devim gualeme,

Les escuz as cous leitgleiiMnt, (2095)

Por chevauchief legiérement. 4475 Cinquante furent €ompaignoil> ^

N'i ot escuier ne garçon : (2098)

Chascuni des cinquante par lei (a i o i )

De hardement valeit un rti. Il 8*adrecent par autre veie^

1480 Et Tydeûs moût poa espleie : (a«>4) Son cheval crent por rahanagè, (2 107) Li lor son t frès et de grant rage (2108) A tart avra aioementi

Se sa proe» nel défont i

1465-70^ réduit i 4 V. : Et a .1. ceualiers Des miliours et des plus prisies (P De le cite des plus legiers) Quil ont (P ot) se- mons priueement Fors (P Hors) sen issent ceieeœent 66 X Qui (B Et) vont après -* 67 5 Esseis sen ; B eslit, C ellit - 70 5 eissent, x issent; B hors -^ji SA soltiue, P anchi« jene; C poterne 72 5 Qi, xr Qui ; Cy aual ; S vers ; P a. ftt d. salerne '^ j3 P so^ement 75 P f. cheuallier (c/. A s/ 00) 76 5garcion; Pg. ni escuier /t/. A 2099); A aj* 2 V. .* Ni ot geudon ni esquiier Ains furent tôt bon cheualier faogg*2iooJ 77-8 P G. quidoit mrt bien de soi Valoir mrt miex du cors dun roi-* 78 CS Par h.; il valut •^.79^ ceuaucent— 80 x Mes t. gueres nesploie; S espleitie ;jr Que t. nul dans ne voie, j^iiû 2 v. spéciaux'^ Si S la faanage^ C lahenage, x ^^ voiage 82 C Si i. s.^ P Cil les ont ; S frais, C fier; 5 aj. 2 y. 83-6 m. d j^ 83 jr aidement »*» 84 x desfent.

76 ROMAN DE THÊBES

1485 Mout li sont or loign si ami

Et trop procbien si enemi.

Li trtitor quil vont sÎTant (2109)

A rencontre li vont davant;

El chief del bos sont embuschié 1490 Et sor lor hanstes apoié.

La li sont aie a rencontre

Ou Spins soleit estre li monstre,

Qui les homes por deviner (> î 1 5 }

Soleit ocirre et afoler : 1495 Ço fu uns pas que mout fu griés,

Maint home i ont perdu les cbiés.

Par son la nuét, en un sentier,

S'embuschiérent li chevalier. (2 1 20)

Vueille o ne vueille Tydeûs, 1 5oo Venir l'estuet a cel pertus ;

A cel pertus venir Pestuet,

Car par autre passer ne puet.

Cil ont porpris le pas davant, (2 1 25)

Et Tydetis vint chevauchant.

i5o5 Li soleuz ert ja resconsez

1485 X Loing li s. ore s. a.— 86 S procein, ^r prochain; X anemi 87 jt- quel, P Kel ; S seuant 88 C li sunt ; xy deuant 89 CAu c.\x dunb.;jirembuchîe,jr embuissie 90 C les; S hastes, x hantes, y lances > 91 C alez, A venu 92 X Ou il s. auoir .i. m. 93 P Cis ; S por y passer 94 5^ ocirc 95 xy qui ; j5 Ce f. spyns q. 96 S Ou m. h. o. p. le chies 97 C sonz ; 5 la noit, x la nuit, P le voie ; À Dales le rue ; x en cel s. o/èy Sembuissierent 99 S Voil ge ou ne voil ge ; P V v. v non dans Hiîdeus i5oo B pertius, A pertrius, P pertrus i x pertuis, A pertros, P pertniis 2 xP p. aillors; B aler ne p. 3 P le lieu ; xy deuant 4P vient, A va 5 5 soleilzi B solauz; y solaus;5 reconsezy C esconssez, y esconses.

ROMAN DB THÈSES 77

Et li jorz ert toz avesprez ; (2 1 28).

La lune liéve, si luist der.

Et cil espleite de l*aler.

Sor ior aguait s^est embatuz» (2 1 33)

1 5 1 o Mais nés a pas apercettz»

Jusque ior clievaus ot frémir

Et ior escuz veit resplendir.

Soz son escu guarde a senestre.

Aperçut les : n*i vousist estre, (21 38}

1 5 1 5 Mais nequedent en son congé

Moût prent en sei grant vasselage.

Auques de loign les aperceit, (^143)

Car la lune moût clér luiseit : U 144)

Il sét bien que il est traîz, (2 1 39)

1 520 Mais ne s'est pas espooriz ;

Proece ot grant et bardement,

Si parole seûrement; (2142)

Il s'en traverse en la lande, (2145)

A cens parla» si Ior demande :

i5o6B est ;^ Et t. li i. e. trespasses 7-8 A II ert ia grant pièce de nuit Et li lune luisoit ie quit, P II estoit ia tout pure nuis Quant il vint près de mal pertruis (cf, U y. suivant de A); A aj. 2, y., dont le 2* représente le v. i5og; Ains quil venist a malpertrus lUoec est sor aus embatus; les 2 y. ajoutés par P développent les 2 qui précèdent : Nuis iert quant vint ens ei val brune Mais ke ml't cler luisoit li lune

7 X fist c. 9 C Sus; X est e., A en est venus ; S embatu

10 j^ Et (P mais) ne sest p. a. ; 5 aparceu 1 1 jt Jusques, A Dusque, P Desque ; xy 1. armes ; B oit, P voit 1 2 5 vit ; jr Contre la lune r. 14 S Apercent 1 5-6 m. 4 j^ 1 5 j: ne (B non) porquant ^ 16 j5 Emprent, C Reprent 17-8 sont placés dans Y après •22 175 aperceut 19 jr très b. quil ; A ml't b. quil fu ^ 20 P espaueris, A espaoris; x sen e. p. esbahis 2 1 5 a g. 22 jB Si parlera s. ; C hardie- ment;^ Et parla ml't s. 23 A II se t. par, P 11 t. parmi, x Arestes sest (B est) enmi ; S mie 24 ^r Parole a eus, P De leur iestre, A De loing p.

78 HOMAN Dl THAMES

I iaSi « Quai gent Mêb^ qrû cl giMiito»

« Et en cest bos vos lapitiiesi?

« Larron estes o maie gaot^

« Si corn jo cvit a «dteni. (a 1 5o)

«^Mais por neieM vos rcpoaw, 1 53o « Car toz sué souSi iMcn te rfn;

« A cest afaire o mai a^ai at

« Que mies armes at non ckaval.

« Se VOS o mai voles joscar, (ai55}

« NM avez mais que damoraf : 1 535 « En cest chcmia cl vos atent.

« Ou vos rendrai" teraeiaaMOl. »

Cil ne li ont un mot soné,

Ains sont tôt pnsc at acesmé;

Saillent de lor eml^viscbeBionty 1 540 Si] requièrent espessamea»; (a i6a)

Escrié Pont et enval, (2172)

De totes pars Tont assailli. U 1 7 0

Il le cuidiérent scmpres prendre^ (a 1 6 3)

iiSaS Qnal, CQoiax, SP Quala; 5 gaaic, Cgaa», ^gen» '^%6xQ%ii eac. b* v. embitclûaa; 5 tapisses— a7'5brLar^ roas ; Aétm,-^ 2%x mon e., P a antiant ; A Ce saefaiea bien a e. •-'- 29 S nàeat^ C néant, J^ noient 3o A saaes (VèH /'asowf annulés par un point placé au-dessous) 3i >* Ea ; i4 c. betoîng ni ai iou al ; P iou^ aai al ; x Nai compain- gQonoe boa ne mal-- 3a y Fors seul mon cors et mon c. 33 xy V. a moi L 34 jyr Vous ni auex; A ka ares- ter -^ 35 jr Trestoua seula ici senglament 36 il Ci y^. tenrai^ x Tendre a v. t. 37 S Et cil ne li o. m. 3^ X Mes garni s. et; S aceme 39^4 Issent, P Siéent; x a»* buehement, y ambuissemeat 40 5 R. le a. ; i4 ml'î aspre- meat^ P m. fieremeat; C Si le r. a. 4»-» y place cm vers aimni -4g et tes intervertit 41 A at assailli 4a C soat aati,r^«>«*»"*^i— ^3 5 quiderent, x cuiderent^j^ quidierent ; A errant p .

wmmmmmn^a^K^i^Kmmmm^Ê^mmmm^immmmm^mmmwB^^^^^^m^^m^^^ma^Êgg^m^^^^^^m^mm^

WHM\ DI THà^^ f%

Mais il fu pijçç J^ ^ 4eftn4r^ l (a 1 64)

.1 545 Moût se defen t biqo de; tr^e^lCMl^ (2167)

Corne vassaui ImmxM^ e^ B^^p^ (^Xi^

Tydeûs moût fort 11^ dAÇ^i}^ (a 1 65 )

Et combat s^ iMiçdiçp^at* (a 1 66)

#

Primes Passaut J;9CQIm4%. (^173)

i55o Qui lor maUfte: fù, fi Ipr: 4w :

Deus Pa gu^n et ci«ÇB|id«,

Qu'il ne Va p^ itCQU^ett.: (2 1 76)

Tuit li UnçpRH fspem^l^lll: (a 1 79)

Et Passail^t mq^( ^Cf mfPt ; 1 5 5 5 Estor li donent gj^^nt et (art :

Poor i puet «veji' 4^ imiîl» (2182}

S*espee trait, que ^ 40Q^ (21 85)

Oëneûs, qu^nt Pa4o1P4 :

Ne la retient £ers ipve «içiqiYi. 1 56o One tant booe n*ot çb^vAJ^c^

Galanz li févre ^: fpjrjfi

Et danz Voka^s ^ U^e|« : (2190)

1544 S proz ; X bien prest de C^ près du) d. ; j^ al d. » 45-6 5011/ placés dans y après -48^ puis viennent les y. 1 607-8 ^.^5 $ tL fort se 4efendeit. 4e eux tous ; 4 yars. tres|QiiA ^ 46,5 Corne hardis et çqme -^ 4# j^ $es. enu^s^i ^ Kt les rassai(t; C mVx fièrement 49 ^ Premier « P Pr^emi^cS) Ç iaçhoniu^, B iaconius; jr li lance Fidimus -^ Sq §jr Q^i (F CU) ert lour sires (A m^istres); J^ ma^stres ert -^ 5i xMe» damedieu la desfendu 5a A Que il n^ U a., j?t(i> 2 spé- ciqjix 53 JT i i.; A Ml't lassaient e., P T. te4C»ucC!A.( e. 54 C Q. fièrement; A Et enuaissent iispremAnt, P Et encaw:ent hardieipent 55 4 U r^ndent^ P li liurent 56 ^ i pot» P poet bipn ; y aj\ 2 y. 57 5 Sçspipo^ Lespfl»^ A tint» 5 traist r-f 58 A qu^nt il —^ 59 4 E)e trenc% {. et a* * 6q C Aio^ si, j5 Ne t.^P Naii^c t., 4 Onqu/Ks ; P boin.QffU ot, 4 mîudre? not -r- 61 ^ Qales 6^ 54 vvlcans» P Vlgam ;. C Et y olcaAus ; 5 le trejc^u.

80 ROMAK DB THftBES

Treis déesses ot al temprer

Et treis fées al tresgeter. r565 Ja por nul coup ne pleiera,

Ne ja rolz n'i aerdra ;

Ne ja nus bon n'en iert navrez

Qui de la plaie seit sanez. (2196)

Féru en a le chevalier (saoi)

1 570 Et tôt tendu jusqu'al braier

Qui primerains a lui lança ;

As autres dist : « Traiez vos la,

« Car m'espee trenche moût fort. (22o5)

c Jo vos défi trestoz de mort : 1 575 « A tart avra aiuement

« Cui jo ferrai par mautalent* »

Li traltor sont irascu

Del compagnon qu*il ont perdu; (2210)

Moût se peinent de lui vengier ; i58o As vos Testor grant et plenier.

Il Pont féru de tal vertu

Que del cheval Pont abatu ;

Pues li dient : « Vos estes jus, (22 1 5)

« Ore est vengiez Jaconeûs.

t563 Sdeuesses, y diuesses^j^ au mauUer, x au tremper; P .nii. d. au m. 64 P au temprer (v, /.); x ot au faer; x aj. 4Vé <— 65 5 p. une c. ne pliera 66 C rooull, B reins, A ruis ; S roille ne coildra ; P Nen rumiure na ierdra 67 P nen i. n. h. n. ; xA ert ; 5 naufrez Après -68, y aj. 4 V. 69 y Fidimon en a si feni. 70 jB iusquel ; y Que dusquau caint (P duskel chaînt) la porfendu 71 5 a li;^ Cest cil qui primes li ianca (P lencaucha) -^ 72 ^ t. en la 74j^ Si V. manace de la (P tous de) m. 7S jr Par lui (B li) aurai aîdement ; S aiument 76 A\ttï\x Car ien f. mPt durement 78 jr Du chevavalier, A De lor signer, P De Fidimun 79 5 sci 8e x Ez, y Es ; ^ v. esteur 81 B Il o., y Vii. lent; Q^ par tel 83 5 Peis;^ li ont dit 84 X iacenius ; A Ja ert v. dans fidimus, P V. sommes de f.

ROMAN DE THÊBBS 8 1

ib85 Seignor, » fait Tydeûs, c nel dites!

c Bien m^en devreie raler quites :

« Messages ne devreit, por veir,

« Ne mal oîr, ne mal aveir. »

Li traitor de ço n^ont cure, 1 590 Ainz l'assaillent par grant [ardure (2222)

Et s'escrient : t Ferez, baron ! »

Cil se defent corne leon ;

Mais il est sous, si vait lassant, (2223)

Et cil le vont fort empressant. (2224)

iSgS Joste sei vit un haut rochier

Qui moût ert bons a guerreier;

En sus monta, lor euz véiant :

Or mais orreiz bataille grant.

La roche est fort et defensable, 1600 Ja dis fu niz a un deable :

Spins i estut al tens antif,

Qui maint franc home fist chaitif.

Se nus d'eus est qui la Tassaille, (223 1)

Défendre s'i voudra senz faille. i6o5 Cil i vienent de grant randon,

1 $85-90 m. à SB^^SS C Seingnors dîst t.; j^f. il; A por Oiu ne d., P hui mais nel d. S6jr B. en 87 A Li m. ne doit, P Mes ne doit riens dire 89 CA Ne bien o., P Nul m. o. ^90 j^langoussent a desmesure 91-2 m. ày 91 S Puis sescriens ; jc Et cil se desfent des barons 92 5 leons ; X Preuz et hardis conme lyons 93 C M. il seus se vet si 1. 94 x trop, A ml't; By apressant iSg5-i6o2 y donne une rédaction différente en 6 y, ^^ gS B J. lui 96 B c. bîax 97 5 Ënz i m. , B Monte sen sus, C Montez sen sont ; S lez oilz 98 5 Que orreis mais b. ; x Et cil li viennent au deuant 1600 B spin, S ni, C nis ; B diable -— i Sy estuet ; B Puisescut au t. a. Après -3, S aj. 2 v. ; -3 '4 m. à x 3 ii Se n. est qui illuec, P Sil est hom ki i. 4 ;r se 5 C li V. ; Sy Cil lenchaucent a esperan.

Sa EOMAN DB THÊBES

A pié rassaillent environ ; (2234)

Il l'assaillent de totes parz U169)

Et li lancent esmoluz darz ; (2170)

Escrient lui mal la garra, 1610 Ne en roche, ne ça, ne la ;

Mais en la roche a bon guarant : Ne crent neient fors de davant.

Moût lor avint fort aventure ; (aa35)

A lui fu bone et a eus dure. 1 6 1 3 A mont ot une pierre bise,

Que sor les autres fu assise;

Mais par somet si se teneit,

Que por un poi qu'el ne cheeit. (2240)

La pierre par esteit tant grant, 1620 Doze buef ne la traïssant*

Tydeûs Tempeint contre val, (2241)

Frémir en fait tôt le costal :

Cui ele en sa veie aconsiut.

1606 S Al pieu lassaillent eauiour, x Si lasaiUent tout envi- ron — 7-8 intervertis dans C (aussi, en partie^ dans y), sont placés dans X après 1546 ^j Cy Ex (y Cil) li lancent; C es- moluz darz 8 j^ Espessement lour molus ; C Ml't li grieuent de toutes parz ; 5 e. les d. * 9*12 m. 4^ 9 S Cil sescrierent m. g. ; C mar 10 5 en rochier --^^ 1 1 5 M. le roche H est g. i s 5 nient ; x rien {B riens) fors que dt d. (B que seul d.) 1 3 P avient fors : C fiere, A forte -^ 14 P A lun fu boin a lautre d. -* 16 5 Qi, xy Qui 17 ^r M. a si (B li) petit se, P M. tant souiement se ; il M. en soumet si pot t. 18 C par un pou ; P Por .i. petit; j^ que ne; S qcle ne cheii 19-ao m. 4^ 19 X Thideus voit la p, g. ao 5 Ooz boefs ; x Oesor les autres enpendant a 1 ^ la em** painte aual ; x De grant vertu lempaint a. <- as P Ploier eu f.; il Tôt en f. fr. le rocal a3 S Qi en, il Mais qui en ; P a sa ; B aconsuit, C aconcut, S aconsut, il oonsut, P consiut.

ROMAN DE THÈBBS 83

Poez saveir qtie mort reçut. 1635 Aconsiut en barons de pree, (2245)

Jo ne sai bien o nuef o dez :

Cil ne li feront mais bué presse,

Ne nule rien dont il sMraisse. (2248)

Del mieuz erent de lor pals : x63o Therus i esteit et Halys,

Et Dorylas et Fedimus.

Ceus ne crendra mais Tydells :

La pierre les a si feruz (2249)

Que morz les a et confonduz. (2250)

i635 Li autre vont desconfortant

Et vont sovent entre eus disant :

fl Deables est cil vetrement,

Que nés o pierres se defent I Quant il les vit issi trembler,

1640 Comença les a degaber :

Geste fièvre, mon escient, (2285) fl Vos est prise par bardement.

1624 BP rechut ^ 25 5 Aconsut, x -uit; B des b. ; y Eie aconsiut (P -ieut); xx pris 26 Jt s. pas, P s. quans; A Ne sai lequel; S nef; x dis,^ .x. 27 xA huimes p.; S lof ferront m. ot ; P Icii ne fisent aine puis p. 18 jr^r riens; S sairesse, C siresse ; BP dont {P kii) li desplatse 29«32 ffi. Ày; ^2 g est dans jt, qui donne ensuite i*j ¥. in^ dépendants 29 jt Du (B Des) m. estoient du p. 3o Ms. ert et naelys 32 Ms. criendra 33 P Li roce ; x Si les a la p. f . ; 5 a conseuz 34 ^r M. les a louz^puis y donne 2 v. spéciaux et à la suite les v. i663'86 ^"A 2253^4 et 2257-78) 35-8 w. à y. Pour le détail dey^ qui bouleverse et modifie tout le passage, du y. i€35 au y. 16S6, yoye^ V Appendice m— 35 C autres <— 36 x Et V. e. chascun d. 37 £ cist v. 38 x Qui ; S Qe nis oue 39-40 y déveL en 6 y., qui sont placés après i63S (V, App, III, V. 227g'84J ^ 40 S deiauer; C si les c. a guaber »» 41 il C. tranblois; P mien entient «^ 42 5 pris pur b.; ;rde h.

84 ROMAN DB THÈBES

< Se de cest mal guarir volez,

« Un sol petit or m^atendez : 1 64$ Geste espee vos guarira,

c Car reliques bones i a. > (2290)

A terre saut isnèlement.

Sis envaist hardiemeat :

Cui il consiut ne vait avant, (2295 )

1 65o Ne ja de mort n'avra guarant. (2296)

II saut a mont et pues a val,

En guise de prode vassal;

De totes parz les abat morz

Par vasselage et par esforz ; 1 655 Et quant li autre se restreignent,

Pas avant autre a mont le meinent.

Il le cuidiérent a mont prendre :

Cil entent fort a sei défendre ;

Et neporuec guaires nés dote, 1660 Ainceis les rue a val et bote.

Moût grant bataille lor tendeit

Por la roche, quel defendeit.

Tydeûs est en moût fort lou : (2253)

1643 A Et se g. vous en v. 44 il J. s, p. dont, P J. p. d. si, xJ. s. petitet <— 4S x en garru 46 P fortes, C mit fore, B meills f. 4^-8 m, à A, 47 Ps. hardiement 48 B Sus euls en vait ; x ml't fièrement, P isnellement ; x aj, 4 V. 49 5 Qi; 5 conseut, x consuit; A par dedeuant, P p. auenant, x p. mi le fent So^ Onques de m. nen ot g. 51-62 m, à y 52 B A, g. ; X preux; S Enuaist les corne v. 53 5 touz 54 jr Ainsiht {B Ainsi) abesse leur e. ; S efforz 55 5 restrenient ; jr Com il se resforcent etpainent

56 jr Par leur force amont le ramainent 57 jr cuidoient

58 Mes il se set bien deus d. Sg x Et nepourquant. 60 S Ainces les ruse ; x hurte 61 jr rendoit 62 S qii; X qui fort estoit Ayant -63, y a 2 v,à peu près de même sens : T. est en .i. liu tal Ne crient que hom ii face mal {A 225 1-2); les V, iSôJ^Sô sont placés dans y après s 634 63 X si f. ; Sxy leu.

ROMAN DE THÈBES 85

Ne crent engegn, ne fer, ne fou, (2254]

i665 Ne mais sol davant a rentrée. (2257)

Celé lor defent o l'espee :

Cil qui premiers i enterra

Moût chiérement le comperra. (2260)

One ne fu porte si vendue, 1670 Ne par portier si défendue.

Par l'entrée, que fu faitice

En la fort pierre entaîlleîce,

L^assaillent trestuit a un front, (2265)

Et qui ainz ainz montent a mont. 1 675 Mais Tydetts fort se defent,

Cui il consiut, par le fent ;

Cous done merveillos et granz :

One ne dona meillors RoUanz. (2270)

De premier en a tant ocis 1 680 Que o les morz abat les vis ;

Car li mort qui d^a mont rabatent

Encontre val les vis abatent.

Cil qui iluec chiet n'en reliéve : (2275)

Morir l'estuet, iluec achiéve.

1664 Sxy feu ; A aj. 2 v. ôS SxP deuant ; il Ni a garde fors a ; P Se d. nest a lentree 66 5 Gel lor défendra, A Celi desfendra, x Ce leur desfent bien, P Gel d. il si; 5 oue lespe, x a sespee, y a lespee - 67 5 premers i en- trera; P Que c. ki p. e. 68 5 le comparra, B lachetera

70 P Ne por 71 5 fatice 73 S Et en la p.; CP tailleice 73 y Lassalirent tôt; S trestout, B trestous

74 j' Et que mis mix en vont a m. 76 5 conseut, x consuit; S mie, xy 78 P Aine; C nel d. meil- lor; A Miilors ne d. hom viuans 79 xP Des premerains, A De ceis deuant 81 5Et li ; C les mors; 5rubatent^ 83 A Et qui aual c, P Et ki la c. pas ; xy ne 84 ^r Toutes hontes i. a., A T. ses oeuresi a., P Car thideus ml't les agrieue.

86 i685

1690

1695

1700

ROMAN DE THàBES

Li lor se vont afebleiant : Moui volcntiers s'en tornissani, Ne fust Gualerans de Sipont, Qui de part le rei les somont : Mauvaise gent, que porron dire» Quant nos demandera noz sire Que avon fait del messagier Qui le laidi a son mangier ? Davant nos le clama parjure : A trestoz nos penser en dure. Mar torneron en noz paîs. Se nel rendon o mort o pris. Mauvaise gent» que li diron Et davant lui cornent iron ? Ço serra nostre grant vergoigne, S'issi s'estort de la bosoigne ; Granz laiz iert que par un escu Seient tant chevalier vencu :

(2278)

(23o5)

(23lO)

(aSii)

(23i5)

i685-6P dével, en 4 v. : Li 1. en v. ml't alasquant Et leur asaut afebloiant Trop volentiers sen retornaissent Se par honte ne le laissaissent 85 il II se v. ml't a. 86 5 tornas- sant, BP retornaissent ; A Et lour estor entrelaissant {Cf. P)

87-8 diffèrent dans y^ qui donne avant 6 autres v. (V,Ap' pend, m, v. 22gy'23o4); ^ place après 1688^ avec une légère modification^ les v. lôgS^ô 87 5 Sypont, x Cypoat

88 jr par 89 5 poon; j^ Signor fait il (P dist il) 90 B Q. vous; S nus 92 5 laidit; y Q. lait 11 dist 93 il Oiant, X Deuant; 5 li c. 94 jr Ni a celui; Sx peser; X nen d. ; j^ Et a nous tous (P Et lui et n.) fist grant laidure 95-6 m. à y et sont placés dans x 6 v. plus haut {après i688) 93 Sx Mal ; x torneront en lor p. 96 ;ir Sil nel rendent 97 5 dirron 98 5 li c. irron ; A venrops

99 Jf Car ce s. n. v. 1700 A Sensi e.; 5 dy ceste b. (v*/.); ^P Se nacheuons ceste b. ; SxP bes., A besogne I C G. honte; B est que» Cy ert quant 2^ Tant c. se- ront v.

ROMAN DB THÈBES 87

c Neporquant de tôt son empére

c Nos cuida hué li reis eslére. » (a3i8)

1705 A icest mot tornent ariére :

Ja li rendront bataille fiére, Car ensemble de totes parz (2323)

Li ont lanciez esmoluz darz. (2324)

Sis haubers fausse et sis esouz» (2329)

1710 Car d*or en autre fu fenduz. (233o|

Moût pert del sanc, la color mue, (2327)

Et ne por quant moût s^esvertue ; (2328)

Defent sei o le brant d'acier, (233i)

Dont a ocis maint chevalier;

1 7 1 5 Moût se defent de grant vigor, Car il ne trueve o eus amor. Forment se painent cil del prendre Et il encontre del défendre. (2336)

Ocis lor a le conestable

1720 Et son nevOy Vougrin de Naple :

1703 B Ne pourec ; C Pour les meiliors, y Des plus har- dis ; Cy de son e. ; S empiere, xjr empire 4 5 oi, xy hui; Sy eslire, x ellire 5-6 y dével, en 4 y. : A cest mot se vont raliant Et li uns l'autre regardant (P rapiellant) Or sen tornent (P Or retornent) vers lui arrière Ja i ara (P li rendront) bataille fiere y y Tôt e. de pluisors pars SA lancie; S Li lanceront, P Li lancierent;^ aj. 2 v. et donne ensuite les y. i y 28^4^ puis les y, i';2i'-2^ que P place après 1728 ^ g S osbercs fause ; A Depercie ii ont son escu, P Perchie li o. s. boin e. *— 10 j^ Et son hauberc tôt desrompu 1 1 P Trop p. \y du, C de 12 5fort i3 P D. lui fort del b.f A D. s. bien al b. 14 jr D. il a mort 16 x a eus, ^ en als 17 P de p. ; il p. de lui pr. 18 SP Et cil ; C e. eulz ; CP de d. ; j^ aj, 34 v., dont les 2 derniers corres^ pondent, pour le sens, aux y, iyig'20y mais diffèrent 19 j: O. i est li connestables 20 5 neuou ; x Et .i. sien (B siens) nies morgan (B vulgan) de nables.

88

ROMAN DE THÈSES

1725

1730

1735

1740

Pués que il virent ces dous morz^ Petiz fu pués li lor esforz. Il sVn comencent a foïr Et lor chevaus toz a guerpir, Quant Gualerans li proz les tint, Cui malement pués en avint. Toz les apèle par lor nons : Estez, » fait il, « fil a barons. Franc chevalier, maisniée a rei, For quei fuiez a tal desrei ? Ou sont les granz chevaleries Dont vos vantez a voz amies? Ou sont, seignor, les granz colées Dont vos vantez as cheminées ? Et li orgueil et les menaces, Que soiiez faire en cez places ? Venu estes a la destrece : Or verron bien vostre proece. Estez, » fait il, « tornez ariére. Membre vos de la geste fiére. Des estors et des vasselages Que toz jorz fist vostre lignages,

I2371) (2372) (a374)

(2375) (2376) (2403)

(2406)

(2407)

(2415)

1721 5 ceux deux; y P. quil v. ces .iiiî. mors ^ 22 5 Petit; Sx le lor; S effors; ^ Ml't f. p. tos fP li) lor confors

23-4 X intervertit et diffère au vers 23 5 Cil sen, A Tôt en, P Dont se 24 B les; C guarpir;^ Quant il virent icels morir 25 Gualerans m, à S, x gaieran, A cre- mius, P troynus 26 5 Qi, Cy Qui; 5 euxit ;jr aj, 26 v. (P 24) 27 il Cascun a. p. son non 28 Sx filz; 5 as b.

3o 5 Ffrancs chiualers 3 1-2 w. a j^ 33 5 Ou s. ore

34 P D. v. aues; x a c; ii Que vous ares tantes do- uées — 35 S orgoil, x orgueullz, A orgels, P orgieus 36 S Q. vous soleiez, A Q. v. solies, x Q. v. soûlez; P ensmi les p, 37 se Venuz 38 jr v. nos, A v. ci; P Si v. ore vo prouece 39 S Esteiez ; x E. illoec t. 42 il Q f. t i.; P Q. t. tans f. li vos 1.

ROMAN DE THÈBES

89

1745

1750

1755

1760

Qui por poor de perdre vie

Ne veut onc faire coardie. (2418)

Vengiez voz frères, voz amis, (2423)

Que cist vassaus vos a ocis.

Se vos ne mVn volez faillir,

Jal vos ferai d'à mont saillir :

Maie veie 11 estuet prendre,

Se il a nos ne se vueut rendre.

Qui onques jor ama le rei,

Ore i parra : estoise o mei. »

(2428)

(2437) (2438)

(244O

Que par crème, que par vergoigne, Tornent arriére en la bosoigne. Gualerans vait avant, ses guie, Et vait jurant le braz s'amie Que, se il ore s'en estort, Tendra sei mais tôt tens a mort. Davant les autres tient sa rote, Mais Tydeiis pas nel redote : (2448)

Cuevre sei bien et trait Tespée (2451)

1744. S voct ; P aine; A Ne voirent f.; A aj. 4 y, 47 ^ me; 5 voilliez 48 5 Ja li; x Jel f. ia; il dilloec par- tir; P Jou le ferai dei mont s. 49 P ioie; A lesteura. 3o P Se il se v. a n. desfendre ; y aj. 8 y. 3a jt Or i p. ca viengne a moi ; A Viegne maidier, P Dont v. auant;j^ et soit od moi ; x aj. 2y. ^ 53 P Tant p. c. tant p. vergoine

54 B a. la b. ; C Retorne sont a ior b. ; S busoigne, xP besoigne, A besongne 55 5 et g. ; r Dans cremius (Pcro- mius) en va deuant 56 5 la b. ; y Et mahomet en va iurant

57 jr Q. sii ore vis; ii Et se ; B en e., P ne sestort 58 S Tendrei ; B sen, P sent, C se ; xA toz jors, P tostans ; A por m. 59 Sy Deuant, x Auant ; S premiers poie 60 5 Et t.; il cremius, P cromius; C petit le dote ;j^ Sen vas combatre atydeus; j^ aj. 3 y. tyi A Couuri; P couri sent;^ tint; S lespie.

go ROMAN DE THiBES

Et atent le sus en rentrée.

Jo qu^en direie al? Entre eus dous

Se douèrent cous menreillous. f 765 Quant Gualerans fiert Tydeûi (245 5)

Un pan li trenche de l'escu ;

De l'espée tal coup li donc

Que Tydeûs tôt en estone ;

Mais li cous en eschapa fors, 1770 Si ne l'aconsiut pas el cors. {^460)

Tydeûs sot ferir d'espee :

Gualeran done tal colee,

Que le tranchant de la lemèle

Li embatié en la cervèle. 1775 Estorst son coup, cil chiet a terre :

De lui est mais faite la guerre. {^466)

Des autres mais ne sai que dire, (2533)

Car tuit sont livré a martire : (a 5 34)

Moût volentiers s^en tornissant.

1 76a P les s. a ; il Si latendi deuant, x Thideus latent a ; S ientre 63 Sx d. entre; P Quen d. ke,i4 Q. d. ei mais; S deux 64 P Cois sentredonent; S merueUlous 65 5 Qe Galeran, A Quant cremius, P Q. cromius; Jt Galeran feri thideus ; S tydeu 66 jc Amont ou (B el) hiaume de desus;^ Del hiaume abat .i. quartier ius 67 5 Del espie ; C sespee 68 C sen ^ 69-70 intervertis dans y 69 5 c. es- chapa f v./.) ; x hors ; y Car li c. esclica (P est guencis) dehors.

70 jr acoQsuit ; y Mais ne lataint (P nel consiut) noient el c. 7a Sx Galeran ;y Celui en d. 73 5 li trenchanz

74 5 embatist,^ embati, x embat tout 75 xP S. c. e.9 ii £. s. c.\xy estort 76 x fins de la g. ; jr aj, 66 y. (P 62) 77 il Dore en auant, P Du remanant 78 jr C. 1. s. t. a 79-80 j' dépeL en 4 y. : Ml't sen alaissent ^P II senfuissent) volentiers Mais mi't estrois ert (P est) li sentiers Mrt large voie i esteust Ains que cascuns garir peust ; S tornassent (v. /aux)^ C tornissent (v, fJ, B retornaissent.

ROMAN DB THiBES 9I

1780 Se il torner s^en poussant ;

Mais Tydeûs lor est de près, (^SSg)

Quis fait morir toz desconfès (2340]

Onques de celé compagnie (2563)

N'en i ot un quin portast vie, (2564)

1 785 Ne mais sol un que mist par fei (^^67)

Que tôt iço contast le rei. (3568)

Pues est montez el cheval sor, (2635)

Qui bien valeit mil livres d'or. Sa veie acueut par la montaigne;

1 790 Mais moût fu fiébles, que trop saigne. Il fu nafrez par le cors. Si que la rate li saut fors ; Li frans bon est nafrez a mort, Et n'a qui s€t armes li port. (2642)

1780 S poassent, C pouissent, B poissent (v. /.;; x Se il faire le p. 81 il ml't p., ;r si p.; P 1. estoit p. -* 82 SA Qui les f. m. d. ; C Quel f., B Ques f., P Sen t. ;x ^h ^^ ^^ (P 3o;— 83 S dicéle 84 5qen ; x Ni ot qui em p. la vie \y ki portast ; y aj. s v. 85 Jt Ne m. cun [B .i.) seul quil ; A Uns trestous seus ki mist sa f. , P Fors .i. kil fist pleuir sa f. 86 5 nonceast al r. ; jt lor r. \x t. cou coateroit fP con- tera) le r. ; j^ aj. 66 y. (P 68) 87 P chelial 88 C .i. be- sant, B m. besans, A c. Hures 89 5 Sa v. court ~ 90 5 M. il fu f. ; X est foibie ; P M. trop est feules ; A car t., CP c. mrt, B que m. ; S saignie 91-2 m. 4 jr 91 5 nau- frez, X naurez, y naures ; S mie, xy mi (orth, respective des mss,f sauf indication contraire) . 92 j^ li sans len raia (P en raie) f. 93 j^ Por poi quà (P ke) nest naures 94 >r Ne na; y oj- ^68 y. (P 2S8) : Episode de la fille de Ljrcurgue (voy. Appendice m, y. 2643-2 g 10)*

92 ROMAN DE THÈBES

Préparatifs de guerre

1 79 5 Moût chevaucha a grant dolor : (2911)

Ne pot chevauchier a graignor.

Neporquant tant a chevauchié

Le dreit chemin et le chaucié.

Par la contrée que mieuz sot, 1 800 En Grèce vint si corne il pot ;

Tôt dreit en Grèce a Arges vint

Et Adrastus sa cort i tint, (29 1 8)

Li reis esteit en son palaiz, (292 1)

O ses barons teneit ses plaiz. (2922)

1 8o5 II entra el palaiz toz vains; (29 1 9)

Assez paru que ne fu sains : (2920)

Faussez fu sis haubers safrez, (2923)

Et il par le cors nafrez ;

L*aubers del dos fu toz desroz 1810 Et li bliauz sanglenz desoz.

1 795 X cheuauchoit 96 5 poet chiuacher ; A maior 97-8 m, àP; A Mais nequedeat t. cevauca, Si comme cil qui grant mal a 97 B Ne pourec, C Non p. q. 98 S chantie, C charchie 99 J^ les contrées ; S come mielz, P kil mtex ; A seut ^ 1 800 S poet ; C comme p. ; A plus tost que peut ; P V. a g. si com il sot i P Et t. en g. 2SxOn\A rice c. t.; S

c. (y, faux); XjOnques aincois resne ne tint 3*4 sont remplacés dans y par ces v. : Ens en la sale vint tôt droit Ou li barnages grans {P g. b.) estoit 5-6 m. a P et sont placés dans A avant ''3'4 —Sx Ou p. est entrez 6 x parut quil ne ; A Bien p. quil ne f. pas s. 75 sis hauberc, C le hauberc; jr Ses bons h. fu tos f. (P estoit fj 8 jr Et en .vij lius (P Et il .vij. fois) el c. n. 9 5 Li haubers

d. d. fu t. roz ; x Lauberc; C derouz. 10 C le bliaut; S sanglent, A sanguins.

ROMAN DB THÈBES g}

Talevaz semble sis escuz.

Car d*or en autre fu fenduz :

Il fu l'autr'ier mil sous comprez.

Or est venuz a petit prez; (2930)

1 8 1 5 N^i trovissiez d^entier un dor :

Ne l'ot pas coarz en estor*

Si com vos dif o cest conrei

Vint Tydeiis devant le rei. (2934)

11 s^escria : § Armez vos tost, 1820 c Et li reis face banir s'ost

c Et somoigne ses chevaliers ;

I Moût est nafrez cist messagiers.

Li reis le vit ; il saut en piez : (2935)

Poez saveir moût fu iriez. 1825 Entre ses braz soéf Ta pris,

Sanglenz en fu sis manteaus gris ;

Tôt soavet et bêlement

Le descendié el pavement ; (2940)

II meïsmes Tauberc li trait (2941 ) 1 83o Et as plaies demande entrait.

1812 xP deur ; A Dun cief a a. i3 j: en ml't (B de mont) grant pris; y .c. sousprisies (P vendus) 14X pris; A Or ne vaut pas uns gans tos vies, P Or esta ml't petit venus i5 5troueissiez; A plain d. ; P doit 16 B couart; P Nel tint coars bien i paroit 17 ^ T. vint ; C a tel c, P od son c, A douant le roi 18 ^ Si com iou {P vous) di ; A a tel conroî 19-22 m, à y 19 x A touz leur dîst 20 X Li rois face b. son ost 21 x semoigne ; S Pre- nez les armes c. 22 jr Car n. e. ii m. 23 x si s. ; il voit et fu iries 24 C S. p, ; B moût [toujours ainsi écrite à par- tir du fi g (v. 1824 de C), point oti le scribe change^ jusqu'au f* 24 {y, 604g de C), arrive un troisième scribe^ qui écrit moult ef quelquefois ml't ; A Isnelement sali en pies 25 C errant, B sempres; P le prist ^ 26 5 Sanglent ; C son mantel 28 il La descendu 29 5 Isnelmentl. entrait Zoy Ci a dist il (Pfait il) dolerous (P ml't hisdeus) plaît :^ aj, 2 v.

94 ROMAN DE THàBES

Sor le pez ot une graat plaie : (2945)

Quant il la vit, moût s'en esmaie ; Quant vit la cobe de la lance, En sa vie nen ot fiance.

i835 II demande qui ço li fist,

Et Tydeûs tôt jg li dist. (2950)

Sa femne, escbevelee et pale, (2959)

Vint acorant par la sale : j (2960)

Par la sale, escbevelee,

1 840 Acort come femne desvee.

Polinicès plore moût fort, (2961)

Nule rien n^est que le confort; (3963)

For poi de duel tox vis n'esrage, (3966)

Quant si veit nafré son message. (3965)

1845 Li reis fait mander un hermine, (3965)

Qui moût saveit de médecine : Tant i pena et seir et main A chief d^un meis le rendi sain. (2978)

De cens de Thèbes vos dei dire (298 1 )

i85o Quai duel meinent et quai martire. (2982)

Li mes descent devant le rei (2983)

i83i 5 Soz lez picz\y El pis deuant ot u. p. -^3% y le <— 33 xA Q. il vit (A voit) le coup ; P le grant c. 34 P Eos se, Jt De sa ; xP not pas (B puis^ P plus) f. ; A Dont not en sa v. f. 33 5 lui 36 B tost; y trestout lî, C tantost H 3'^y Escauelee et (P supprime et) toute p. 38 P ensmi 39-40 m. à A 40 B vint acourant c. d, 41 5 si f. 42 C Nest n. r. ; 5 Qe riens nen e. qe lui ; X qui ; y Ausi com sil le velst mort ; y aj, 2 v, 43-4 intervertis dans y ^3 B Par; P ke v. de d.; 5 tout vif; C Par .j. petit de d.; a* nenrage 44 5 vit; x Q. il v.; y Q. V. si n. (P n. si) ; B mesnage ; y aj. 8 v. (P 6) 43 X fist; B une 47 i4 T. se ; P et iour 48 ^ Quai, X Qau; A aj, 2 v. 49 B veil d. -. 3o ii il font et -^ 3i y Quant cil d.

vn

ROMAN DB THÈBBS

95

i855

1860

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1870

Que Tydetts ot mis par fd ; Davant le rei s'est aresteas Et dist en haut : « Tant mar fut nez ! » Pues ot tal duel que il pasma ; Quant fu relevez, si parla. Conte de la desconfeture Et de la grant mésaventure, Com par un home sont tuit mort. Ne mais sol lui nus n'en estort : Tu as basti tal tralsoa Dont tu avras tal guerredon Que tu serras desiretez Et de ton règne forsgetez. Jo sui venuz de ton message, Mais tu i as moût grant damage : Nel verras ja mais restoré Por trestot Tor de ton régné. Tu as perdu tes chevaliers, Toz les a morz li messagiers ; Ne mais sol mei nus n^en estort : Ço peise mçi qu'il ne m^a mort* Soz la roche Spin al deable Les pues trover, senz nule fable.

(2986)

(2987)

(2990)

i852 P tramist p. S3-6 m. a j^ 54 jr Et d » lui (B li) que ml't m. fu n. ; 5 mal fu 55-6o m. a jr 55 S Pois 57 P Conter ; y desconfiture 5g y Que p. ; Sy tout 60 5 sols lui nui ifc/, 187 i)n A cuns sels vis, P cuns tous sols; S sen, P en; S aj. 2 v. » 1 861-1928 y a une rédaction spéciale déyelop* péeen ij2v,{P M58)ydont 2 iA 3 128^4) correspondent aux y. içoS'S'^ 61 X as fête 62 B Donc 63 5 déshérite, x déshéritez —645 fors îette ; x Et hors de cest r. gitez 66 X donmage 67 5 verrez; jr Ja nel (B nu) v. m. r. 68 jt de cest; C resne 69 ;c Touz as perduz;5 tis cheualers 71 jr Onques fors moi ; S un en, C nul nen -^ 73 5 le r. pin; C pyn le d. 74 5 poet.

*•••

96 1875

i88o

i885

1890

1895

1900

ROMAN DE THÈBES

Mauvais reis, por quei le feïstes ? Ital vassal por quei traistes Come est li bons cuens Tydeûs, Qui vint a tei parler ça sus ? Ja ne t*en leira repentir : Mieuz t'en venist le jor foïr Que tu teisses tal outrage ; Car nus ne deit tralr message. Ne nus ne deit celui mesfaire Qui son message vueut retraire : Seûrs vait et setkrs repaire, Quaus qu'il seit, fel o de bon aire. Mais jo sai tal le messagier Qu^il t'en fera le dreit gagier Et de ton cors le vendra prendre, Que ja ne t'en porras défendre, O de ton cors le comperras,. Que ja par home n^en guarras. Il nos vendra certes destruire. Si nos fera de bel fou luire, Si que le chief te fera cuére, Se Deus ne suefre qu'il ainz muére. Ha 1 TydeOs, com tu ies berf Com ses granz cous de brant doner ! Beneeite seit ta vertu, Car moût ses bien porter escu. Se tu ne viens a Thèbes tost Et ne Tassailles o grant host,

1875 5 rei, x roi 77-8 sont placés dans x après Jgi6 ' 77 jf Ce est ; S le conte t. 78 5 o toi 79 5 porras r., à loira r. 81-96 m. à S 84 jr Qui pour m. 86 B Quiex, C Quel 91 5 comparras 93 5 vos 94 5 vos f. de biauz faiz lire 95 jt cuire 96 jt muire \B en m. 98 S Come sauez g. cops de branz 99 -«* Ml't a ton (B tes) cors bonne v. 1900 S deis b. ; ;r M. pardoiz b. 2 jt a g.

ROMAN DB THÊBBS 97

« Ja ne place a ApoUini

« Que tu yeies passé tierz di ! » 1905 Li reis s'embronche et esprent d^ire, (3i23)

Si le comanda tost ocirre. (3 124)

Quant cil s*oi a mort jugier,

Del f uerre trait le brant d^acier ;

Defublez s'est davant le rei, 19 10 La more en drece encontre sei ;

Pues a parlé en tal mesure,

Come cil qui de sei n^ot cure :

c Moût par semblereit granz viltez,

« Se par vos esteie afolez, 1915 <c Quant taus vassaus me laissa vivre,

« Car il ne me vout pas ocirre.

<( Jo ne morrai ja par t'espee,

a Car la meie m^est moût privée. »

Le pont vers terre en apoia, 1930 Par le cors se tresperça ;

Tresperce sei par le cors,

Li fers en pert demé pié fors.

Il se fer! de tal aïr

Onques uns plaînz n'en pot eissir ; 1935 Li sans en saut par tal desrei

1903-4 jr Ja tu ne praingnes bone fin Ne dieu ne voies appoliû 3 5 apoli 5-6 sont dans la rédaction spéciale à jr -^ 5jr sait sus ; P sesprent •— 6 5 Et le ; X conmande; y Celui maneca; By a o; 5 oscire, Bjr ocire 8 ;i: Par ire t. g S Defuble est 10 jt Lespee dresce contre s. 1 1 x par tel 1 3 S grant vilte ; x me s. 14 5 afole ; x Que fusse p. v. a. i5 S tiel, x tiez ; se vassal 16 ;r Qui ne me v. onques o., puis les v. jSj^'S (le /•' légèrement modifié) i8 5 est; C plus p. 19 ;ir La pointe amont le pont as piez 20 ;r sest tresperciez ai A* Tresperciez sest ; 22 5 en saut demie pe ; C dau- tre part ; x